<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390</id><updated>2012-01-26T01:33:50.122+01:00</updated><category term='Inde'/><category term='Morale'/><category term='Economie'/><category term='moi'/><category term='Institution'/><category term='Comment'/><category term='Politique (art)'/><category term='Culture'/><category term='Relations internationales'/><category term='Politique (cuisine)'/><category term='Divertissement'/><category term='Histoire'/><category term='violentes réflexions'/><category term='Le cénacle du cuistre'/><category term='review'/><category term='wikipédia'/><category term='Politique (cuisine exotique)'/><category term='Droit'/><title type='text'>Hyperborée</title><subtitle type='html'>Le blog d'Apollon, amateur de canards, de trolls et d'hippopotames.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>111</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8579632414080029227</id><published>2012-01-26T01:18:00.003+01:00</published><updated>2012-01-26T01:33:50.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divertissement'/><title type='text'>V pour Vendetta, un film fasciste ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelez-vous du film. Dans une dictature vaguement futuriste, un homme mène la résistance. Il a subi des expériences scientifiques, perdu son visage, est devenu un surhomme et cherche sa vengeance. Il vit dans un lupanar, entouré d'oeuvres somptueuses et se retrouve avec une belle minette sur les bras après l'avoir sauvée. En guise de dystopie on a en fait un fantasme d'ado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le méchant est un dictateur qui ressemble à Hitler pour que le spectateur soit bien sur d'être du bon côté. Ce qui n'est pas le cas, car contrairement aux apparences, dans V pour Vendetta ce sont bien les fascistes qui gagnent et il serait bon que le symbole du masque dont se sert le héros ne devienne un symbole de contestation démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Dystopie ou utopie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler du film V pour Vendetta est fréquemment l'occasion d'employer le mot savant de dystopie, qui serait le pendant sombre d'une utopie. Ainsi V aurait-il lieu dans un monde dystopique, c'est-à-dire un lieu où les choses sont organisées pour rendre les gens malheureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or V n'est pas une dystopie mais l'inverse : une utopie individuelle. Et oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement pas parce que le régime et la société décrits par le film, une sorte de fascisme, seraient bons et souhaitables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, V est une utopie en ce qu'elle dépeint les groupes politiques et sociaux ennemis réels comme des fascistes, le rêve ! Les bons connaissent un destin de martyr ou d'accession à des vérités supérieures, joie ! Le combat de résistance va aboutir, autrement dit la dynamique est favorable... C'est donc... l'extase et non le cauchemar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel groupe politique réel est visé par le film et dépeint en fasciste ? Simple, c'est George Bush et les conservateurs et néoconservateurs américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est notable que la BD originale de V opposait les anarchistes aux fascistes mais le scénario a été modifié par les frères Wachowski (obstinés à exploiter les filons de la gnose moderne et du nanar)  pour présenter un tout autre combat. Un des auteurs, Alan Moore, qui a pris ses distances, l'a d'ailleurs compris : le film met en présence le « système américain néo-conservateur contre le système américain libéral », libéral signifiant en langue américaine : de gauche. Au combat anarchiste/fasciste présent dans la BD originale, on a donc superposé le combat gauche/droite  sous l'ère de Bush fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario ne fait pas dans la dentelle, et recouvre tous les fantasmes d'un camp contre l'autre. Ainsi le pouvoir fasciste en place dans le film, avec son chef hitlérien, ses camps de concentration, ses expériences sur les humains, assoit-il son pouvoir en jouant la sécurité contre la liberté, or ce thème constitue une critique récurrente contre Bush. Ce thème est juste  ne justifie pas pour autant un point Godwin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le film le gouvernement despotique est arrivé au pouvoir en profitant d'attentats dont il est en réalité l'instigateur – petit clin d'oeil pas subtil du tout au conspirationisme onzeseptembrien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas tout. Le présentateur démagogique de la télévision aux ordres est militariste et... évangéliste, soit l'équivalent d'un célèbre pundit conservateur américain. Notons encore que dans le monde de V on est exécuté pour avoir un Coran, on disparaît parce qu'on est lesbienne. Or Bush et son camp sont réputés par la plupart de leurs adversaires être défavorables aux musulmans et aux homosexuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tour sur la wikipédia anglaise abonde en notre sens :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;« Many film critics, political commentators and other members of the media have also noted the numerous references in the film to events surrounding the then-current George W. Bush administration in the United States. These include the "black bags" worn by the prisoners in Larkhill that have been seen as a reference to the black bags worn by prisoners at Abu Ghraib in Iraq and in U.S.-administered Guantánamo Bay in Cuba, though the pre-Matrix draft of the screenplay also contains this reference to black bags. Also London is under a yellow-coded curfew alert, similar to the US Government's color-coded Homeland Security Advisory System. One of the forbidden items in Gordon's secret basement is a protest poster with a mixed U.S.–UK flag with a swastika and the title "Coalition of the Willing, To Power" which combines the "Coalition of the Willing" with Friedrich Nietzsche's concept of Will to Power. As well, there is use of the term "rendition" in the film, in reference to the way the regime removes undesirables from society. There is even a brief scene (during the Valerie flashback) that contains real-life footage of an anti-Iraq war demonstration, with mention of President George W. Bush. Finally, the film contains references to "America's war" and "the war America started" as well as real footage from the Iraq War. » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce donc que le monde de V pour Vendetta ? Ce sont les USA de Bush tel que rêvé par ses opposants les plus hystériques c-à-d mélangé avec Hitler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est pourquoi il est injuste de se borner à dire que V pour Vendetta est un mauvais film quand c'est d'abord une utopie au message extrêmement simple : Bush est méchant, nous sommes des victimes et ceux qui ne sont pas comme nous sont des fascistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Où est le fascisme ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fascisme est bien présent dans le film mais pas là où on le croit.&lt;br /&gt;Tout est fait pour dépeindre le pouvoir dictatorial contre lequel le héros lutte comme fasciste. Son chef ressemble à Hitler, le pouvoir a ses camps, il torture, il expérimente sur les êtres humains, il dés-humanise etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme dans tout bon film d'action qui se respecte, le mal prêté au méchant est en réalité le désinhibiteur de la violence dont on veut faire jouir le spectateur. Le méchant est violent ? On va le frapper avec bonne conscience. Il tue ? On peut le tuer. Il est sadique ? On va être sadique avec lui. Avec bonne conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le méchant est fasciste ? Le héros – et le spectateur qui se projette dans ce héros -, pourra être fasciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le spectateur fasse abstraction du méchant, ce prétexte au mal, et observe bien ce qui se passe dans le film et ce qu'il pourrait approuver à défaut de réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, que fait V ? Il tue, il séquestre, il terrorise et fait sauter le Parlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe-t-il à la fin ? L'armée se refuse à tirer et laisse approcher le Parlement, qui explose, par une foule de personnes anonymisées par un masque : autrement dit les institutions subverties par la masse atomisée, en un mot le fascisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, ce film :&lt;br /&gt;c'est une satire intolérante de la droite américaine, consistant à l'assimiler à un fascisme,&lt;br /&gt;c'est un nanar,&lt;br /&gt;c'est un film fasciste sur le fascisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne séance !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8579632414080029227?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8579632414080029227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8579632414080029227&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8579632414080029227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8579632414080029227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2012/01/v-pour-vendetta-un-film-fasciste.html' title='V pour Vendetta, un film fasciste ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8998488297010045119</id><published>2012-01-04T02:32:00.006+01:00</published><updated>2012-01-04T03:11:33.020+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le cénacle du cuistre'/><title type='text'>Le cénacle du cuistre : a contrario</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Nouvelle année et nouvelle thématique : le cénacle du cuistre, titrée ainsi en hommage au Coin du pédant, rubrique du canard satirique &lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a href="http://www.private-eye.co.uk/"&gt;private eye&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; où les lecteurs corrigent les erreurs que la politesse commande généralement de ne pas corriger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit des bonnes manières, corriger ces erreurs est utile pour se perfectionner et améliorer le monde, mais il apparait plus poli de se flageller un peu avant d'y procéder car une telle activité apparait pédante. Je ne veux pas dire que mes posts hors de cette rubrique sont exempts de pédanterie, ce qui serait pédant, je veux dire que pour opérer ces corrections et donc réaliser cette rubrique ce vice est presque nécessaire (à moins que l'avouer d'avance n'en prévienne, qui sait ?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une part du plaisir de cette rubrique est de débusquer la mauvaise correction et de leçonner le donneur de leçon donc que le lecteur n'hésite pas à me contredire. A pédant, pédant et demi.  Toutefois inutile de me dire que le cuistre n'est pas tout à fait un pédant, je le sais mais voyez-vous le pédant est éculé tandis que les cuistres sont en paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a moins de vice dans la vanité assumée que dans la fausse modestie affectée ou dans le ressentiment du médiocre. Le secret (indiqué donc dès le troisième paragraphe de cette nouvelle rubrique) est que la pédanterie dans la correction n'arrive bien souvent pas à la cheville de la pédanterie dans l'erreur que nous allons corriger. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une illustration de cette dernière constatation avec au menu de ce jour : &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;a contrario&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut arrêter d'écrire a contrario à la place de au contraire en croyant améliorer son registre de langage.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;A contrario&lt;/span&gt; signifie : à hypothèse inverse, conclusion inverse. C'est un type de raisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois à ce propos que wikipédia indique la même chose, ce qui m'oblige à vérifier dans l'historique que je n'y suis pour rien. Chose faite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc si vous parlez à quelqu'un qui est ou au moins doit être raisonnable, et que vous voulez juste dire "au contraire" et bien dites-le tel quel. Et si vous êtes misanthrope, dites délibérément &lt;span style="font-style:italic;"&gt;a contrario&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8998488297010045119?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8998488297010045119/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8998488297010045119&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8998488297010045119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8998488297010045119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2012/01/le-cenacle-du-cuistre-contrario.html' title='Le cénacle du cuistre : a contrario'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1756555758464265243</id><published>2011-11-16T20:19:00.006+01:00</published><updated>2011-11-16T22:44:16.787+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Les marchés comme limite ultime à l'économie de la dette ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Alors que la crise financière continue de s'aggraver, les marchés sont sans surprise pointés du doigt. Plus intéressante est l'aporie intellectuelle qui se fait de plus en plus jour chez les détracteurs du "système", coincés entre rejet de l'économie de la dette et défense de l'incontinence publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question préalable : les marchés sont-ils la source de la crise actuelle ? Non. On opposera à Marianne et autres revues moi-on-m'la-fait-pas que la crise de la dette publique était annoncée depuis longtemps, que la dégradation de la dette française était prévue pour 2025 et celle de la dette américaine pour 2035. Les méga-plans de relance keynésienne, méga-inutiles, ont précipité une chute qui était inéluctable à défaut de réaction contre l'endettement public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de réaction politique, il n'y avait point. Bien au contraire, ce sont les Français et les Allemands qui ouvraient la boite de Pandore du dépassement des 3% de déficit du pacte de stabilité et de croissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas le sujet le plus important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'intéresse dans les développements actuels, c'est qu'ils révèlent une contradiction fondamentale chez les détracteurs du système. Car ce qui se passe actuellement peut se résumer ainsi : les marchés disent stop à l'endettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, les masses de dettes sont telles qu'elles obèrent à moyen terme la situation des Etats. La crédibilité de remboursement des Etats s'affaiblit ce dont témoignent les dégradations de note des agences de notation (version régulation) et le surenchérissement des CDS (depuis mi-2008, version marché), et ce qui se traduit par une hausse des taux d'intérêt. Cette dernière hausse affaiblit davantage les Etats dans ce qu'il est convenu d'appeler un cercle vicieux - à moins qu'il ne s'agisse d'un cercle vertueux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être le cercle est-il vertueux en fin de compte car il a pour effet d'assécher le pouvoir d'emprunter qu'ont les Etats. Fin de l'économie de l'emprunt et de la dette. Ainsi les marchés pallient en dernier ressort la défaillance du politique à l'égard du couple toujours plus de dépense publique-toujours plus de dette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ne nous réjouissons-nous... Les marchés sifflent la fin de la récrée de l'argent facile ! Joie ! Et pourtant que se passe-t-il ? Les détracteurs de l'économie de la dette, cette économie de la dépense publique financée par les générations futures, se mettent à crier en choeur au scandale ! Après avoir vilipendé l'impéritie de l'Etat à s'endetter toujours et le vice des marchés à le droguer à la dette, voilà qu'ils deviennent tout rouge quand ils apprennent que les marchés ne veulent plus prêter à l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce à dire qu'ils veulent tout à la fois que l'Etat ne s'endette pas et qu'il s'endette sans limite ? La critique de la dette, une fois nue, se révélerait-elle être une enième pénible rationalisation de la haine du capitalisme et de l'adoration pendante du pouvoir créateur, omnipotent, illimité de l'Etat ? L'inconséquence des critiques a été remarquablement mise en lumière dans un &lt;a href="http://www.koztoujours.fr/?p=13312"&gt;article récent de Koz&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va falloir se mettre d'accord. Qu'est-ce qui gêne les critiques : est-ce l'état d'endettement ie la dette accumulée ou est-ce le système ie l'économie de la dette ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute la dette est-elle un bien triste remède au puit sans plafond de la dépense de l'Etat mais qu'on se le dise : c'est ça ou rien car les politiques ont amplement montré qu'ils ne parvenaient pas à maitriser les dépenses publiques.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1756555758464265243?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1756555758464265243/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1756555758464265243&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1756555758464265243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1756555758464265243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/11/les-marches-comme-limite-ultime.html' title='Les marchés comme limite ultime à l&apos;économie de la dette ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-5387747726635073207</id><published>2011-10-14T15:59:00.003+02:00</published><updated>2011-10-14T17:05:42.821+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morale'/><title type='text'>Les déboires post-mortem de Steve Jobs</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Lorsque Steve Jobs meurt ce 5 octobre 2011, la réaction est presque unanime : les journaux déplorent la perte du grand homme, de nombreux inconnus manifestent leur sympathie et laissent des messages en ce sens sur la toile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, moins de dix jours après, l'unanimisme a changé de camp et la surenchère l'a suivie. Que voyons-nous aujourd'hui en nous promenant sur internet et en ouvrant facebook ? Les interventions de toute part fustigent le disparu à partir d'approches les plus variées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les uns déplorent l'attraction exercée par le sort d'un homme quand des millions meurent de faim. Ceux-ci me rappellent à l'esprit la fameuse citation d'un grand cynique, Staline, selon laquelle un mort c'est une tragédie, un million c'est une statistique. Comment ne pas déplorer l'indifférence ? L'ennui c'est qu'actuellement il n'y a nulle part une famine ou une guerre qui fasse un million de morts (et non, pas même dans la corne de l'Afrique) et la critique de l'indifférence se retourne dès lors contre ceux qui la portent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres tournent en dérision le patronyme de Jobs. On voit fleurir images et plaisanteries sur les registres du politique et du graveleux. La précipitation dans ce genre comique limité révèle un manque d'à-propos certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres enfin nous disent que Steve Jobs est un voleur. Sans doute croient-ils que les inventions sont faites pour aller dans les musées et que les vulgarisateurs qui construisent leur fortune en créant les applications pratiques et en les diffusant à travers le monde sont des parasites... Et les mêmes d'insister sur le décès de Dennis Ritchie comme si il fallait rectifier l'ordre des préséances. Loin d'honorer le second, ce type de critique le dévalorise et c'est regrettable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les uns font la leçon sans trop en avoir les moyens, d'autres jouent les malins et d'autres encore font les geeks, tout ceci pour rejeter l'unanimisme qui avait dans un premier temps salué le grand homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rochefoucauld remarquait qu'on est d'ordinaire plus médisant par vanité que par malice. J'ajouterai ici que la vanité qui nous commande de nous écarter de l'opinion que nous prêtons au commun nous y précipite le plus surement.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-5387747726635073207?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/5387747726635073207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=5387747726635073207&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5387747726635073207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5387747726635073207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/10/les-deboires-post-mortem-de-steve-jobs.html' title='Les déboires post-mortem de Steve Jobs'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7176857063204405142</id><published>2011-05-28T20:42:00.003+02:00</published><updated>2011-05-28T20:49:24.819+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>C'est la justice qui doit respecter la présomption d'innocence, pas le citoyen.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(Article rédigé les 16 et 17 mai, paru remanié par ailleurs. Publié pour les curieux)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, les affaires pénales sont l'occasion de contorsions de langage pour se conformer au principe de la présomption d'innocence. Comment rapporter qu'une personne est mise en cause, à propos de faits litigieux, sans attester la réalité de ces faits ? Comment respecter la présomption d'innocence et tout à la fois informer le public ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des déboires de l'infraction "présumée" - &lt;/strong&gt;Une solution courante consiste à parler de l'"infraction présumée", expression très malheureuse parce que le mot "présumé" peut signifier que quelque chose est supposé, mais aussi, plus embêtant, que cette supposition est probablement juste. Bien pire encore, en droit, "présumé" signifie qu'on tient ce qui est présumé comme établi jusqu'à la preuve contraire. C'est d'ailleurs en ce sens qu'il faut comprendre que la justice tient le prévenu comme présumé innocent : il est tenu pour innocent jusqu'à ce qu'il soit condamné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi dire que le directeur général du FMI est tenu en prison pour une agression présumée, c'est bien involontairement nier la présomption d'innocence puisque le "présumé", au lieu de placer une réserve sur la réalité de l'accusation, affirme que les allégations sont tenues vraies a priori…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journaux retiennent heureusement d'autres solutions, la meilleure consistant à attribuer les accusations à ceux qui les émettent, ce qui donne des formules telles que "le rapport de police est accablant", "la justice met en examen" etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La liberté d'opinion - &lt;/strong&gt;Mais à quoi bon ces précautions ? Pourquoi diable les journaux et nous-mêmes devrions-nous respecter la présomption d'innocence ? Que l'homme s'abstienne de juger sans savoir, connaisse d'une affaire sans préjuger de sa solution, ceci est louable. Mais pourquoi devrait-il suspendre son jugement pendant quelques années le temps qu'une personne soit effectivement condamnée et épuise ses voies de recours ??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme a un cerveau et il arrive qu'il sache s'en servir. Il lit des journaux, discute avec ses pairs, réfléchit son avis, se forme une opinion. Et quand bien même la justice tranche en un sens, est-il privé de la faculté de former une opinion contraire ? Ceux qui pensent que Omar Raddad est innocent ou ceux qui se rappellent des affaires Dreyfus et Outreaux savent que la vérité judiciaire n'est pas forcément la vérité et qu'il peut être juste d'en douter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté d'opinion devrait permettre au citoyen de quitter la présomption d'innocence pour une position rationnellement fondée, sans avoir à attendre le terme du processus judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le véritable débiteur de la présomption d'innocence : la justice - &lt;/strong&gt;Comment dès lors laisser le citoyen se faire son opinion, tout en garantissant que le prévenu bénéficie de la présomption d'innocence ? La réponse, pour l'auteur de ces lignes, c'est que c'est l'Etat et la justice qui sont débiteurs de la présomption d'innocence mais il n'y a pas de raison a priori que cette obligation concerne les observateurs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grands textes internationaux qui commandent la présomption d'innocence lient d'ailleurs les Etats et non les citoyens. Tel est le cas de la déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il en est de même de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarquera que la présomption d'innocence n'est pas la seule notion pour laquelle il existe une confusion sur la personne redevable : c'est également le cas de la laïcité. Pour la présomption d'innocence comme pour la laïcité, c'est bel et bien l'Etat qui en est le véritable débiteur et non le citoyen. Pourtant certains voudraient parfois que ce soient les citoyens qui l'appliquent ! Non. Si le citoyen doit tenir l'accusé pour innocent a priori, il n'est pas justifié qu'il suspende son jugement jusqu'à la toute fin des péripéties judiciaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Protéger l'institution ? &lt;/strong&gt;Pour autant il faut que la justice soit épargnée des passions populaires, autrement dit que l'institution de la justice soit préservée de la pression de l'opinion publique. D'un côté nous avons donc la liberté d'opinion, celle d'expression ainsi que celle d'information, de l'autre la nécessité de protéger l'institution. Il faut concilier ces exigences contradictoires. Il faut de plus préserver l'honneur d'une personne qui est peut-être accusée à tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi il n'est pas inopportun de punir l'atteinte à la présomption d'innocence que commettrait une personne comme vous et moi. Ainsi la loi punit au pénal la diffusion de photos de prévenus en menottes ainsi que les sondages de culpabilité. Pour le reste, la réprobation de l'atteinte à la présomption d'innocence est simplement civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prévenu lésé pourrait agir en diffamation mais il faut garder à l'esprit que la bonne foi permet de s'exonérer. La jurisprudence est toutefois sévère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi l'article 9-1 du code civil qui permet au juge de faire publier rectificatifs et communiqués qui rétablissent la plénitude de la présomption d'innocence. On voit mal, toutefois, un directeur général du FMI attaquer toute la presse française qui aurait révélé ses déboires sans véritablement douter de sa culpabilité…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Protéger la démocratie - &lt;/strong&gt;Le véritable problème est celui d'équilibrer le droit légitime du public a être informer, se faire son opinion, et protéger la justice et le prévenu. Pour cela il faudrait tenir compte de la personne du prévenu ainsi que du caractère plus ou moins manifeste de la réalité des accusations. Or face un aspirant à la magistrature suprême de la Ve république, il est raisonnable de penser que la liberté d'opinion doit être totale et s'exprimer avec toutes ses conséquences, ce pour sauvegarder la démocratie : parce que les électeurs doivent savoir pour qui ils votent et parce que le candidat doit être au-dessus du soupçon. La femme de César doit être irréprochable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Strauss-Kahn était un favori de l'élection présidentielle à venir et à ce titre la liberté d'expression ne saurait être contenue : il est légitime, même si c'est cruel, que dans une démocratie les photos d'un aspirant aux fonctions suprêmes, menottes aux poignets, puissent être diffusées ; il est légitime que le citoyen puisse se faire son opinion sur la culpabilité de celui-ci sans avoir à attendre une décision de justice lointaine, ce d'autant plus quand les preuves avancées sont accablantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la justice devra appliquer pleinement la présomption d'innocence, le citoyen a légitimement le droit de bénéficier de toutes les informations et de se faire son opinion sans attendre un jugement formel, surtout quand le prévenu aspirait à la fonction suprême de la démocratie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7176857063204405142?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7176857063204405142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7176857063204405142&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7176857063204405142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7176857063204405142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/05/cest-la-justice-qui-doit-respecter-la.html' title='C&apos;est la justice qui doit respecter la présomption d&apos;innocence, pas le citoyen.'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3992297157496312384</id><published>2011-05-02T13:57:00.002+02:00</published><updated>2011-05-02T13:59:54.438+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Des robots sur wikipédia</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Sur wikipédia, des robots (bots) passent en permanence sur les articles afin d'effectuer diverses taches. Certains se voient affecter un statut ce qui fait qu'ils ne s'affichent plus dans la liste de suivi des articles, épargnant des lignes de modifications sans intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté plus, les robots permettent une relative normalisation des articles, la correction d'erreurs de français dommageables ainsi que des améliorations variées telles que l'introduction d'images.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté moins, les robots effectuent des normalisation pas toujours souhaitées ou opportunes. Aussi ils rendent la liste de suivi peu praticable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Problème : étant donné qu'un article disparait purement et simplement de la liste de suivi suite à sa modification par un bot statutaire, dès lors on se rend compte qu'on peut détourner le système de façon à cacher ses modifications aux autres intervenants de façon simple. Il suffit de faire lors d'une édition une modification qui fera intervenir un bot après vous. Et pshit l'article modifié par vos soins disparait des listes de suivi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème existe aussi dans une moindre mesure lorsqu'un article a été modifié par un bot non statutaire : l'article sera présent dans la liste de suivi, mais la dernière modification humaine sera cachée en ce que seule la description de la modification faite par le robot sera affichée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple sur une modification de ma part l'autre jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Adolf Bertram, j'effectue &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Adolf_Bertram&amp;amp;diff=prev&amp;amp;oldid=64829262"&gt;une modification&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu après, un bot passe pour effectuer à son tour &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Adolf_Bertram&amp;amp;action=historysubmit&amp;amp;diff=64881229&amp;amp;oldid=64829262"&gt;une retouche&lt;/a&gt; (pas très pertinente d'ailleurs mais peu importe) à mon édition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si d'autres personnes suivent l'article que j'ai modifié, il est probable qu'elles ne sauront rien de ma modification... ce qui est quand même gênant. Je ne pense pas que des wikipédiens se serviront de ce truc pour pov-pusher mais je me suis dit qu'il pourrait être utile que l'astuce soit connue pour précisément éviter qu'elle soit employée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3992297157496312384?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3992297157496312384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3992297157496312384&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3992297157496312384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3992297157496312384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/05/des-robots-sur-wikipedia.html' title='Des robots sur wikipédia'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6523613781851324365</id><published>2011-03-07T23:29:00.011+01:00</published><updated>2011-03-08T01:06:38.823+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Relations internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Le retour de la fin de l'histoire (et des néoconservateurs) ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une vague de soulèvements populaires émerge soudainement dans les régimes des pays arabes du Proche-orient et du Maghreb. Les autocraties illégitimes vacillent, les diplomaties occidentales sont prises en porte-à-faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ignore encore quels seront les développements de ces crises mais déjà il faut relever la réapparition de ce que les difficultés de l'aventure de Bush en Irak semblaient avoir envoyé aux oubliettes : la fin de l'histoire et les néoconservateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette crise riche de paradoxe est aussi l'occasion de relever les risques de l'idéalisme, les apories du réalisme et le curieux jeu qui se déroule entre ces paradigmes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I) Les come backs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A) La question de la fin de l'histoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion de fin de l'histoire apparaît chez Hegel, les auteurs les plus connus à la reprendre sont Marx et Fukuyama. Après la chute de l'URSS, le professeur Francis Fukuyama, tirant le constat de la faillite des grandes idéologies alternatives à la démocratie libérale, proclamait la fin de l'histoire et annonçait que la démocratie libérale était l'horizon incontesté de l'humanité. Et en effet la ligne de fracture ne se semblait plus se situer entre des Etats aux projets politiques différents mais entre les pays développés et les pays non développés tendant vers la fin achevée par les premiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la persistance des guerres et plus encore l'aggravation du terrorisme islamiste et le relatif échec de l'importation de la démocratie en Irak apparaissait remettre en cause ce constat. Peut-être Huntington avait-il raison : la civilisation serait le plus grand groupe dans lequel un groupe humain peut se réunir, l'humanité ne saurait se constituer en un seul corps social. Dès lors les Musulmans des pays arabes et autres groupes extraoccidentaux progresseraient chacun  dans une autre voie que les occidentaux et la fin de l'histoire serait nulle et non avenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, les Musulmans du Maghreb et du Proche-Orient contestent et secouent spontanément depuis fin 2010 leurs régimes autocrates sans qu'un risque de théocratie apparaisse crédible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La raison des revendications politiques est à la fois idéelle et matérielle. Les pays arabes modernes sont à la base des autocraties socialistes qui ont connu une relative libéralisation ces dernières années. Ils se développent et se mondialisent, la classe moyenne émerge et émet des revendications sociales et politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-Uii3YBgQ5g8/TXVf-Q67l9I/AAAAAAAAAhs/9oI9F2XATks/s1600/pays%2Barabes%2BGDP%2Bpar%2Bt%25C3%25AAte.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 640px; height: 280px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-Uii3YBgQ5g8/TXVf-Q67l9I/AAAAAAAAAhs/9oI9F2XATks/s320/pays%2Barabes%2BGDP%2Bpar%2Bt%25C3%25AAte.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581472836494268370" /&gt;&lt;/a&gt;(graphs compilés sur le site de la banque mondiale)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-v4qC6757ZNQ/TXVgce_YDfI/AAAAAAAAAh0/BUk-f5adDqw/s1600/pays%2Barabes%2B%25C3%25A9cole.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 640px; height: 280px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-v4qC6757ZNQ/TXVgce_YDfI/AAAAAAAAAh0/BUk-f5adDqw/s320/pays%2Barabes%2B%25C3%25A9cole.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581473355667082738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui ! On se révolte en Tunisie comme on s'est révolté lors de la révolution française, non pas tant parce que le peuple est tenu de la façon la plus inique mais au contraire parce que le pays est sur le moyen et le long terme plus prospère et les progrès de l'égalité sont remarquables : la passion de l'égalité et non celle de la justice remet en cause l'ordre social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme dans tous les pays se développant, les structures traditionnelles sont délaissées par l'individualisme démocratique : les manifestants réclament un régime légitime et en creux démocratique. La préoccupation anti-israélienne habituelle est reléguée. Et dans cette foule, on ne réclame pas la théocratie iranienne ; les islamistes ne conduisent pas la révolte. Les musulmans radicaux sont de plus moins anticapitalistes et révolutionnaires et plus conservateurs que par le passé – ce qui n'est que justice étant donné que les autocraties plus ou moins militaires ont des économies largement dirigées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mot, loin de chercher un mode propre de développement, les arabes musulmans réclament une normalisation : c'est le grand retour de la fin de l'histoire et de son idéal de démocratie libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/21475149@N05/3181930572/" title="Francis Fukuyama de apesphere, sur Flickr"&gt;&lt;img src="http://farm4.static.flickr.com/3516/3181930572_283e7860a7.jpg" width="500" height="334" alt="Francis Fukuyama" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;B) La question du néoconservatisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sait que la théorie de la fin de l'histoire de Fukuyama est liée à la pensée néoconservatrice. La crise au Proche-Orient et au Maghreb ainsi que ses répercussions annoncent-elles un retour de balancier de la politique internationale vers le néoconservatisme ? Le retour serait sur deux niveaux : conceptuel et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Conceptuel&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le néoconservatisme est la doctrine de politique étrangère US qui apparaît après la chute de l'URSS, appelant à la promotion zélée de la démocratie et au renversement des dictateurs. Le néoconservatisme est aussi en réalité une tradition un peu plus ancienne puisqu'elle désigne une gauche passée chez les conservateurs à partir de la seconde guerre mondiale, ce en raison de son aversion de l'URSS, de sa critique du relativisme et sa dénonciation des programmes sociaux aliénateurs (l'équivalent de notre critique de l'assistanat). La promotion positive de la démocratie dans le monde vient après la chute de l'URSS et n'était pas un développement nécessaire du premier néoconservatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit que personne n'attendait la crise politique et sociale. Elle se déclenche en Tunisie, puis en Egypte puis dans de nombreux autres Etats qui appartiennent à la fois au Maghreb et au Proche-Orient : or cette zone coïncide avec &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Moyen-Orient"&gt;le fameux Grand Moyen-Orient de George Bush&lt;/a&gt;. Et si on suit la théorie néoconservatrice, on doit la trouver cohérente avec les évènements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons-nous quel était le souhait de Bush et de ses faucons : une démocratisation de la région et donc la caducité du terrorisme islamiste et donc l'impossibilité d'un nouveau 11 septembre. Si nous ignorons comment les crises se termineront, il reste que les autocraties sont dénoncées et mises à bas en tant que telles : il y a bien une ébauche de démocratisation qui a un réel fondement populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quelle image avait été employée lors de l'invasion de l'Irak ? Celle de la théorie des dominos : le renversement de l'Irak, régime le plus engagé parmi les pays arabes dans la dictature socialiste, devait se répercuter sur ses voisins. On peut contester le rapport de cause à effet mais pas le fait essentiel qui est celui d'une crise généralisée pro-démocratique qui suit de quelques années le renversement de Saddam Hussein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc il faut constater que la théorie néoconservatrice est revigorée du fait que ce qu'elle a prévu se réalise. C'est un retour conceptuel. Il faut ajouter à cela qu'elle est revigorée dans ses prescriptions en ce que les populations occidentales rejettent le réalisme des chancelleries occidentales : c'est un retour politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Politique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet les Etats occidentaux, relativement gagnés à la théorie réaliste depuis les désillusions de l'équipée militaire américaine en Irak, adoptent la retenue, rechignant à se faire donneur de leçons et à intervenir dans les affaires des autres pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les soulèvements parvenant à faire vaciller les autocraties, les populations occidentales saluent le renversement des autocrates et dictateurs locaux, éprouvent une immense sympathie pour des mouvements jeunes et appelant à plus de démocratie. La retenue des gouvernements occidentaux apparaît comme une indifférence et le soupçon de complaisance envers les régimes contestés peut couter politiquement très cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans le dire, c'est l'idéalisme néoconservateur qui revient en force : les populations occidentales appellent à aider la démocratie quitte à s'ingérer dans les affaires des Etats étrangers. Cette demande de démocratie ira-t-elle jusqu'à soutenir une intervention armée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;II ) Les limites paradigmatiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;A ) Le revers de l'idéalisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas l'auteur de ces lignes qui regrettera la chute de tous ces potentats illégitimes dont il n'est pas inutile de rappeler qu'ils sont socialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant il faut rappeler la vérité triviale de ce que la chute d'un régime néfaste n'appelle pas nécessairement l'avènement d'un régime meilleur. Qu'on pense à la chute du Shah en 1979 ou à celle du Tsar en 1917. Qu'on observe actuellement la montée en puissance des militaires et l'émergence de la guerre tribale en Libye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la conception progressiste qui veut que la démocratie est le régime naturel, et que les despotes sont un obstacle à l'expression de la nature des choses est la matrice de ce qu'on appelle couramment le néoconservatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le néoconservatisme a été lié par ses détracteurs au philosophe Leo Strauss, il y a pourtant un important retournement entre Strauss et les néoconservateurs en action en Irak. En effet, comme le relève Fukuyama, Strauss était très hostile à l'ingénierie sociale et l'intervention américaine en Irak signale sans conteste un hybris de l'ingénierie sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Strauss expliquait que le régime d'un pays était lié à la structure sociale, aux comportements, aux préjugés de ce même pays, il fallait comprendre que cette relation était à double sens et donc il était naïf de croire que le seul changement de régime forcé permettrait la  démocratisation des sociétés. En réalité, démocratique ou non, le régime répond d'une certaine manière aux attentes de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idéalisme nie ainsi la complexité de la réalité et sert comme justification de l'hybris, au point de nous faire oublier qu'une intervention dans les affaires d'un autre Etat renvoie à la loi du plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajouterais qu'en un sens, la dictature comprise comme régime sans loi qui repose sur la force du dirigeant ne peut exister que sur un très court terme. La légitimité est le véritable fondement des régimes. Les régimes que nous qualifions de dictatures parce qu'ils nous apparaissent illégitimes sont fréquemment des régimes qui ne reposent pas sur la force et la terreur mais sur l'adhésion plus ou moins large de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de Strauss, liant régime et structure sociale informelle, n'est pas neuve : Tocqueville définissait la démocratie non tant comme un régime politique que comme un état social égalitaire, dont l'ascension était irrésistible. Strauss fait remonter l'idée de l'influence réciproque du régime et de l'état social aux Grecs, la notion de régime incluant les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;B ) L'aporie du réalisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mésaventure arrivée à la (ex) ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie servira de bonne piqure de rappel aux réalistes. La principale aporie du réalisme est très certainement qu'une politique réaliste en politique étrangère déplait à l'opinion publique et se révèle donc irréaliste sur le plan interne. Si le débat interne prend le pas sur les exigences de politique étrangère, que l'objectif politique premier est de rallier la population, alors la politique la plus réaliste devient l'idéalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut donc jamais oublier l'opinion publique mais quid des alliés ? En politique, disait Raymond Aron, on choisit ses adversaire, pas ses alliés. Ceci est aussi vrai de la politique étrangère : il faut s'allier avec des maux moindres pour lutter contre un mal plus important. Nier cette contrainte, c'est céder à l'esprit de croisade et désirer la catharsis par la guerre. Le fondement du réalisme n'est pas tant le relativisme des valeurs que la reconnaissance de la nécessité du mal et rejeter la tentation impériale de plier autrui à notre jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or avoir des alliés dont nous n'approuvons pas le comportement a des conséquences qui heurtent l'opinion. C'est là la grande contradiction du réalisme qui trouve une parade par l'institutionnalisation de la diplomatie et sa mise à l'écart du débat politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans la crise actuelle, les opinions publiques sont des actrices des évènements et elles sont engagées en faveur des manifestants. Les évènements actuels présentent dès lors un curieux chassé-croisé entre réalisme et idéalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet l'attentisme des pays occidentaux accroit la légitimité des soulèvements populaires parce que les despotes sont empêchés de dépeindre leurs opposants comme des agents occidentaux. La gaffe d'Alliot-Marie n'a-t-elle pas en fin de compte contribué au succès des manifestants tunisiens ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on regarde les débats qui agitent les pays de la région, on doit constater qu'il se réduit trop souvent à qualifier l'adversaire d'agent américain ou sioniste... Par leur retenue voire leur soutien aux régimes en place, les gouvernements occidentaux obtiennent sans rien faire ce que les USA n'ont pas obtenu avec une intervention armée : le discrédit du régime autocrate, la légitimité des manifestants, le succès de leurs revendications et in fine un espoir tangible de démocratisation sincère et populaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'inverse, on peut raisonnablement supputer qu'un soutien immédiat et ouvert aux manifestants, avec menace d'une intervention armée aurait provoqué une réaction nationaliste et le discrédit des manifestants... sans oublier une perte complète de crédibilité à l'égard des alliés. Il ne faut pas chercher plus loin l'explication de la flambée du pétrole : les pays producteurs se vengent de ce que Washington a montré qu'elle leur préférait la démocratie. Mais ces pays savent jusqu'où ne pas aller trop loin : s'ils font flamber trop haut le prix du pétrole ils perdent leur monnaie d'échange au soutien occidental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/caveman_92223/3019949184/" title="M47 Patton 90mm Medium Gun Tank de Chuck “Caveman” Coker, sur Flickr"&gt;&lt;img src="http://farm4.static.flickr.com/3053/3019949184_9fe3bf87eb.jpg" width="500" height="375" alt="M47 Patton 90mm Medium Gun Tank" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autocrates socialistes des autres régions essaient quant à eux de rediriger la colère sur Washington, jouant leur partition habituelle. Les amis de Kadhafi que sont Fidel Castro, Daniel Ortega et Hugo Chavez soutiennent le dictateur libyen ou &lt;a href="http://www.journalmetro.com/monde/article/784435--libye-un-ministre-venezuelien-evoque-un-complot"&gt;dénoncent la main de Washington&lt;/a&gt; derrière les soulèvement pour capturer les champs de pétrole... Mais qui les croit ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Par leur réalisme, les chancelleries occidentales ont bien involontairement soutenu le succès des manifestants. On en a toutes les conséquences, les bonnes comme les mauvaises : la fuite des autocrates mais l'incertitude de l'avenir, la répression en Libye mais la mise à nu des démagogues hypocrites. No end of a lesson.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6523613781851324365?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6523613781851324365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6523613781851324365&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6523613781851324365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6523613781851324365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/03/le-retour-de-la-fin-de-lhistoire-et-des.html' title='Le retour de la fin de l&apos;histoire (et des néoconservateurs) ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Uii3YBgQ5g8/TXVf-Q67l9I/AAAAAAAAAhs/9oI9F2XATks/s72-c/pays%2Barabes%2BGDP%2Bpar%2Bt%25C3%25AAte.png' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1383268243032545423</id><published>2011-02-03T19:17:00.003+01:00</published><updated>2011-02-03T19:28:35.862+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Spinoza, les philosophes, les politiques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voici un texte fameux de Spinoza, sur lequel j'ai remis la main il y a peu : une apologie de la politique, art du possible et du moindre mal, contre l'hybris intellectualiste. Les italiques sont de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 1. Les philosophes conçoivent les affects qui se livrent bataille en nous comme des vices dans lesquels les hommes tombent par leur faute ; c'est pourquoi ils ont accoutumé de les tourner en dérision, de les déplorer, de les réprimander, ou, quand ils veulent paraître plus vertueux, de les détester. Ils croient ainsi agir divinement et s'élever au faîte de la sagesse, prodiguant toute sorte de louanges à une nature humaine qui n'existe nulle part, et flétrissant par leurs discours celle qui existe réellement. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ils conçoivent les hommes, en effet, non tels qu'ils sont, mais tels qu'eux-mêmes voudraient qu'ils fussent&lt;/span&gt; : de là cette conséquence que la plupart, au lieu d'une Éthique, ont écrit une Satire, et n'ont jamais eu, en Politique, de vues qui puissent être mises en pratique, la Politique, telle qu'ils la conçoivent, devant être tenue pour une Chimère, ou comme convenant soit au pays d'Utopie, soit à l'âge d'or des poètes, c'est-à-dire là où nulle institution n'était nécessaire. Entre toutes les sciences, donc, qui ont une application, c'est la Politique où la théorie passe pour différer le plus de la pratique, et il n'est pas d'hommes qu'on juge moins propres à gouverner un État que les théoriciens, c'est-à-dire les philosophes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;§ 2. Pour les hommes politiques en revanche, on les croit plus occupés à tendre aux hommes des pièges qu'à les diriger pour le mieux, et on les juge rusés plutôt que sages. &lt;span style="font-style:italic;"&gt;L'expérience en effet leur a enseigné qu'il y aura des vices aussi longtemps qu'il y aura des hommes ; ils s'appliquent donc à prévenir la malice humaine, et cela par des moyens dont une longue expérience a fait connaître l'efficacité, et que des hommes mus par la crainte plutôt que guidés par la raison ont coutume d'appliquer&lt;/span&gt; ; agissant en cela d'une façon qui paraît contraire à la religion, surtout aux théologiens : selon ces derniers en effet, le souverain devrait conduire les affaires publiques conformément aux règles morales que le particulier est tenu d'observer. Il n'est pas douteux cependant que les hommes politiques ne traitent dans leurs écrits de la Politique avec beaucoup plus de bonheur que les philosophes : ayant eu l'expérience pour maîtresse, ils n'ont rien enseigné en effet qui fût éloigné de la pratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traité politique, (1677) chapitre I, §§ 1-2. Traduction Ch. Appuhn (légèrement modifiée) in oeuvres, Tome IV, Paris, Garnier/Flammarion, p. 11-12, tiré du site &lt;a href="http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-spinoza-comment-philosophes-hommes-politiques-concoivent-nature-humaine-59693.html"&gt;devoir-de-philosophie.com&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1383268243032545423?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1383268243032545423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1383268243032545423&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1383268243032545423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1383268243032545423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/02/spinoza-les-philosophes-les-politiques.html' title='Spinoza, les philosophes, les politiques'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1279668718849765258</id><published>2011-01-12T22:20:00.008+01:00</published><updated>2011-01-12T22:44:23.440+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Quelle place pour Villey ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/10/Corpus_Iuris_Civilis_02.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 279px; height: 392px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/10/Corpus_Iuris_Civilis_02.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'Atelier du Centre de recherches historiques a publié voici déjà deux ans un intéressant article portant une appréciation très critique de l'oeuvre de Michel Villey, le célèbre philosophe du droit. Article que je découvre un peu tardivement.&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://acrh.revues.org/index314.html"&gt;Lecture en ligne de l'article&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article, de Sylvain Piron, a le mérite d'apporter la contradiction à un maitre rarement contesté. Pourtant les thèses de Villey proposent une interprétation quelque peu tranchée de l'histoire de la philosophie du droit et il est surprenant qu'il soit à la fois peu contesté et assez peu repris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis personnellement un amateur de Villey et j'apprécie que Sylvain Piron ait décelé ce qui m'apparait désormais être la clé du succès intellectuel de Villey – succès qui n'est certes pas de grand public : Villey est d'abord l'auteur d'un système.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Preuve en est en effet que l'idée de celui-ci se résume finalement de façon assez courte : il y a deux conceptions du droit, celle du droit au singulier et celle des droits au pluriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première, plus ancienne, est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;objective&lt;/span&gt;, elle décrit un ordre des choses qui est juste ; la deuxième est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;subjective&lt;/span&gt;, c'est la conception des modernes voire la matrice de la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Villey, la transition entre les deux conceptions résulte d'une corruption. Ces conceptions ont leur champion : celle classique est portée par Aristote et Saint Thomas d'Aquin tandis que celle moderne est avancée par Hobbes et son précurseur, Guillaume d'Occam (l'auteur du fameux rasoir).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a été reproché à Villey une sélection complaisante des textes pour établir sa théorie, ce que Piron relève et cite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors que l'objet même de l'excellent article de Sylvain Piron est de démonter l'historiographie de Villey et d'en montrer l'artificialité, l'auteur se contente de renvoyer à l'avis de ces auteurs qui ont reproché à Villey de ne retenir que les textes adaptés à son système. On aurait aimé que l'auteur aborde lui-même directement le problème plutôt que de citer ces auteurs – car il est évident qu'un homme comme Villey, exposé par ses idées et sa longue carrière ait subi à tort ou à raison ce genre de critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est d'autant plus dommage que l'auteur cite l'excellent exemple que Villey développe pour mettre en lumière le processus de subjectivisation du droit des anciens aux modernes : la comparaison des plans respectifs des institutes du corpus juris civilis et du code civil qui montre en effet que le plan a été subjectivisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan romain sépare en effet les personnes, des biens (notion plus large que celle de choses qui conduit à des contresens actuels sur la nature par exemple de l'esclave sous Rome), des actions. Le plan français sépare quant à lui d'une part les personnes, d'autre part les biens&lt;span style="font-style:italic;"&gt; et des différentes modifications de la propriété&lt;/span&gt;, et enfin des différentes manières dont on acquiert la propriété. (je n'aborde pas les ajouts récents) C'est donc un excellent exemple de la théorie de Villey, seulement abordé par sa critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On reste donc un peu sur notre faim même si nous admettrons que Michel Villey a pu sacrifier la justesse historique au système plus qu'on aurait pu le croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, l'auteur propose de trouver la genèse du système de Villey dans son éducation et son milieu, apportant plusieurs éléments intéressants mais qui àmha ne sont pas décisifs. Reste une critique qui vaut le détour.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1279668718849765258?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1279668718849765258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1279668718849765258&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1279668718849765258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1279668718849765258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/01/quelle-place-pour-villey.html' title='Quelle place pour Villey ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-5111147726369481376</id><published>2011-01-04T12:23:00.009+01:00</published><updated>2011-01-04T16:50:33.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Morale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Relations internationales'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Pourquoi la France jouerait à l'espionnage industriel. Du procès d'intention</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin une révélation intéressante de wikileaks : il s'avèrerait que la France serait numéro 1... dans le domaine de l'espionnage industriel, ce à l'échelle de l'Europe. Mieux que la Russie et le Chine. (cf lemonde.fr, 04 janv. 2011, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2011/01/04/wikileaks-l-espionnage-economique-de-paris-derange-ses-allies-europeens_1460661_1446239.html"&gt;WikiLeaks : l'espionnage économique de Paris dérange ses alliés européens&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela apparaitra surprenant et c'est précisément cette surprise qui va nous servir de fil d'Ariane pour expliquer le pourquoi du comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I) Cas particulier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet la France en déclin relatif perd son rang. Ce déclin n'apparait pas légitime, il est mal accepté. En France on n'a pas de pétrole mais on a des idées... Dès lors on cherche une explication bien confortable. Et on la trouve : les autres puissances espionnent notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi nous sommes surpris d'apprendre que c'est plutôt la France qui sacrifierait à pareilles pratiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et précisément parce qu'il est supposé un espionnage de nos concurrents, il devient légitime d'espionner en réplique. Légitime défense. Et peu importe que cet espionnage adverse soit mal étayé puisque nous sommes bon. Le plus fort est supposé l'espionnage adverse, le plus légitime apparait un espionnage en sens inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crainte d'être espionné justifie en fin de compte l'espionnage. Classique. Il apparait en fin de compte logique que le pays qui s'adonne le plus à l'espionnage soit celui qui craigne le plus d'être lui-même espionné. La révélation, à la supposer vraie, apparait en fin de compte logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II) Généralités&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mécanisme que nous venons de découvrir apparait être un mode habituel du mal : nous réprouvons d'employer le mal mais nous sommes prêt à y sacrifier quand nous prêtons à notre ennemi de vouloir lui-même y recourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les groupuscules extrémistes sont certainement sincères quand ils disent ne pas vouloir du mensonge et de la violence mais la croyance que leurs ennemis vont y recourir leur justifie d'y recourir eux-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarquera que les moyens que nous employons sont en fin de compte plus révélateurs de nous-mêmes que de notre adversaire. Peut-être parce qu'ils reflètent notre façon de penser et notre cadre intellectuel, bien plus que la personne réelle de notre adversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon plus générale, la politique témoigne de camps qui se structurent en réaction au projet politique qu'ils prêtent au camp adverse. Ainsi à droite on se coalisera volontiers contre la presse, l'éducation nationale, les fonctionnaires, qu'on attaquera, en prêtant à ces groupes la volonté d'imposer ses idées quand la tendance à gauche de ces groupes a des causes plus mécaniques. A gauche on stigmatisera les riches, considérés presque ouvertement comme des parasites, les entrepreneurs, les commerçants. Chacun veut le bien public, la paix sociale et pourtant chacun est prêt à voir chez son adversaire politique un ennemi et un obstacle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ainsi chaque groupe politique de s'unir autour de valeurs tout en condamnant plus ou moins explicitement le groupe adverse comme soumis aux vices pendants. Se dire libéral, est-ce que ce n'est pas susurrer que nos adversaires n'aiment pas la liberté ? Se dire socialiste, n'est-ce pas qualifier sourdement ses ennemis d'être les partisans d'un individualisme égoïste ? Appeler fête de l'humanité une fête communiste, n'est-ce pas retirer de l'humanité ceux qui sont au-delà des communistes et sympathisants ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sommet est atteint avec les idéologies qui, comme l'explique Soljenitsyne, fournissent une explication totale, désignent les groupes ennemis, révèlent leurs vilaines intentions et servent en fin de compte à justifier le mal et désinhiber la violence à leur encontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi de l'espionnage à l'idéologie, prêter à l'adversaire de sombres intentions est le début de la corruption et du conflit. Le procès d'intention justifie le mal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-5111147726369481376?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/5111147726369481376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=5111147726369481376&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5111147726369481376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5111147726369481376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2011/01/pourquoi-la-france-jouerait-lespionnage.html' title='Pourquoi la France jouerait à l&apos;espionnage industriel. Du procès d&apos;intention'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-521163360958325809</id><published>2010-12-30T21:22:00.006+01:00</published><updated>2010-12-31T01:52:22.430+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine exotique)'/><title type='text'>Que faire en Côte d'Ivoire ? Rien.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Une crise politique se déroule actuellement en Côte d'Ivoire. Le Président en place, Laurent Gbagbo, refuse de reconnaitre sa défaite aux élections et de céder sa place au vainqueur des urnes, Alassane Ouattara.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La communauté internationale commence à faire pression sur le pouvoir ivoirien pour qu'il se soumette au verdict démocratique. Les diplomates accrédités par le pouvoir sont contestés. Des voix s'élèvent pour réclamer une intervention militaire et rétablir le bon ordre - démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une erreur. La communauté internationale ne doit rien faire du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Côte d'Ivoire est un pays indépendant, la décolonisation est faite. Il faut bien en comprendre les conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vouloir des pressions ou une intervention occidentale en Côte d'Ivoire c'est faire des occidentaux les juges en dernier recours des élections et crises politiques africaines. C'est in fine vouloir le retour de la tutelle occidentale. C'est donc une position colonialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi, pour les plus va-t-en-guerre, estimer la guerre juste pour une question de principe secondaire, qui est celui de la forme du gouvernement. C'est donc une position néoconservatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au passage il faudrait que les partisans de sanctions ou d'un renversement exprès de Gbagbo s'interrogent un peu sur la cohérence de leur position avec le cas Saddam Hussein. Mais il est vrai que l'Irak n'étant pas une colonie française, cela ne nous regardait pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libre à chacun d'adopter la position qui lui parait le plus juste, à condition de comprendre en quelles fréquentations se trouvent les bonnes intentions dans cette histoire (comme au fond dans toutes les autres).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-521163360958325809?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/521163360958325809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=521163360958325809&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/521163360958325809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/521163360958325809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/12/que-faire-en-cote-divoire-rien.html' title='Que faire en Côte d&apos;Ivoire ? Rien.'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4896544235188870154</id><published>2010-12-20T20:26:00.009+01:00</published><updated>2010-12-20T22:37:28.724+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divertissement'/><title type='text'>Google Books Ngram viewer, un nouvel outil</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Google propose un nouvel outil appréciable : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/"&gt;Google Books Ngram viewer&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le programme utilise la base de donnée de tous ces livres numérisés par google pour vous permettre de connaitre la fréquence d'occurrence d'un ou plusieurs mots dans l'ensemble des livres à travers les siècles. Les recherches se font par langue d'édition. La langue de Molière est présente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez comparer sur un même graphe plusieurs mots pour comparer leurs fortunes respectives.  Il faudra faire abstraction le cas échéant du parasitage des homonymes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présentation par google du programme se trouve &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/info"&gt;sur cette page&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques applications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rugby perd contre le foot vers 1980 : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=Rugby%2Cfootball%2Chandball%2Cvolleyball&amp;amp;year_start=1800&amp;amp;year_end=2000&amp;amp;corpus=6&amp;amp;smoothing=3"&gt;la preuve&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les présidents de la Ve : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=De+Gaulle%2CPompidou%2CGiscard%2CMitterrand%2CChirac%2CSarkozy&amp;amp;year_start=1945&amp;amp;year_end=2008&amp;amp;corpus=7&amp;amp;smoothing=3"&gt;ici&lt;/a&gt;. On note l'étonnante popularité de Mitterrand et l'apparition d'une rupture de classe politique avec Sarkozy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Darwin supplante Lamarck en France en 1860 cf &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=Darwin%2CLamarck&amp;amp;year_start=1750&amp;amp;year_end=2008&amp;amp;corpus=7&amp;amp;smoothing=3"&gt;ici&lt;/a&gt;. Bizarrement cela semble plus tardif au Royaume-Uni (il faut pondérer avec les homonymes sur ce tableau) cf &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=Darwin%2CLamarck&amp;amp;year_start=1750&amp;amp;year_end=2008&amp;amp;corpus=6&amp;amp;smoothing=3"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu d'amour de la sagesse : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/chart?content=Leibnitz,Kant,Hegel,Nietzsche,Descartes&amp;amp;corpus=0&amp;amp;smoothing=3&amp;amp;year_start=1500&amp;amp;year_end=2008"&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un politique, peut-être plus intéressant qu'il n'y parait : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=gauche%2Cdroite&amp;amp;year_start=1800&amp;amp;year_end=2000&amp;amp;corpus=7&amp;amp;smoothing=3"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'économie politique : &lt;a href="http://ngrams.googlelabs.com/graph?content=Smith%2CMarx%2CKeynes%2CHayek&amp;year_start=1750&amp;year_end=2008&amp;corpus=7&amp;smoothing=3"&gt;ici&lt;/a&gt;. Le Français sait résister à la pensée unique avec pugnacité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4896544235188870154?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4896544235188870154/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4896544235188870154&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4896544235188870154'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4896544235188870154'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/12/google-books-ngram-viewer-un-nouvel.html' title='Google Books Ngram viewer, un nouvel outil'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3395520831766562635</id><published>2010-11-21T19:07:00.006+01:00</published><updated>2010-11-22T00:29:10.053+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Comment'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Comment avoir un snobisme d'avance ?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Gerome_-_Diogenes.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 600px; height: 440px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Gerome_-_Diogenes.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors que les masses se précipitent à l'exposition Basquiat sans savoir que son intérêt provocateur s'est évaporé, d'autres préfèrent avoir un snobisme d'avance, et vont voir Gérôme, et son hyper-classicisme pompier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le snobisme et comment s'en servir ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;I) Mais qu'est-ce que le snobisme tout d'abord ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Rouvillois a admirablement étudié le snobisme et notamment montré le renversement de logique qu'il y a entre dandysme et snobisme. Je n'ai pas lu l'ouvrage où il opère cette distinction mais je le mentionne histoire de ne pas plagier involontairement. (Histoire du snobisme, Flammarion, 2008)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le snobisme est d'abord une attitude grégaire : elle nous fait imiter. L'objet de notre imitation est la classe à laquelle nous souhaitons appartenir, que nous estimons supérieur à la notre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est snob celui qui copie le groupe qu'il admire, mais il n'est que copie et demeure artificiel, exagéré. A l'inverse le dandy veut ne pas appartenir – logique contraire donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'appréciation de la supériorité d'une classe est subjective. Il y a un snobisme d'appartenance à la noblesse, un snobisme d'appartenance aux riches, des intellectuels, des musiciens, des bohémiens etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'appréciation est tellement subjective que les classes idolâtrées peuvent se croiser. Un riche pourra copier le rappeur, le rappeur copier les riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le copié n'apprécie généralement pas ceux qui le copient, et il modifie dès lors son comportement. Il faut donc être attentif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause, le snobisme est un donné social, vous devez l'accepter ou terminer en misanthrope. Soyez désirable, et pour cela il vous suffit d'avoir le snobisme d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;II) Boires et déboires du snobisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'imitation de la classe admirée, coeur du snobisme, il y a une part de projection des fantasmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A) Des riches&lt;br /&gt;Le cas des riches est remarquable. Le riche apparaît être une personne dépensière et pleine de morgue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre riche n'implique pourtant a priori aucune débauche de luxe ni un caractère vindicatif. Au contraire, de nombreux riches ont une mentalité économe et s'ils vivent dans le confort, ils ne dépensent pas inutilement – c'est d'ailleurs une cause de leur richesse. On imagine trop souvent des riches flamboyants et dépensiers, à se demander comment ils ont pu le devenir et le demeurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les riches apparaissent dépensier, c'est à cause du snobisme... des parvenus, qu'on appelle d'ailleurs « nouveaux riches. ». Eux veulent montrer leur réussite, ils veulent prouver qu'ils appartiennent à cette classe désirée. Et le seul moyen dont ils disposent est de dépenser leur argent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les nouveaux riches dépensent-ils non pas parce que les riches sont dépensiers mais parce qu'ils veulent se montrer riche aux yeux de tous ; ils veulent opposer leur nouveau statut à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce faisant ils suffira aux riches de ne pas faire de dépenses somptuaires pour se démarquer à leur tour de ces nouveaux riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le jeu de la mode décrit par Ernst Gombrich dans ses écrits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'image du riche dépensier et arrogant aura été installée définitivement, résultant d'un processus nécessaire qu'il n'est pas possible de contrarier : le snobisme des parvenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette conclusion est très certainement généralisable à d'autres classes : la haine dont elles sont l'objet ne doit pas tant à leurs éléments qu'aux snobs qui affectent d'en être. Car que copient-ils au fond : non pas la réalité de cette classe, mais la projection de cette classe telle que leur préjugé la leur fait apparaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Leçons : si vous avez de l'argent, dépensez-le de façon raffinée ; démarquez-vous des imitateurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/G%C3%A9r%C3%B4me_Eminence_grise_1873.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 340px; height: 228px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/G%C3%A9r%C3%B4me_Eminence_grise_1873.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B) Des marques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre application du snobisme : les marques. Il existe une hiérarchie des marques de vêtements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus on détient des habits dont les marques sont en haut de l'échelle, le plus on s'éloigne des manants habillés des marques de faible prestige. Le plus on croit s'élever. Mais simultanément on dévoile son besoin de se distinguer de ces masses et d'imiter les meilleurs – à nos yeux. Dès lors on se trahit. Il n'aura échappé à personne que plusieurs marques supposées être de grands luxes sont portées par des personnes vulgaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi le bon snobisme consistera à ne pas porter de marques, ou du moins pas de marque visible. Cher lecteur, aies donc un snobisme d'avance en t'évitant les marques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tu ne gagneras qu'un temps car ceux dont tu veux te distinguer te copieront à leur tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore que... l'imitation n'est pas facile. Nos mauvais gouts révèlent la classe à laquelle nous appartenons et celle à laquelle nous aspirons. Ils nous trahissent. D'où l'utilité d'avoir un snobisme d'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Leçon : ne pas porter de marques visibles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;III) Le snobisme appliqué aux expositions&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Postulons qu'à notre époque nous ne demandons pas tant à l'art des représentations de la beauté qu'un parfum de souffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement à Paris nous avons, outre Monet, les expositions de Basquiat et Gérôme. Le snobisme d'avance consistera à aller voir l'exposition la plus originale, que ne vont pas voir les masses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du 15 octobre au 30 janvier, vous pouvez voir Basquiat à Pompidou.&lt;br /&gt;Du 19 octobre au 23 janvier, vous pouvez voir Gérôme au musée d'Orsay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérôme est un peu le méchant de l'histoire de l'art. Au XIXe siècle, il défendait un style de peinture quasi-photographique et recourait à la représentation d'anecdotes : un art pompier (nommé ainsi pour moquer tous ces casques historiques faisant penser à ceux des pompiers), un art estimé lourd et creux, et démagogique avec ces scènes d'histoire édifiantes et toutes ces femmes nues pour des prétextes futiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout Gérôme combattait vigoureusement les peintres aux idées et aux styles nouveaux, condamnés au fameux et glorieux salon des refusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, l'histoire donnait tort à Gérôme et le condamnait aux oubliettes. Pour ressortir le principal auteur pompier de celles-ci, le Musée d'Orsay a cru bon de se justifier, comme si sa gloire passé ne justifiait pas que le spectateur puisse se faire sa propre idée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'inverse Basquiat a l'image d'un artiste provocateur et controversé. Or sans s'étendre là-dessus, il est devenu d'un conformisme affolant d'aimer et célébrer Basquiat pour une subversion dès lors bien étiolée. Il y a 20 ans oui, aujourd'hui non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi le petit parfum de souffre se trouve-t-il en réalité – vous l'aurez compris – à l'exposition du musée d'Orsay, et il faudra fuir un Pompidou rempli d'imitateurs avec un train de retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, si vous avez la faiblesse de croire que l'art n'a rien à voir avec la subversion, qu'une telle croyance est de plus affligeante de banalité, que l'art ne peut se définir sans faire de référence à la beauté, passez votre chemin de ces deux expositions, ou visitez-les pour informations – et gagnez la course du snobisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Leçon : allez voir Gérôme&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3395520831766562635?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3395520831766562635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3395520831766562635&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3395520831766562635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3395520831766562635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/11/comment-avoir-un-snobisme-davance.html' title='Comment avoir un snobisme d&apos;avance ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7830647623483951165</id><published>2010-10-31T21:07:00.008+01:00</published><updated>2010-11-03T23:08:01.037+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Huxley et Orwell comparés</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Voici une jolie petite bande dessinée sur Huxley et Orwell qu'il vous appartient de cliquer pour la lire correctement. (En fait non : cliquez &lt;a href="http://www.recombinantrecords.net/docs/2009-05-Amusing-Ourselves-to-Death.html"&gt;ici&lt;/a&gt; pour l'afficher au format le plus convenable)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dessin est créatif, le texte délicieux et la mise en perspective des pensées des deux auteurs brillante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi bien Aldous Huxley que George Orwell ont décrit dans des romans célèbres des fins de l'histoire ayant pour forme des mondes totalitaires. Mais les mécanismes de ces mondes diffèrent essentiellement et c'est le mérite de cette bande dessinée de le mettre en évidence aussi joliment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci dit, je n'ai pas vraiment aimé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;1984&lt;/span&gt;. D'Orwell je préfère l'excellente satire anticommuniste &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La Ferme des Animaux&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-ce que 1984 me laisse froid ? Parce que d'une certaine manière le totalitarisme anticipé par Orwell s'est réalisé dans l'URSS. Mais il est remarquable que ce régime s'est précisément effondré depuis l'intérieur, pour des causes internes, spontanément. Exit donc la possibilité d'une fin de l'histoire sous forme de grande dictature des esprits omniprésente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bande dessinée parait d'ailleurs trancher en ce sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte est de Neil Postman dans "Amusing Ourselves to Death", le dessin de Stuart McMillen. J'ai tiré l'image du blog de ce dernier ie &lt;a href="http://www.recombinantrecords.net/"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_oikFZpvKb3o/TM3P4KAs57I/AAAAAAAAAfg/dvp-BTIakos/s1600/2009-05-Amusing-Ourselves-to-Death.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 50px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_oikFZpvKb3o/TM3P4KAs57I/AAAAAAAAAfg/dvp-BTIakos/s400/2009-05-Amusing-Ourselves-to-Death.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5534308080775129010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7830647623483951165?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7830647623483951165/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7830647623483951165&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7830647623483951165'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7830647623483951165'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/10/huxley-et-orwell-compares.html' title='Huxley et Orwell comparés'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_oikFZpvKb3o/TM3P4KAs57I/AAAAAAAAAfg/dvp-BTIakos/s72-c/2009-05-Amusing-Ourselves-to-Death.png' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4568804750332861704</id><published>2010-10-20T17:35:00.005+02:00</published><updated>2010-10-20T18:27:55.591+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine exotique)'/><title type='text'>Le renversement de l'hystérie aux Etats-Unis</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Rappelons avant tout que dans un système bipartisan, l'allié objectif du parti de gouvernement d'un bord est le parti de contestation de l'autre bord. Je ne reviendrais pas ici sur les différentes illustrations de cette règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux ans j'écrivais un article pour expliquer &lt;a href="http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/09/comment-la-droite-bat-la-gauche.html"&gt;comment la droite battait la gauche&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé de mon article d'alors, j'exposais que les présidents Bush et Sarkozy tiraient chacun parti d'une image droitière quoique gouvernant de fait au centre-droit, ce de façon à bien hystériser leur opposition et la diviser entre modérés et excités. Ainsi ils asseyaient leur pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait remarquable aujourd'hui aux Etats-Unis est que ce mécanisme s'est retourné contre la droite : les tea parties, un mouvement à cheval entre libertarianisme et populisme, se renforcent avec un discours très hostile à Obama mais au détriment essentiellement à mon avis des Républicains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi il y a quelques années la gauche était divisée entre progressistes intransigeants anti-bush et modérés critiques de Bush, ceux-ci craignant l'extrémisme de ceux-là. Aujourd'hui la droite est divisée de même entre anti-establishments intransigeants anti-obama et modérés critiques d'Obama, ceux-ci craignant de même l'extrémisme de ceux-la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'hystérie a changé de camp. Le renversement s'est fait en deux temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord il a fallu unifier la gauche. Comment refaire le lien entre la gauche Michael Moore et celle de l'establishment ? Réponse : en présentant un candidat qui incarne les idéaux progressistes. Ce n'est donc pas un hasard si la candidature s'est jouée entre une femme et un noir. Un tel candidat neutralisait la capacité de nuisance des gauchistes, qui ne pouvaient que céder devant la crainte d'être du mauvais côté de l'histoire et bloquer la marche en avant du progrès. Fiat Obama, un homme qui pouvait incarner un rêve gauchiste tout en étant un centriste bon teint. Combinaison parfaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite le camp républicain s'est divisé. Les Républicains promettent éternellement la fin du big government sans jamais y donner réellement suite au pouvoir, cela leur est aujourd'hui reproché par les tea parties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi la déchéance des néoconservateurs, associés à l'establishment républicain, tenus responsables de la guerre en Irak dont on perçoit bien mal le fondement et l'utilité. Les tea parties, plus libertariens, et donc opposés à la guerre en Irak en bénéficient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin il est un mouvement général de rejet des élites et des autorités, voire un mouvement conspirationniste, qui se sait illégitime et ne souhaite pas s'exprimer tel quel. Il a besoin de se greffer à un autre discours et il a trouvé ce vecteur d'expression dans les tea parties - ce qui condamne à mon avis à terme le mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les Républicains sont incapables de capitaliser des erreurs d'Obama et seront les perdants in fine du mouvement tea party. La règle exposée en tête d'article se vérifiera peut-être encore plus tôt que je ne l'aurais cru car il apparait que les Républicains pourraient ne pas remporter les législatives de fin d'année alors qu'il était encore prévu il y a peu qu'ils en soient les grand gagnants.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4568804750332861704?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4568804750332861704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4568804750332861704&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4568804750332861704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4568804750332861704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/10/le-renversement-de-lhysterie-aux-etats.html' title='Le renversement de l&apos;hystérie aux Etats-Unis'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4995865342457083903</id><published>2010-10-10T23:40:00.004+02:00</published><updated>2010-10-15T13:26:00.046+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Les moi-on-ne-me-la-fait-pas en ordre de bataille contre les banques</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;« Moi on ne me la fait pas ! On nous vole on nous spolie ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les moi-on-ne-me-la-fait-pas, c'est tout un programme. Ils ne savent pas trop de quoi ils parlent mais... mais... on ne la leur fait pas ! « Tous pourris ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous n'êtes pas d'accord avec eux ? « Naïf ! Idiot utile ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà Paul Valéry remarquait que les nuls se prennent pour des rois détrônés : la faute au système qui ne les estime pas à leur juste valeur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Société Générale perd cinq milliards ? Nos amis se sentent détroussés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même gagne son procès ? Cela prouve que le système est pourri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fisc rembourse à la banque les impôts qu'elle a payé sur des bénéfices volatilisés ? « Au voleur ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah si on leur donne le pouvoir, ils couperont quelques têtes et restaureront la république, la vertu et la justice... Car pour les monmlfp la politique se résume au combat des gentils contrariés contre les pourrivendus forcément coalisés. Ils sont d'ailleurs toujours du côté du vent, soutenant une proposition puis une autre, généralement incapables de comprendre que le bien peut contredire le bien et que la politique est un art du moindre mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi il ne fait pas de doute que nos amis qui vilipendent la décision de justice faisant triompher les intérêts de la société générale seraient les premiers à réclamer l'indépendance de la justice tout en étant les premiers à hurler contre les conséquences pratiques telle que la présente décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les monmlfp vont, de courriers des lecteurs en tribunes, partout gémissant, toujours conspuant, étaler leur ignorance et leur bêtise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on ne peut se réjouir des malheurs du trader, comment rester triste devant la réaction du vulgum pecus à cette affaire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors où trouve-t-on les plus belles concentrations de monmlfp ? Réponse : dans les courriers des lecteurs et plus particulièrement chez lemonde.fr, qui a sa rubrique dédiée aux réactions (je ne parlerais même pas de la presse nationale-socialiste). Ah s'il n'y avait qu'une rubrique à lire dans les journaux, je prendrais le courrier des lecteurs. Manifestement pas mal de monde y trouve la sensation d'exister enfin un tout petit peu en énonçant son petit avis indigent. (bon c'est vrai pour tout internet)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel merveilleux sottisier : on y apprend que la décision condamnant Kerviel à réparer l'intégralité du préjudice de la Société Générale est de la justice religieuse, ou alors aux ordres du pouvoir, que c'est une condamnation perpétuelle, que la collectivité qui paye etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est là l'illusion que procure internet : nous faire croire que nous sommes intelligents quand ce sont seulement les autres qui sont idiots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons donc modeste et réfutons rationnellement quelques-unes des accusations les plus communes. Expliquons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, les 4,9 milliards ne sont pas une peine. C'est la réparation du préjudice causé par le trader à la Société Générale. La juridiction a imputé la pleine responsabilité du préjudice au trader et l'a condamné à réparer celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la Société Générale est blanchie. Quand bien même elle aurait pu commettre quelque négligence, son trader a commis des infractions au caractère intentionnel à l'origine du préjudice. Et parce qu'il s'agit d'infractions intentionnelles, les négligences éventuelles de la banque n'entrent pas dans le calcul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le passage décisif de la décision. Pour le tribunal, « Attendu qu’il ressort néanmoins des débats et des pièces de la procédure que la Société Générale a été victime du fait volontaire de Jérôme KERVIEL, constitutif des infractions d’abus de confiance, de faux et d’usage de faux et d’introduction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé de données, dont il s’est rendu coupable ; que les négligences imputables à la partie civile ne sauraient être prises en compte dans la détermination de l’étendue de ses droits à indemnisation résultant de la commission d’infractions volontaires ; qu’en effet, Jérôme KERVIEL a été l’unique concepteur, initiateur et réalisateur du système de fraude ayant provoqué les dommages causés à la partie civile ; qu’il s’ensuit que la Société Générale est en droit d’obtenir la réparation de l’intégralité du préjudice financier qui en découle ; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jugement a aussi le mérite de montrer un nouvel échec de la stratégie de rupture. Jouer la carte de l'opinion publique se révèle in fine un aveu de faiblesse. On pourra se reporter à &lt;a href="http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/09/defense-de-rupture.html"&gt;cet article pour se renseigner sur les stratégies de rupture&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avocat de Jérôme Kerviel semble pourtant s'engager davantage dans la rupture en affirmant que la banque aurait perçu 1,7 milliard du fisc, ce que les monmlfp ont immédiatement compris comme une offrande de l'Etat au temple spéculatif quand il ne s'agit que de la restitution d'impôts dont la cause du versement a disparu : les bénéfices disparaissent et donc de même les impôts correspondants. Seuls de beaux sophismes bien démagogiques permettent de dire que c'est l'argent des français qui paie les erreurs de la finance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop compliqués pour les monmlfp ? Il y a sans doute de ça. Et plus difficile encore : l'incapacité à entrer une conclusion déplaisante dans un petit système avec de petites cases ; voire l'impossibilité d'entrer une nouvelle conclusion dans un système ou les conclusions se confondent avec les postulats, et les arguments ne sont que de vilaines rationalisations des idées reçues et de la mise en accusation des usual suspects.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la culpabilité des banques n'est pas seulement l'aboutissement du raisonnement des monmlfp, c'est encore le point de départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et peu importe le raisonnement, leur vérité c'est que la finance vole les braves citoyens, que la banque savait forcément ce que son trader faisait, et puis une décision de justice c'est trop compliqué à lire, et puis le système est vendu. Et puis à quoi bon les arguments car à eux... on ne la fait pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4995865342457083903?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4995865342457083903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4995865342457083903&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4995865342457083903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4995865342457083903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/10/les-moi-on-ne-me-la-fait-pas-en-ordre.html' title='Les moi-on-ne-me-la-fait-pas en ordre de bataille contre les banques'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8490264848967298751</id><published>2010-08-25T14:22:00.002+02:00</published><updated>2010-08-25T17:54:59.920+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Institution'/><title type='text'>Le nom du père</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L'enfant porte le nom du père. Pourquoi cette institution ? Pourquoi sa remise en cause ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mécanisme est aujourd'hui combattu : pris comme une faveur gratuite accordée au bénéfice exclusif du père, il apparait illégitime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conséquence de quoi le législateur permet désormais de donner le nom des deux parents à l'enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant il n'est pas dépourvu d'utilité que l'enfant prenne le nom du père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si la filiation de l'enfant à l'égard de la mère ne souffre aucune difficulté, celle à l'égard du mari n'est pas absolue. C'est pourquoi le compagnon de la mère reconnait l'enfant, positivement ou implicitement - s'il est le mari. Le droit prévoit en effet une présomption de paternité sur la tête du mari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reconnaissance paternelle se manifeste dans le transfert du nom. Ainsi la filiation de l'enfant est établie à l'égard des deux parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette raison suffit à justifier que c'est le nom du père que l'enfant porte. Mais il en est une autre : en reconnaissant l'enfant, le père s'oblige à assurer sa subsistance. Une telle obligation protège indirectement la mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'institution sociale du transfert du nom du père à l'enfant n'est donc pas une faveur inutile accordée au père mais la preuve de ce qu'il a reconnu et est en conséquence obligé à l'égard de l'enfant et de la mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant au nom de l'intérêt de cette dernière et de l'égalité qu'on supprime cette institution. Un grand classique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8490264848967298751?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8490264848967298751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8490264848967298751&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8490264848967298751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8490264848967298751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/08/le-nom-du-pere.html' title='Le nom du père'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-2628700239448583626</id><published>2010-07-23T17:03:00.004+02:00</published><updated>2010-07-23T18:04:11.847+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Dictature libérale ? Libéralisme sans démocratie ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un certain nombre de personnes la lecture de Hayek se résume à une petite citation citée hors contexte par des ouvrages et blogs antilibéraux. On peut la trouver sous cette forme : &lt;strong&gt;[mieux vaut une] « dictature libérale à une absence de libéralisme dans un gouvernement démocratique. » &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une double portée est attribuée à cette citation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord un énoncé général : mieux vaut la dictature et le marché que la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ensuite, plus particulièrement, parce qu’elle était faite à un journal chilien de droite sous la dictature de Pinochet, elle signifierait que Hayek soutiendrait Pinochet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois le tout est enrobé dans une belle histoire, avec Hayek ou Friedman en conseillers machiavéliques du caudillo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi bien l'interprétation générale que particulière est fausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;I) Pas de soutien à Pinochet&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord interpréter la citation comme un soutien à Pinochet s'écroule si on lit sérieusement in extenso ce que dit Hayek.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La citation exacte, avec ce qui l'accompagne, est : « &lt;strong&gt;Je dirai que, comme institutions pour le long terme, je suis complètement contre les dictatures. Mais une dictature peut être un système nécessaire pour une période transitoire. Parfois il est nécessaire pour un pays d'avoir, pour un temps, une forme ou une autre de pouvoir dictatorial. [...] Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu'un gouvernement démocratique manquant de libéralisme. Mon impression personnelle est que [...] au Chili par exemple, nous assisterons à la transition d'un gouvernement dictatorial vers un gouvernement libéral.&lt;/strong&gt; » (&lt;a href="http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=121"&gt;Entretien&lt;/a&gt; avec le quotidien chilien ''[[El Mercurio]]'', 12 avril 1981, d'après la documentation de Institut Hayek)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Hayek prévoit que le régime chilien évoluera de la dictature au libéralisme, c’est bien que Pinochet et son régime n’ont pas une politique libérale. cqfd&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ajoutera que s'il est exact que le régime de Pinochet est une dictature, que le général a violé la légalité pour s'installer au pouvoir, on ne peut pas assimiler le Président Allende au parangon de la démocratie. Celui-ci gouvernait en court-circuitant le Parlement qui détenait la majorité et réclamait sa destitution. Le parti d'Allende, s'il s'est montré finalement globalement respectueux de la lettre de la constitution si ce n'est à son esprit, n'a jamais eu la majorité absolue et se comportait de manière plus que déplaisante avec son opposition dans ses derniers mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc prématuré d'assimiler le dictateur libéral à Pinochet et le démocrate antilibéral à Allende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause il est erroné de comprendre cette citation comme endossant Pinochet quand Hayek espère une évolution libérale du régime dictatorial de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;II) Pas de théorie politique antidémocratique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite l'interprétation générale de la fameuse citation comme rejet de la démocratie au profit du marché est fausse car Hayek ne limite aucunement le libéralisme dont il fait état au seul libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que pour les antilibéraux, Hayek opposerait la démocratie au libéralisme économique. Or jamais dans sa citation, qu’il s’agisse de l’original ou d’une version altérée, Hayek ne limite le libéralisme au libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que fait Hayek, c'est dissiper la confusion, fréquente, entre les notions de libéralisme et démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Incertitudes sur la notion de démocratie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui tout le monde est démocrate. Le prix de cet unanimisme est une grande incertitude sur la définition de cette notion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'agit-il de la loi de la majorité, du consensus généralisé, d'un mouvement égalitariste, de l'état de droit, d'un mode de division des passions, d'un système réaliste de transition pacifique au pouvoir ? (On pourra se reporter à &lt;a href="http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/02/citations-sur-la-democratie.html"&gt;cet ancien article&lt;/a&gt; qui recueille des citations sur la démocratie et montre la variété des approches.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie est confondue avec des idées voisines, au premier rang desquelles se trouve le libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La démocratie devrait se définir premièrement comme mode de désignation des gouvernants par le mode du suffrage universel.&lt;/strong&gt; C'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple (citation de Lincoln qu'on retrouve dans la Constitution française). Si ce système est souhaitable, il n'est pas suffisant car la majorité peut vouloir un mal, aux dépens des minorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie peut faillir et d'ailleurs Hayek provient précisément d'un pays où la faillite de la démocratie a eu de graves conséquences. Il a acquis la nationalité britannique en 1938, refusant l’anschluss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Confusion entre démocratie et libéralisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme doit quant à lui se comprendre des contre-pouvoirs et autres mécanismes de limitation du pouvoir : la presse, le marché, le règne de la loi etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le libéralisme ne suffit pas à faire un gouvernement, il faut encore une assise populaire, la légitimité, à ces mécanismes. La démocratie est aujourd'hui le régime qui est perçu comme le plus légitime quand ce n'est pas le seul ; il est en outre légitime per se en ce qu'il intègre tout le corps politique dans le processus électoral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi il est nécessaire de combiner les idées démocratique et libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce que nous appelons généralement démocratie est plus précisément la démocratie libérale, combinaison des idées démocratiques et libérales. Mais il est concevable que d'autres combinaisons se fassent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie s'oppose à la dictature, le libéralisme s'oppose à l'absolutisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victime de son succès, la combinaison est devenue confusion. Celle-ci est telle entre les deux notions que ce que défendent nombre les promoteurs de la démocratie est en réalité le libéralisme duquel la démocratie a été considérablement vidé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, il est à la mode actuellement de définir la démocratie comme le pluralisme or précisément le pluralisme n’a rien à voir avec la démocratie pure, qui est le gouvernement du peuple. Le pluralisme est, tout comme le libéralisme, un complément de la démocratie. A ces partisans, on serait tenté de demander s'ils préfèrent une démocratie sans pluralisme ou le pluralisme sans la démocratie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient donc de restituer leur sens aux mots et de bien distinguer les idées. Ainsi Hayek de nous montrer que le libéralisme n’est pas la démocratie, qu’il est possible de concevoir l’un sans l’autre et de les ordonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La même typologie que… Pierre Rosanvallon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui ne sont pas convaincus, indiquons que la typologie présentée ici, distinguant les idées démocratique et libérale habituellement confondues, n'est évidemment pas propre à Hayek. On la retrouve aussi chez Pierre Rosanvallon, qui n'apparait pas être un ultralibéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son ouvrage &lt;em&gt;la démocratie inachevée&lt;/em&gt;, cet auteur nous présente un régime libéral mais sans démocratie et un régime démocrate sans le libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit des régimes respectifs de Louis-Philippe et Napoléon III.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en effet mieux vaut Louis-Philippe que Napoléon III.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;III) La nécessité ponctuelle de la dictature&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs Hayek affirme noir sur blanc qu’il est contre la dictature sauf lorsque cela est nécessaire à titre transitoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or un tel énoncé est absolument évident. La dictature, au sens de l’institution romaine du pouvoir absolu mais caractérisée par sa légalité, sa légitimité et son caractère temporaire (typologie lue chez Aron) est nécessaire à n’importe quel régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La 5e République elle-même prévoit trois modes de dictature : les pleins pouvoirs de l’article 16, l’état d’urgence et l’état de siège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la politique est un art du moindre mal et d'apaisement des passions, il arrive que les démagogues soient prêts de prendre la place des politiques. Il arrive aussi que le corps social se dissolve et que la guerre civile approche. Il faut alors sauver la démocratie libérale et la paix, et la dictature est nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela est particulièrement vrai pour l'expérience historique qui a marqué Hayek : le renversement de la République de Weimar par les Nazis. Il eut été préférable que les anciennes élites ou les démocrates maintiennent de force le régime plutôt que le laisser aux démagogues, quelque démocratique soit leur légitimité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde de sensé sera d'accord avec ce constat... sauf si c'est Hayek qui le prononce...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est remarquable avec cette boutade de Hayek, c'est qu'elle perd tout son caractère choquant si on apprécie avec un peu de rigueur son contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie n'est pas une abstraction d'autant plus abstraite qu'on la définit comme un bien absolu, c'est un mode de désignation des gouvernants par le peuple qui peut faillir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dictature n'est pas que l'exercice illégal et illégitime du pouvoir, c'est encore la faculté que se réserve n'importe quel régime d'accroitre ses pouvoirs dans des circonstances exceptionnelles pour préserver le pays de la guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-2628700239448583626?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/2628700239448583626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=2628700239448583626&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2628700239448583626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2628700239448583626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/07/dictature-liberale-liberalisme-sans.html' title='Dictature libérale ? Libéralisme sans démocratie ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6019044473948712924</id><published>2010-07-04T23:01:00.008+02:00</published><updated>2010-07-05T17:44:52.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Pourquoi les jeunes ne trouvent pas de boulot ?</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les jeunes ne trouvent pas de boulot ? &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Où il sera montré que Nicolas Sarkozy n'y est pas pour rien (pour augmenter mon tirage comme tous les journaux ?)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux raisons à la question en titre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) L'incompréhension de l'économie par les jeunes,&lt;br /&gt;2) L'incompréhension de l'économie par les vieux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et je ne parle pas de la discipline de sciences sociales mais des interactions humaines d'échange et du circuit de production.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Commençons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1) Les jeunes ne comprennent rien à l'économie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de moi l'idée de jouer dans la démagogie anti éducation nationale pourtant le problème réside en partie dans notre système éducatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi bien le contenu de l'enseignement que le mode d'enseignement ont des effets pervers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Contenu - &lt;/strong&gt;Le contenu de l'enseignement, abstrait, est très largement inutile à la vie professionnelle future. Il serait curieux de connaitre quelle part des travailleurs se sert de ses connaissances acquises à l'école pour son activité professionnelle ? Certainement une part faible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas inutile d'apprendre l'histoire, le latin, la bio et la chimie. Mais ces enseignements n'ont pas de finalité pratique. Et du fait de leur nombre, ils prennent la place d'enseignement plus manuels. (un effet d'éviction)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que les élèves, fidèles à l'air du temps, ont peu d'estime pour les enseignements manuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai surtout que la finalité réelle du contenu de l'enseignement n'est pas d'enseigner mais de sélectionner. Faut-il être satisfait de cette hypocrisie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi le système éducation nous apparait déjà séparé du système de production, ce qui me permet de venir à la seconde partie du problème, et la plus importante : le mode d'enseignement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mode d'enseignement - &lt;/strong&gt;Après toutes ces années sur les bancs de l'école, l'élève en a assimilé la logique. En revanche il ne connait pas celle du monde du travail. Or les deux mondes obéissent à des règles très différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'école il est demandé à l'élève d'être obéissant (y compris et même surtout dans les matières où l'on prétend faire exprimer de l'esprit critique). L'obéissance et donc les bonnes notes ouvrent toutes les portes. Dans le système scolaire vous êtes libre de vous orienter comme vous le souhaitez sous réserve d'avoir les notes qui le permettent. Et pour avoir ces notes, il faut bêcher. C'est la même logique que l'argent de poche. Il faut savoir doser entre réclamer et être sage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le monde du travail, l'obéissance est requise mais ce qui est demandé avant tout c'est d'être utile, productif. Il faut rapporter de l'argent, au moins pour couvrir son propre coût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'étudiant, qu'il fasse des petits boulots ou pas, me semble rester prisonnier de la logique de l'école : il se croit en droit de choisir comme il le souhaite sa voie professionnelle en la payant de son effort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il n'en est rien. Le travailleur en devenir n'entre plus dans une école mais sur le marché du travail. Il ne peut choisir ce qu'il veut mais ce que le marché offre. Le marché propose à peu près tout, mais pas aux même prix, le prix étant fonction de l'offre et de la demande et donc de l'utilité sociale de l'emploi requis et de la rareté des talents nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En d'autres termes, à l'école on est au service de soi-même, dans le monde du travail on est au service d'autrui, ce car la contre-partie de la rémunération est le trravail effectué, le service rendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le manque d'intégration entre le système éducatif et le système de production a ainsi pour conséquence de nourrir des illusions. Le monde du travail est fait d'emplois qui doivent satisfaire à la fois les producteurs et les consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croire que la société devrait fournir à chacun l'emploi qu'il souhaite est illusoire et égoïste. C'est en ce sens - et seulement en ce sens - que Thatche avait dit &lt;em&gt;there is no such thing as society&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étanchéité entre circuis de l'éducation et de la production a aussi pour effet pervers de favoriser l'atomisation de l'individu. Cette atomisation se manifeste de plusieurs manières. D'une part, comme indiqué auparavant, il nourrit la croyance que l'individu choisit la voie qui lui chaut sans tenir compte de ce que la société demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part c'est le travail qui intègre le mieux dans la vie. A ce sujet, mentionnons la parfaite véracité d'une formule que les Nazis ont malheureusement corrompue : arbeit macht frei. Par cynisme ou pour tromper leurs victimes, les nazis plaçaient cette formule à l'entrée de leurs camps d'extermination. Néanmoins cette formule leur est largement antérieure et témoigne à mon avis d'une profonde vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier mot sur l'artificialité du processus scolaire. Il est remarquable que les connaissances acquises à l'école sont en réalité très rapidement oublié. Preuve en est l'orthographe de tous ces élèves qui oublient sitôt quitté l'école ce qui leur a été enseigné pour se soumettre aux conventions des groupes qu'ils suivent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut se débarrasser de cette idée d'une école qui servirait de cocon où l'on enseignerait de façon neutre des connaissances à des esprits vierges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment y remédier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m'arrive de penser qu'une solution pourrait consister en la mise en place d'une sorte de bourse des métiers dont les prix seraient communiqués aux élèves. Autrement dit, les élèves connaitraient les revenus de chaque emploi et pourraient se décider en fonction de ses prix, quitte à choisir être mal payé mais faire ce que l'on souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une telle solution générerait vraisemblablement l'envie et la haine sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me contenterai donc de conseiller l'intégration entre les systèmes d'éducation et de travail histoire de dissiper au plus tôt de tragiques malentendus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2) Les vieux ne comprennent rien non plus à l'économie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci est une hypothèse optimiste car pour expliquer leur comportement il y a une alternative :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les vieux ne comprennent rien non plus à l'économie,&lt;br /&gt;- Ils sont malveillants et empêchent délibérément les jeunes d'avoir un travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La rigidité à l'entrée du marché du travail&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;On connait la chanson, le pendant des systèmes de protection sociale est l'accroissement du coût du travail et in fine le chômage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisqu'il n'est pas possible de renvoyer sans risquer de lourdes pénalités financières, on embauche moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des arguments simples et rationnels mais pas compris par grand monde. C'est la théorie des insiders/outsiders. La nouvelle summa divisio du monde du travail, c'est celle qui sépare ceux qui ont un travail et sont protégés par le système, contre ceux qui n'ont pas de travail et sont en grande insécurité et doivent accepter divers types d'emplois précaires pour assurer les privilèges de la première catégorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas du système de retraite par répartition (d'origine pétainiste d'ailleurs) est éloquent : non seulement il fait peser des charges toujours croissantes sur les travailleurs et donc augmente le coût du travail et in fine contrarie l'embauche des jeunes, mais en plus il consiste en un transfert de richesse des jeunes vers les vieux. Doublement antisocial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La négation des différences de productivité&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les jeunes sont moins productifs en ce sens qu'ils ne sont pas formés et ne connaissent pas les routines et génèrent logiquement moins de production. Il faut ajouter à cela qu'on perd à court terme la productivité de leurs formateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est plus vrai dans les domaines de haute spécialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre l'employeur prend un risque en embauchant une nouvelle personne car celle-ci peut se révéler incompétente et représenter un poids mort pour l'entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau travailleur produit moins or c'est la production qui une fois vendue procure les revenus à l'entreprise et paie les salaires. En conséquence de quoi il est illusoire de croire que le nouvel entrant devrait être payé comme tous les autres salariés. Le nier c'est empêcher les jeunes d'obtenir du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique de Villepin, lorsqu'il était premier ministre, a institué brièvement le contrat première embauche (CPE) qui facilitait la rupture entre l'employeur et un jeune embauché en CPE. Interprété comme la précarisation du travail des jeunes, une telle mesure visait au contraire à faciliter l'intégration des jeunes dans le monde du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nombreux jeunes ont défilé et obtenu le retrait du CPE. Deux conséquences : ils ont supprimé un outil qui était fait dans leur intérêt, et ils ont pavé la voie de la victoire de Nicolas Sarkozy en éliminant au bon moment son  principal rival à droite. Amusant, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final la précarisation s'accroit. Elle n'est que la conséquence inéluctable d'une jeunesse qui se dirige vers des emplois que la société ne demande pas et un coût du travail trop élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emergent tout un tas d'emplois précaires. Le plus grand succès est celui du stage : il offre à l'employeur un travailleur peu qualifié, peu payé, corvéable et sans pérennité, il offre au stagiaire une vague formation et le droit d'inscrire une ligne de CV qui le rapproche du Saint-Graal : le CDI... Le stage permet surtout de court-circuiter toute la législation de protection des travailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui serre trop mal étreint. La protection des travailleurs se retourne contre les plus faibles d'entre eux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En conclusion : que faire ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enseigner mieux l'économie ? Laissons tomber.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux choses à faire : 1/ intégrer l'éducation et la formation professionnelle, 2/ assouplir la législation du travail.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6019044473948712924?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6019044473948712924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6019044473948712924&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6019044473948712924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6019044473948712924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/07/pourquoi-les-jeunes-ne-trouvent-pas-de.html' title='Pourquoi les jeunes ne trouvent pas de boulot ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4209312084092905371</id><published>2010-06-29T16:38:00.005+02:00</published><updated>2010-06-29T17:25:40.621+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Divertissement'/><title type='text'>Le coq de la farce</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Aaah la coupe du monde. Comme toujours nous allons subir le matraquage d'éditorialistes en peine d'idée qui se plaignent de l'omniprésence du foot. Les footeux sont ravis, et même les badauds prennent plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette année, ce sont les amateurs de farce qui sont aux anges car celle qui se déroule actuellement restera dans les annales du comique et de l'infamie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un article se justifie pour faire le point !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord l'équipe de France se qualifie in extremis pour la coupe du monde de façon bien douteuse. Grâce à des matches de barrage organisés suivant une interprétation complaisante des règlements et un but marqué contre l'Irlande sur une passe décisive faite... de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ça augure mal. Mais avec l'équipe de France l'irrégularité est la règle : finaliste en 2006, dernière en 2002 (bien que favorite...), victorieuse en 1998, absente en 1994... Sait-on jamais : l'équipe de France va peut-être faire la une...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier match, contre l'Uruguay : zéro but, match nul. A ce moment on ne se doute de rien, on ignore que l'équipe nationale nous prépare une surprise qui va éclipser le ridicule qui attend d'autres équipes telles que l'Italie : équipe championne en titre, éliminée au premier tour, dernière de sa poule - poule constituée de la Nouvelle-Zélande, Slovaquie et Paraguay...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième match de l'équipe de France, contre le Mexique : plouf, l'équipe s'écroule. Le score de 2-0 ne révèle pas assez la domination d'une équipe et l'indigence de l'autre. La qualification est compromise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On enchaine sur un psychodrame : Anelka, attaquant vedette en pleine campagne publicitaire en France, avait insulté l'entraineur Domenech à la mi-temps. Il refuse de s'excuser et est exclu de l'équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire bloc et identifier la balance, l'équipe de France refuse de s'entrainer. L'équipe apparait à l'opinion publique comme une bande de petits caïds. La rumeur veut que Gourcuff aurait été écarté de la sélection pour des raisons puériles. On admire la gradation dans les évènement et l'enchainement des gags.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se met à intellectualiser la faillite de la sélection de toutes les manières possibles... La faute à l'immigration, au multiculturalisme, au fric, au libéralisme, à Sarkozy etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième match, contre l'Afrique du sud : tout le monde n'a d'yeux que pour Gourcuff le gentil... qui reçoit un carton rouge... N'en rajoutez plus la coupe est pleine. Score final : 2 - 1. Et il n'est pas inutile de préciser que le premier but pris l'était dès avant l'expulsion du joueur français.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La France est logiquement dernière de sa poule et éliminée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exit la France ? Non car les politiques s'en mêlent et poursuivent le divertissement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roselyne Bachelot fait la leçon aux joueurs français... qui pleurent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy reçoit Thierry Henry, l'attaquant star qui a assez peu joué, sans doute gardé au frais pour filer un coup de main lors des fins de match.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les politiques veulent que les têtes tombent à la FFF.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Furieuse de l'ingérence, &lt;a href="http://news.bbc.co.uk/sport2/hi/football/world_cup_2010/8771693.stm"&gt;la FIFA menace de suspendre la fédération française&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quel romancier aurait pu imaginer farce si machiavélique, ces relances, ces tacles ? Un seul mot : grandiose.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sur ce, bon match&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4209312084092905371?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4209312084092905371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4209312084092905371&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4209312084092905371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4209312084092905371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/06/le-coq-de-la-farce.html' title='Le coq de la farce'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6148311176874182090</id><published>2010-06-14T23:56:00.003+02:00</published><updated>2010-06-15T00:10:02.769+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine exotique)'/><title type='text'>Poèmes pour l'avenir de la Belgique</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous remercions Taranne de nous avoir transmis ces inoubliables envolées lyriques, que la passion ne rend pas toujours dans le langage le plus châtié. Ci-suit le texte de Taranne qui égaillera peut-être nos amis belges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lendemain d'élections qui ont provoqué un cataclysme hélas pas vraiment sans précédent dans notre vie politique, le quotidien La Meuse Tranquille a demandé à deux grands poètes belges - l'un flamand, l'autre wallon - d'exprimer leurs sentiments et leur vision de l'avenir. Ils nous ont offert deux textes puissants que nous reproduisons ci-dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L'ELAN&lt;br /&gt;de Jan Van Pademaas&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;Né en 1935 à Geeleecrock, Jan Van Pademaas est un des grands poètes flamands, plusieurs fois considéré pour le Nobel et déconsidéré par la critique. Son épopée "Vlaanderen vrijgegeven" (La Flandre Libérée, 1966) lui a valu de nombreux prix. Il nous a dit avoir écrit ce poème en signe de concorde, afin de réaffirmer l'unité et la fraternité qui sont au coeur de l'identité belge; il a choisi le Français "parce que c'est une belle langue qu'il est fier de parler couramment, pas comme ces feignasses de Wallons qui refusent d'apprendre le Néerlandais".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lion flamand est un animal paisible&lt;br /&gt;Il ne montre les dents que contraint et forcé&lt;br /&gt;Car toute violence lui est pénible&lt;br /&gt;Mais ce n'est pas lui qui a commencé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce qu'il veut, c'est vivre en paix&lt;br /&gt;Avec les siens, mais la porte toujours ouverte&lt;br /&gt;Car ce qu'il prêche, lui, il le fait&lt;br /&gt;Pas comme ces sudistes de m....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ce qu'il désire, c'est vivre dans sa langue&lt;br /&gt;Tout comme ses frères vivent dans la leur&lt;br /&gt;Infoutus qu'ils sont de sortir de leur gangue&lt;br /&gt;Ces foutus francophones de malheur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne demande qu'à oublier et à pardonner,&lt;br /&gt;Car il n'est au fond qu'amour et tolérance&lt;br /&gt;Cela dit ceux qui persistent à bouchonner&lt;br /&gt;Peuvent faire leurs valises pour la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ces temps difficiles, ces heures tendues,&lt;br /&gt;    Où la raison doit primer seule,&lt;br /&gt;Nous devons, mes frères, garder la main tendue&lt;br /&gt;    De préférence dans la gueule.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L'ELIO&lt;br /&gt;de Patrick Dimwitte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Né en 1950 à Moudubeek, Patrick Dimwitte est considéré comme l'une des voix majeures de la poésie francophone contemporaine. Lauréat des Prix Volapuk et Capharnaüm, son modernisme sans compromis lui a valu d'être comparé à René Char, Yves Bonnefoy, Aimé Césaire et Dominique de Villepin. Il a voulu exprimer dans ce poème "son effroi, mais aussi, en dépit de tout, son espoir".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wallonie, ma terre, ma chair,&lt;br /&gt;Tes jambes étiques de nation ménopausée&lt;br /&gt;Pleurent de leurs yeux sans cils&lt;br /&gt;Les larmes de sang de l'amère défaite&lt;br /&gt;Mais elles te soutiennent malgré tout&lt;br /&gt;Face à ton dioscure nordiste&lt;br /&gt;Dents de lait, crinière de pacotille,&lt;br /&gt;A la gueule baveuse de mensonges&lt;br /&gt;Dansant le tango des traîtres&lt;br /&gt;Sur la tombe point encore creusée&lt;br /&gt;De notre âme commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wallonie, ma mère, ma soeur,&lt;br /&gt;Toi dont le cri sommeille au fond de moi&lt;br /&gt;Comme la rivière qui hurle dans l'oubli&lt;br /&gt;C'est de ton sein que surgit&lt;br /&gt;Un spadassin dont l'épée est ta vertu&lt;br /&gt;Et ta langue est le bouclier&lt;br /&gt;Pour sauver les trois couleurs&lt;br /&gt;Et dompter le Iago septentrional&lt;br /&gt;Son nom aux effluves méditerranéennes&lt;br /&gt;Est le triomphe de ton ouverture&lt;br /&gt;La force de son caractère&lt;br /&gt;Est la victoire de tes valeurs&lt;br /&gt;Que ce noeud papillon&lt;br /&gt;Soit le panache blanc&lt;br /&gt;Qui incarne, O Wallonie, O patrie,&lt;br /&gt;Ton fier majeur dressé à la face blême&lt;br /&gt;De ces trouducs de flamoutches de m...&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6148311176874182090?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6148311176874182090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6148311176874182090&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6148311176874182090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6148311176874182090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/06/poemes-pour-lavenir-de-la-belgique.html' title='Poèmes pour l&apos;avenir de la Belgique'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7008993011286538175</id><published>2010-05-20T22:34:00.005+02:00</published><updated>2010-05-20T23:13:35.729+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>liberté et déterminisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a coutume d'opposer liberté et déterminisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée est simple : si tout est joué d'avance, si les choses obéissent sans fantaisie à des lois éternelles, alors la liberté n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes l'univers est régulier. Ce seul fait atteste de l'existence de lois universelles qui le gouvernent. L'instant nouveau après le précédent, je suis toujours là et non pas à l'autre bout du pays - ce qui est on ne peut plus souhaitable et conforme à la liberté. De même toutes les choses sont telles qu'elles doivent être, à peine transformées conformément à l'ordre des choses : ainsi la pomme lâchée poursuit sa course, le train poursuit son avancée, la pomme devient plus mûre, ce que le soleil éclairé devient plus chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses sont donc entièrement déterminées, la matière est contrainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela est non seulement conforme avec la nécessité mais l'est encore avec la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est parce que les choses sont déterminées, obéissent nécessairement aux lois, que l'esprit peut agir sur elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi je puis arrêter la pomme dans sa chute. La pomme ne passera pas à travers la main. Pas davantage elle ne déviera sa course.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses étant déterminées, le fait qu'elles obéissent à des lois, rend en effet les évènements prévisibles et permet d'agir sur eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'univers n'était pas gouverné par des lois alors l'action humaine serait condamnée. Aucune liberté n'existerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle liberté si lorsque j'articule un son aucun ne sort de ma bouche ? Si lorsque je regarde à droite, je vois à gauche ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de s'opposer à la liberté, le déterminisme des choses en est la condition nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Puisque   l'homme libre est celui à qui tout arrive comme il le désire, me dit un  fou, je veux aussi que tout m'arrive comme il me plaît. - Eh ! Mon ami,  la folie et la liberté ne se trouvent jamais ensemble. La liberté est  une chose non seulement très belle, mais très raisonnable, et il n'y a  rien de plus absurde ni de plus déraisonnable que de former des désirs  téméraires et de vouloir que les choses arrivent comme nous les avons  pensées. Quand j'ai le nom de Dion à écrire, il faut que je l'écrive,  non pas comme je veux, mais tel qu'il est, sans y changer une seule  lettre. Il en est de même dans tous les arts et dans toutes les  sciences. Et tu veux que sur la plus grande et la plus importante de  toutes les choses, je veux dire la liberté, on voie régner le caprice et  la fantaisie. Non, mon ami : la liberté consiste à vouloir que les  choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Epict%C3%A8te"&gt;Épictète&lt;/a&gt;,  &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Entretiens&lt;/span&gt;,  1,35.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment le déterminisme s'applique à l'homme aussi mais la liberté n'a jamais été l'omnipotence que pour ceux qui cherchaient à la nier.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7008993011286538175?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7008993011286538175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7008993011286538175&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7008993011286538175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7008993011286538175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/05/liberte-et-determinisme.html' title='liberté et déterminisme'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-5108717080641031524</id><published>2010-04-05T10:35:00.006+02:00</published><updated>2010-11-08T13:46:14.664+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>La réautorisation du Ketum et son traitement médiatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Voici quelques temps, je vois passer l'information suivante : le Ketum, une crème utilisée par les sportifs, a été réautorisé en urgence par le Conseil d'Etat, et ce serait pour des motifs bassement économiques au mépris de la santé publique. Plusieurs journaux s'en sont fait l'écho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Afssaps a en effet suspendu par décision du 17 décembre 2009 la vente des produits à base de ketoprofène à raison d'un risque sanitaire. Le Conseil d'Etat a annulé en référé cette décision le 26 janvier 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi en avons-nous eu vent ? Parce que des médias ont interprété de travers la décision de la juridiction administrative suprême et qu'il a été écrit que le Conseil d'Etat ferait primer des considérations économiques sur celles de santé publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai c'est que le Conseil d'Etat a partiellement motivé sa décision en invoquant l'impact financier de la décision de l'Afssaps pour le producteur concerné, le ketum constituant son second produit le plus important, de sorte que l'arrêt de sa commercialisation compromettait la viabilité de l'entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce que n'importe quel juriste devait remarquer, c'est que la prise en compte de l'impact économique par le Conseil d'Etat n'avait sans doute pas pour fin de trancher le fond mais de décider si la procédure de référé était ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La procédure de référé, qui permet d'agir très rapidement, ne peut être mise en oeuvre que dans certaines hypothèses, l'hypothèse reine étant celle de l'urgence. Et l'argumentaire économique n'avait donc pour fin la plus probable que d'ouvrir la voie du référé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est cette interprétation que la doctrine - voire une simple mais sérieuse lecture de la décision -  confirme cf Gazette du palais, 10 mars 2010, p. 8.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus on regrettera le traitement médiatique d'une décision de justice : on comprend de travers et on croit trouver confirmation de ses préjugés, en l'espèce le lieu commun de la soumission de la justice aux lobbies pharmaceutiques, avatar du on nous cache tout on nous dit rien. Ici les médias n'apportent pas la contradiction ni ne médiatisent le pouvoir mais catalysent les préjugés de leurs lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le fond, le Conseil d'Etat a réautorisé le produit en raison de la quantité marginale de cas de réactions au produit, ces cas résultant en général d'un emploi ne respectant pas l'ordonnance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, n'oubliez pas d'apprécier par vous-même les informations.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-5108717080641031524?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/5108717080641031524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=5108717080641031524&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5108717080641031524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5108717080641031524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/04/la-reautorisation-du-ketum-et-son.html' title='La réautorisation du Ketum et son traitement médiatique'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4857640115892411441</id><published>2010-03-14T21:36:00.003+01:00</published><updated>2010-03-14T22:28:25.615+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Comment conserver le pouvoir en France ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment conserver le pouvoir en France ? Voilà une question politique d'une importance de premier ordre. L'instabilité politique avait tué la IVe république, il semble ou semblait que la Ve commençait à prendre ce chemin à son tour : depuis trente ans, il est une loi qui veut que la majorité perd les élections. Mais peut-être le remède a-t-il été trouvé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, exposons les manifestations de cette loi, de tête :&lt;br /&gt;1981, Mitterrand met un terme à l'hégémonie de la droite,&lt;br /&gt;1986, à la fin de la législature, défaite de la gauche...&lt;br /&gt;1988, échec de la droite au pouvoir, Mitterrand est réélu, dissolution, la nouvelle majorité cède sa place...&lt;br /&gt;1993, bérézina de la majorité, Balladur accède au pouvoir&lt;br /&gt;1995, la droite se maintient, mais fait remarquable elle se maintient aux dépens du personnel en place - Sarkozy retiendra la leçon subie&lt;br /&gt;1997, élections législatives ? changement de majorité&lt;br /&gt;2002, rebelote&lt;br /&gt;2007, comme en 1995 la droite parvient à se maintenir en envoyant au billot le personnel en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref les Français sont des râleurs et le résultat est pusillanime : changement systématique de majorité sous réserve de l'hypothèse glorieuse qui veut qu'une partie de la majorité a attiré le courroux populaire sur la partie de son camp au pouvoir et parvient ainsi à le remplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conséquences critiquables : désincitation à toute politique de long terme, course à la démagogie, gémissement permanent contre les politiques, vaine croyance que d'autres politiques pourraient mieux faire, in fine transfert du pouvoir des politiques vers l'administration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouer contre son camp fonctionne cf les élections de Chirac et Sarkozy. Précisons qu'il ne s'agit pas tant de stratégie délibérée que de contingences de rivalités personnelles irréductibles. Pour vaincre Sarkozy, la gauche aurait donc bien fait de... le réconcilier avec son prédecesseur... pour discréditer la "rupture" et imputer au ministre de l'intérieur sa part dans le passif du pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre hypothèse : se concentrer sur le centre ie assaillir l'opposant qui s'annonce au second tour et faire abstraction des extrêmes. Hypothèse morte depuis qu'elle a échoué avec Jospin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors quoi ? réponse : perdre les élections-hochets : régionales et autres. Pourquoi ? Parce qu'en conférant des parcelles de pouvoir à l'opposition, les élections locales lui retirent le monopole de la parole utopique. Autrement dit, une fois que l'opposition a mis une touche sur le pouvoir, elle ne peut plus arguer de ce que tout serait tellement plus merveilleux une fois qu'on l'aurait élue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce plan vaguement machiavélique est-il désiré ou n'est-ce qu'explication a posteriori d'évènement que personne ne contrôle ? A mon avis cela est voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux éléments l'attestent. En premier l'ouverture, qui participe de ce mouvement consistant à confier à l'opposition des responsabilités, et donc en creux à lui ôter le pouvoir de promettre n'importe quoi et par conséquent relever le niveau du débat démocratique. En second la systématicité de la réussite de l'opposition aux petites élections depuis quelques années, dont la dernière occurrence en date advient ce soir même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La loi sera-telle contrecarrée ? 2012 année-test. Si la stratégie de Sarkozy marche, s'annonce le règne du centre-droit pour un moment. A défaut repolarisation prévisible du paysage politique français.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4857640115892411441?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4857640115892411441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4857640115892411441&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4857640115892411441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4857640115892411441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/03/comment-conserver-le-pouvoir-en-france.html' title='Comment conserver le pouvoir en France ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-5456877577816341511</id><published>2010-02-07T17:36:00.005+01:00</published><updated>2010-02-11T01:30:36.472+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'>Deux trouble-fêtes : Henry Kissinger, Milton Friedman</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant d’être les têtes de turc des contestataires systématiques, Henry Kissinger et Milton Friedman sont deux maîtres aux destins curieusement semblables. Habituellement présentés comme deux hommes du Système, il sera démontré ici qu'il n'en est rien et que tout au contraire, ces deux trouble-fêtes ont, chacun dans leur domaine, détrôné la sagesse conventionnelle et empêché l'expression des tendances lourdes des Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immigré et fils d’immigrés juifs, partis de peu, parvenus à l’excellence, grands maîtres de leurs disciplines, conseillers du prince, admirés de leur pairs, ils ont combattu chacun de leur côté les idées acquises de leur temps, se sont levés contre des tendances que l’on pouvait croire définitives : le keynésianisme en économie pour l’un, l’idéalisme en relations internationales pour l’autre. Un temps ils sont parvenus à renverser le courant, à contrecarrer d’un côté le phénomène de l’extension de l’Etat et le penchant des économistes à justifier son interventionnisme, de l’autre côté l’idéalisme des pays occidentaux. Ces victoires ne devaient pas durer car les idées qu'ils contrariaient avaient de profondes racines et les démonstrations qu'ils opposaient devaient s'effacer avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un fut récompensé d’un prix Nobel d’économie (1976), l’autre de la paix (1973). Certes un de ces deux prix est politique (mais ce n’est pas celui qu’on croit).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun des deux ne s’intéressait à la discipline de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Milton Friedman n’a jamais rien écrit sur la diplomatie à ma connaissance, ni prescrit une doctrine de politique étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Kissinger il présente un singulier manque de sensibilité aux idées économiques. Malgré ses grandes qualités on est porté à constater chez lui la fameuse inculture du spécialiste qui sort de son domaine. Dans une rare excursion en économie, dans ses Mémoires, il se dit convaincu par Pompidou du caractère catastrophique qu’aurait la libération des taux de change... Pour l'anecdote, il avait besoin de soutien en math quand il était jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux furent conseillers du même prince, Richard Nixon, mais avec une différence d’influence patente : Kissinger en était l'âme damnée ; Friedman, dont les idées n’avaient pas encore triomphées, était au contraire souvent frustré par la conduite de Nixon : politiques inflationnistes, contrôle des prix provisoires (par calcul démagogique en plus) . (correction : mais pas par l'anéantissement de l’étalon-or comme je l'indiquais dans une précédente version) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux opérèrent une rupture et il apparait aujourd'hui que celles-ci n'étaient pas définitives et que le cour normal des choses s'est remis en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I) La rupture de Milton Friedman&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paradigme auquel Milton Friedman s'est opposé est comme chacun sait le keynésianisme. Un grand avantage de cette doctrine pour les hommes politiques est qu'elle justifie l'interventionnisme étatique dans le domaine économique. Au contraire celle de Friedman incrimine les effets pervers de l'interventionnisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En particulier, Friedman a critiqué les politiques fondées sur une analyse de la courbe de Phillips qui affirme que le pouvoir politique a la faculté d'arbitrer entre le chômage et l'inflation (le néokeynésien Phelps a également démontré le caractère vain et néfaste de telles politiques à long terme).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'échec des relances keynésiennes des années 70 et l'incapacité à expliquer le phénomène de stagflation (chômage et inflation simultanément) entraine le succès des théories monétaristes de Friedman. La fête est finie : l'Etat doit moins intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins la théorie de Friedman, qui prescrit aux politiques une certaine inaction, entre en porte-à-faux avec la vocation de la politique. Friedman est indirectement à l'origine de la mise en place de banques centrales indépendantes même s'il y était personnellement opposé car ne trouvant pas la mesure démocratique. L’Etat de son côté est porté à étendre sans cesse son champ d’action. Et là se trouvait le ferment de la défaisance de son héritage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II) La rupture de Henry Kissinger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comme l'a montré le célèbre épistémologue Karl Popper, un grand préjugé anime le monde occidental : la croyance en le caractère manifeste de la vérité, ce qui signifie que la vérité se tient devant nous et qu'il suffit d'écarter des obstacles pour la saisir. Pour résumer : côté pile, ce préjugé a permis notre développement scientifique, côté face : la chasse aux sorcières (d'ailleurs c'est à l'époque moderne et pas au Moyen-Âge qu'on a le plus brulé des sorcières). Ce préjugé se traduit en politique dans le progressisme qui nous incite au progrès mais a une déplorable tendance à noircir le passé et chercher des coupables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le progressisme occidental se manifeste de deux manières dans l'interprétation des relations internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'extérieur des Etats-Unis : constatant l'existence du mal, l'absence de démocratie et la tyrannie, on expliquera ces phénomènes non pas par des causes endogènes mais par l'action d'une entité malintentionnée. Or les USA sont le pays le plus puissant du monde. Comme on ne prête qu'aux riches, les USA se voient imputer régulièrement tout désordre, putsch et guerre (et même les tremblements de terre). On ne compte plus les personnes qui croient qu'avoir de l'esprit critique signifie tenir les USA pour coupables sans preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'intérieur des Etats-Unis : le progressisme s'incarnera dans la volonté d'étendre au monde leur système économique et politique soit la démocratie, le libre marché, la liberté de la presse etc. Cela se traduit par une politique étrangère idéaliste, c'est-à-dire libérale dans le vocabulaire des relations internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est cette doctrine qui débouche sur les interventions militaires des Etats-Unis à l'étranger : l'engagement dans la guerre de 14-18 se fonde sur l'idéal du droit des peuples à disposer d'eux-même, en 39-45 c'est la lutte contre le nazisme, les engagements de la guerre froide contre le communisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à cette tendance optimiste, il existe le courant réaliste, intellectuellement brillant mais dont les prescriptions s'opposent aux tendances profondes du pays : on dénombre Kennan (auteur de la doctrine de l'endiguement, réaliste dans sa prescription, idéaliste dans son exécution), Morgenthau et bien sur Kissinger.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Kissinger devient le conseiller du président Richard Nixon, le pays est déjà embourbé dans la guerre du Vietnam. Il faudra poursuivre la guerre car un retrait sans accord de paix détruirait la crédibilité des Etats-Unis auprès de ses alliés en pleine guerre froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Kissinger va pouvoir mener sa politique réaliste, c'est parce que l'idéalisme américain est par terre : l'enfoncement des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam avec ses morts, ses massacres, ses scandales fait douter les Etats-Unis. Son peuple perd foi dans l'universalisme de ses valeurs. C'est l'époque de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_M%E1%BB%B9_Lai"&gt;My Lai&lt;/a&gt;, où l'on découvrait que l'armée américaine était une armée comme une autre, pas plus héroïque et parfois aussi dégueulasse. Comment une guerre juste pouvait-elle mener au massacre sadique d'un village ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette situation est intenable pour la gauche. L'establishment démocrate alors au pouvoir se dissout soudainement, Johnson disparait et ne se représente même pas. Grande déprime. L'opinion publique commence à se retourner. C'est dans ces circonstances que Kissinger accède au pouvoir sous l'aile de Nixon puis va mener sa politique. La fête est finie : les pays étrangers ne veulent pas de notre impérialisme armé de belles intentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kissinger fait en sorte de composer avec les pays non-démocratiques quand cela est dans l'intérêt du pays : ainsi du rapprochement avec la Chine que ceux qui concevaient les pays communistes comme un bloc ne pouvaient imaginer, l'idéologie passant au second plan ; ainsi aussi du relatif soutien aux dictatures sud-américaines pour empêcher l'implantation de pays soumis à moscou - une crainte qui apparait excessive avec du recul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique réaliste n'a pas seulement pour but l'élévation relative du pays, elle vise aussi l'équilibre des puissances, qui n'est pas simplement un effet de ces politiques mais bien un objectif. Elle vise encore à maintenir un ordre international dont rien ne permet de croire qu'une configuration différente serait préférable, outre le fait que son accouchement ne se ferait pas sans convulsion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Kissinger de remarquer que la critique du shah pour son manque de démocratie n'a débouché au final que sur un régime pire, de renvoyer la responsabilité du génocide cambodgien aux antiguerres, de souligner qu'une application rigide des grands principes est source de conflit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en repoussant la promotion de l'idéal démocratique, Kissinger nourrissait la méfiance contre son pays, soupçonné d'agir pour des motifs réactionnaires ou intéressés. Il la nourrissait de l'intérieur. Ce serait d'ailleurs un contresens de voir là un combat droite/gauche. En réalité ce devait être un idéalisme de droite qui abattrait l'héritage de Kissinger : le néoconservatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III) Des ruptures temporaires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Friedman et Kissinger avaient gagné une bataille, notamment grâce à leur aura et leur personnalité mais les tendances qu’ils combattaient avaient des racines profondes : l’interventionnisme de l’Etat et l’idéalisme occidental en matière de relations internationales sont des phénomènes résilients. Les deux hommes avaient remporté un combat intellectuel mais les tendances demeuraient. Leurs idées allaient à leur tour être renversées. Le vecteur de ce renversement ne devait pas être le débat. C'étaient les passions qui devaient mener l'assaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kissinger avait peu d’alliés, il était attaqué aussi bien par les colombes de la gauche que par les faucons de la droite. Ces derniers ne lui pardonnaient pas la détente, qu’ils interprétaient comme une reculade. Autrement dit, Kissinger se heurtait à l’idéalisme de la gauche et de la droite ! En attaquant Kissinger, la gauche avait le sentiment d'attaquer la droite. En réalité elle fournissait des munitions aux pires détracteurs de Kissinger, les néoconservateurs, dont la doctrine commande d'exporter par les armes s'il le faut la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kissinger n'étant pas défendu, il fut rapidement tenu pour acquis que ce qui lui était reproché devait être vrai. Peu important l'absence de preuve. En particulier il apparait acquis pour beaucoup de monde que le coup de 1973 contre Allende porte l'empreinte de Kissinger. En réalité son implication n'a jamais été démontrée ce malgré la très grande quantité d'archives ouvertes. (cette obsession de vouloir impliquer Kissinger révèle à mon avis le refus d'admettre que ce coup a des causes endogènes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout de quelques années les néoconservateurs prenaient le pouvoir et l'héritage de Kissinger était écarté. L'idéalisme était de retour. Décidément on ne comprend pas la politique étrangère des Etats-Unis si on ne veut pas voir qu’elle est guidée par l’idéalisme et non, comme le croient les amateurs de théorie du complot, par des intérêts matériels plus ou moins secrets. De Woodrow Wilson à George W Bush en passant par Kennedy, les Etats-Unis sont les hérauts du progressisme, du libéralisme et de la démocratie. Les Etats-Unis disposent d’une force militaire qu'ils veulent utiliser pour améliorer le monde et promouvoir leurs valeurs. C’est bien la promotion de celles-ci qu’ils recherchent et non un gain matériel quand ils s’engagent en Europe en 1917, en 1941, en créant l’ONU, en adoptant la doctrine de l’endiguement qui les oblige à intervenir n’importe où pour n’importe qui pour combattre le mal absolu du communisme, en tentant l’aventure irakienne pour liquider une dictature socialiste et espérer réformer le grand Moyen-Orient, sans comprendre la méfiance et les résistances qu’ils suscitent. Combien de fois faudra-t-il le répéter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Friedman, on a décidé de dire qu'il était un chaud partisan des dictatures sud-américaines et l'architecte de privatisations opérées au moyen du terrorisme d'Etat cf la thèse de l'essayiste Naomi Klein. De façon plus générale il a été tenu pour l'architecte de la configuration financière actuellement en crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour abattre Kissinger on a appelé cynisme sa doctrine. Pour abattre Friedman, on a dit de sa doctrine qu'elle était antidémocratique et vicieuse. A chaque fois on a expliqué que ces doctrines révélaient la vérité des Etats-Unis, représentaient son système, alors que précisément non elles avaient neutralisé les tendances profondes de ce pays. Ruse de l'histoire, le renversement de ces doctrines se présenta comme un ouvrage de subversion alors qu'il fut en réalité une réaction qui permettait le retour aux tendances naturelles des Etats-Unis : interventionnisme et idéalisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perte d'influence des doctrines des deux hommes se constate aujourd'hui : déficits abyssaux et emprise croissante de l'Etat sur la société d'une part, guerres en Irak et en Afghanistan pour installer la démocratie d'autre part.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-5456877577816341511?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/5456877577816341511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=5456877577816341511&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5456877577816341511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5456877577816341511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/02/deux-trouble-fetes-henry-kissinger.html' title='Deux trouble-fêtes : Henry Kissinger, Milton Friedman'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1902715009375173174</id><published>2010-02-01T21:54:00.006+01:00</published><updated>2010-02-03T00:25:29.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Le débat pourri du réchauffement climatique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On assiste actuellement à une remise en cause du consensus selon lequel le réchauffement climatique est un fait. Enfin "remise en cause" c'est beaucoup dire. Disons que quelques amateurs ont décidé que le réchauffement climatique était le cheval de Troie de l'étatisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un peu d'ad hominem&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En témoigne le numéro d'autosatisfaction de Drieu Godefridi sur lemonde.fr :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lemonde.fr/opinions/reactions/2010/02/01/le-giec-est-mort-vive-le-debat-par-drieu-godefridi_1299689_3232_5.html"&gt;Le GIEC est mort, vive le débat !&lt;/a&gt;, charge contre le "terrorisme intellectuel" et l'arrogance des savants. Peut-être cet auteur ne sait-il pas qu'au Monde on aime bien ouvrir des tribunes à des points de vue pour mieux les étriller dans les répliques qui suivront. A ce petit jeu, le Monde invite rarement le meilleur champion de la cause qu'il veut démolir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'embête le plus c'est que l'intéressé se dit libéral et amateur de Hayek. Oculos habent et non videbunt. Ferait-il partie de ces drôles de libéraux qui voient des complots étatistes partout, font une fixette sur l'islamofascisme et adorent les néoconservateurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez d'ad hominem. Revenons au sujet. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Que savons-nous du réchauffement climatique ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réponse : d'une part ce qu'on nous en dit et d'autre part la connaissance de quelques phénomènes qui ne posent pas débat tels que la fonte de glaciers millénaires et le déplacement d'espèces tropicales vers les régions censées être plus froides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A titre personnel je ne me suis pas penché sur les preuves du débat climatologique. Comme les climatosceptiques aiment à le souligner, il y a beaucoup de faux experts dans ce débat, voeu de prudence artificiel qui signifie juste que leur opinion vaut celle des autres. Moi je ne sais pas, je le dis et je ne m'amuse pas à aller me forger mon opinion moi-même. La quête de vérité de l'amateur se finit trop souvent en prenant ses vessies pour des lanternes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je ne m'y connais pas, je peux néanmoins constater quelque chose d'absolument frappant qui est la faiblesse de l'argumentation climatosceptique et son accompagnement par une puissante interprétation idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le fondement rationnel du climatoscepticisme : des données bien douteuses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argumentation climatosceptique se focalise sur plusieurs données dont elle a révélé avec raison la totale vacuité (glaciers de l'Himalaya, courbe d'Al Gore, relevés de température douteux etc). Loin d'y voir la nécessaire occurrence d'erreur d'hommes faillibles ou simplement d'être humble dans la victoire, elle croit y trouver le début d'une falsification générale, duquel elle va révéler toute une mascarade comme on tire sur le fil d'un tricot pour le défaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en réalité, si malgré tous leurs efforts les climatosceptiques n'ont pu trouver que ces quelques faits, sur lesquels ils s'appesantissent, c'est précisément parce qu'ils ne trouvent pas autre chose. Ils n'ont été aucunement capable de renverser la trame générale de faits en faveur de la théorie du réchauffement climatique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins ils ont effectivement révélé plusieurs affaires particulièrement lamentables de manque de rigueur chez les climatologues et sont à l'origine de la révision à la baisse de plusieurs prévisions excessivement catastrophiques. Ceci doit être porté à leur crédit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le fondement irrationnel du climatoscepticisme : le soupçon politique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi les climatosceptiques ont-ils tant de soupçon contre la théorie du réchauffement climatique et de complaisance pour la théorie du complot climatologique ? Parce qu'il y a quelque chose de pourri dans le débat sur le réchauffement climatique, qui est la facilité avec laquelle la théorie du réchauffement climatique se prête à une interprétation politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le levier de la critique : le millénarisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet cette théorie présente les traits d'un millénarisme : la fin du monde est proche (la température augmente, nous serons submergés), elle est la conséquence de vos péchés (consommateurs égoïstes), adoptez une vie plus frugale, rejetez vos richesses, obéissez aux prophètes. De plus cette théorie se mélange aisément avec du sentimentalisme (les pays pauvres seront les premiers touchés... évidemment !), un faible esprit critique (refus de tout débat, haine de l'opinion divergente) et bien sur et surtout : de l'étatisme (il faut transformer le système en économie dirigée, faites-nous confiance).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le réchauffement climatique est une théorie correcte, sa promotion n'est donc pas indifférente à quelques considérations idéologiques et il serait bon que les gens sérieux fassent le ménage des décroissants et autres rigolos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est par ailleurs  remarquable que nous subissions en permanence l'annonce d'une catastrophe : quid du trou de la couche d'ozone ? Il a fait pshit. Quid du DDT ? De la grippe A ? de la grippe aviaire ? De la crise financière ? Etc De quoi alimenter le soupçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Idéologisme des climatosceptiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les climatosceptiques ne sont pas en reste. A vrai dire, ils sont les plus idéologiques dans cette histoire, capable de vous dire à la fois que le réchauffement n'existe pas et que ce réchauffement existe mais n'a pas une source humaine... La coïncidence qu'ils décernent entre le mal putatif du réchauffement et le remède étatique qu'on lui attribue est décisive dans leur conviction soi-disant climatosceptique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traitement des faits est incapable de s'abstenir d'une critique idéologique : on se contentera ainsi des erreurs et des excès de ceux qui soutiennent l'existence du réchauffement pour illustrer un phénomène dont on a décidé que les causes étaient politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détail amusant : les même climatosceptiques qui se gaussent de ceux qui font confiance sur parole aux scientifiques du GIEC s'abreuvent-ils de blogs pour s'informer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès relatif de la critique climatosceptique a au moins ceci de positif : la confrontation va avoir lieu et un camp en retirera une légitimité. En attendant il convient de ne pas mélanger les causes et en particulier ne pas risquer d'associer la cause climatosceptique à d'autres enjeux tels que le libéralisme économique, comme si une économie de marché n'était pas à même de faire face au défi du réchauffement climatique dans le cas où celui-ci serait établi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1902715009375173174?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1902715009375173174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1902715009375173174&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1902715009375173174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1902715009375173174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/02/le-debat-pourri-du-rechauffement.html' title='Le débat pourri du réchauffement climatique'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6316677887190257036</id><published>2010-01-30T16:20:00.002+01:00</published><updated>2010-01-30T17:46:30.889+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Avatar film va-t-en guerre ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je rebondis ici sur l’&lt;a href="http://lemonde.fr/opinions/article/2010/01/27/avatar-rien-d-autre-qu-une-bete-justification-de-la-guerre-par-pierre-desjardins_1297562_3232.html"&gt;opinion&lt;/a&gt; de Pierre Desjardins exprimée dans un article du Monde.fr le 27 janvier dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’auteur soutient rien moins qu’Avatar recèle une apologie de la guerre (titre : Avatar : rien d'autre qu'une bête justification de la guerre !) : la guerre est juste en cas de cause juste mais comme en réalité chaque camp croit toujours détenir celle-ci, nous obtenons une justification de la guerre en général… Le postulat de l’auteur semble être qu’il n’existe pas de guerre juste, dénonçant un excès pour tomber dans celui inverse. Dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette critique fait à mon avis fausse route en ce que le phénomène à l’œuvre ne se réduit pas à Avatar et qu’il n’a pas la signification que lui prête le critique. En effet, le problème n’est pas tant l’apologie de la guerre que la désinhibition face au mal et ce n’est pas propre à Avatar, ça l’est de la plupart des films d’action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observons ceux-ci. Le ressort du film d’action ou de comédie est laid : la personnification du mal dans le personnage du vilain rend nécessaire au héros l’emploi de la violence, qui remarquons-le néanmoins, y prend plaisir. De même que le spectateur. Loin de vouloir assister au triomphe du bien contre le mal, le spectateur veut jouir du vice, de la violence, du sadisme, de la puissance, mais sans en avoir conscience :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi les films d'action mettent-ils tour à tour en scène le bon braqueur, le bon vengeur, ... et en ce qui concerne Avatar la guerre bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triste destin que celui du méchant : un acteur qui exprime un mal à la mesure du lot de souffrance qui l’attend pour satisfaire le spectateur… Il m'arrive de prendre pitié du méchant car son mal n’est que fiction et prétexte à l’expression d’un mal sadique bien plus tangible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment ce phénomène qui veut que nous trouvions plaisir à faire le mal et cherchons à le justifier par le bien ne se limite pas au cinéma. C’est humain. On le retrouve tout particulièrement chez les belles âmes : ceux qui chassent le dragon au nom du bien mais en réalité pour le plaisir de bruler, ceux dont les sacrifices et l’abnégation sont autant de moyen d’obtenir des concessions, imprimer les comportements et tenir le pouvoir… Méfiez-vous des bonnes intentions. Le mal n’est pas dans les autres, il est dans le cœur de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aller plus loin, indiquons que ni les tares d'Avatar, agréable divertissement, ni celles des films d'action ne se résument au trait exposé ci-dessus. Si dans Avatar on a donné au méchant la forme d'une armée belliqueuse d'un peuple envahisseur pour justifier la guerre et la violence en réplique, on lui a aussi donné des attributs technologiques, scientifiques, capitalistes en un mot modernes de sorte que le héros renonce à son peuple, sa culture et même sa nature pour rejoindre une tribu primitive, traditionnelle, mystique... et new age.... au système nerveux fusionné avec la nature... Illustration incidente saisissante du double standard à l'égard des idées réactionnaires : entre inadmissibilité et complaisance selon celui que celui qui les exprime est un égal ou le bon sauvage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi le film d'action témoignes des préjugés du moment et construit un homme de paille contre lequel le vice peut s'exprimer avec plaisir. ça donne envie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6316677887190257036?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6316677887190257036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6316677887190257036&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6316677887190257036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6316677887190257036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/01/avatar-film-va-t-en-guerre.html' title='Avatar film va-t-en guerre ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6321139072960079372</id><published>2010-01-20T21:18:00.003+01:00</published><updated>2010-01-20T22:27:50.304+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Walter sur scène</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.billetreduc.com/zi/br/sp_35071_g.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 180px; height: 230px;" src="http://www.billetreduc.com/zi/br/sp_35071_g.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un One man show que je conseille : Walter belge et méchant. Vu ce lundi. Agréablement provocateur, Walter passe du beauf au coquin en un éclair. Les hommes de bon gout approuveront ses maximes sur l'alcool, les femmes et l'argent, en revanche ils ne comprendront pas son appétit pour Angelina Jolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle dure une heure, il a lieu dans une petite salle dans un petit bar, quartier Belleville, à la croisée des rues de la Mare et Henri-Chevreaux. Pour payer &lt;a href="http://www.billetreduc.com/35071/evt.htm"&gt;encore moins cher, cliquez ici&lt;/a&gt; (au cas où vous n'auriez pas compris que c'est ce qui est donné qui oblige le plus). Tous les lundis vers 20h ou 20h30.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6321139072960079372?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6321139072960079372/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6321139072960079372&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6321139072960079372'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6321139072960079372'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/01/walter-sur-scene.html' title='Walter sur scène'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3400645321523418816</id><published>2010-01-03T01:06:00.005+01:00</published><updated>2010-01-03T15:45:32.560+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Accroche et intégration des nouveaux sur wikipédia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bonne année 2010 à tous,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année à wikipédia dont la crainte actuelle est qu'elle ne perde ses contributeurs. La raison en est simple et mécanique : les articles seraient désormais faits et donc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ La capacité d'accroche de wikipédia s'estompe : on ne crée plus les articles principaux, on ne fait plus d'apport majeur, on ne peut plus intervenir qu'avec la capacité d'apporter une grosse plus-value. Bref il faut être davantage spécialiste aujourd'hui qu'aux débuts de wikipédia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ Wikipédia se referme sur elle-même. Les règles informelles s'accumulent (règles de comportement et compréhension des règles éditoriales de npdv, ti, point etc) et le processus d'intégration s'affaiblit en conséquence alors même que les articles sur lesquels on se ferait la main se raréfient cf le premier point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, moins d'accroche et une intégration plus difficile des nouveaux. Risque de défaut de renouvellement des contributeurs. Danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais d'abord remarquons que ces maux ne sont que la conséquence nécessaire de la maturation de wikipédia, maturation qui est le but de ses contributeurs. Relevons ensuite des raisons d'être optimistes : le nombre de sujets augmente en fait en permanence et les sujets déjà traités servent de support à des articles plus pointus ou particuliers. Ainsi l'accroche qu'offre wikipédia change plutôt qu'elle ne se raréfie, attirant un public légèrement moins amateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant l'intégration des nouveaux, la rigueur des règles à connaitre peut être rebutante : wikipédia publie du matériel fiable et vérifiable, pas d'analyse personnelle, attribuer les points de vue etc. Certaines règles ne sont pas écrites et s'apprennent sur le tas. C'est aux wikipédiens installés de veiller à favoriser l'intégration des nouveaux (je salue au passage ceux qui prennent le temps de wikiparrainer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut évidemment appliquer les règles contre les nouveaux si besoin, avec plus de tact. Il faut aussi s'assurer que des anciens ne se servent des règles contre les nouveaux avec lesquels ils sont en désaccord éditorial avec l'idée de les dégouter de wikipédia et leur laisser tranquille leur niche éditoriale. (chose vue, et je ne parle pas de moi) Il faut éviter à l'inverse l'angélisme à l'égard des nouveaux (et en général) : certains nouveaux n'ont pas leur place sur wikipédia, c'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souhaite donc une excellente année 2010 à wikipédia et à ses contributeurs et j'espère des nouveaux prolifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3400645321523418816?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3400645321523418816/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3400645321523418816&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3400645321523418816'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3400645321523418816'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2010/01/accroche-et-integration-des-nouveaux.html' title='Accroche et intégration des nouveaux sur wikipédia'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7835607309745764860</id><published>2009-12-30T22:06:00.005+01:00</published><updated>2009-12-31T00:25:02.683+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Of Self-love</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne s'agit pas de parler ici d'un wikipédien au pseudonyme prétentieux mais d'une notion mystérieuse de libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous connaissons la fameuse citation d'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith"&gt;Adam Smith&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L'homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c'est en vain qu'il l'attendrait de leur seule bienveillance. Il sera bien plus sûr de réussir, s'il s'adresse à leur intérêt personnel et s'il leur persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu'il souhaite d'eux. C'est ce que fait celui qui propose à un autre un marché quelconque; le sens de sa proposition est ceci : Donnez-moi ce dont j'ai besoin, et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous-même; et la plus grande partie de ces bons offices qui nous sont si nécessaires, s'obtient de cette façon. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu'ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur ''self-love''; et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;Smith, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherches_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; la Richesse des Nations&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, chapitre II, Du principe qui donne lieu à la division du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette citation est extrêmement célèbre. Remarquez que j'ai laissé le mot "self-love" non traduit. Généralement le mot est rendu par "égoïsme". Regrettable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'égoïsme est un vice exclusif du bien d'autrui tandis que le self-love est plus estimable, consistant en la recherche de son bien, sans exclure aucunement celui d'autrui. Un certain nombre de contre-sens part de là... La &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Main_invisible"&gt;main invisible&lt;/a&gt; semble également poser beaucoup de problème (mais ce n'est qu'une métaphore).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;self-love&lt;/span&gt;. Cette citation de Hume (encore un Ecossais) montre clairement qu'il n'est pas l'égoïsme :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;I esteem the man whose self-love, by whatever means, is so directed as to give him a concern for others, and render him serviceable to society: as I hate or despise him, who has no regard to any thing beyond his own gratifications and enjoyments.&lt;/blockquote&gt;Hume, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;An Enquiry Concerning the Principles of Morals&lt;/span&gt;, appendice II : Of Self-Love&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui. L'explication de la société partant d'hommes égoïstes, soumis aux passions -si ce n'est aux vices- c'est en fait Mandeville et pas Smith. Pour la tradition libérale, l'homme cherche à réaliser son intérêt, qui correspond à un bien pour soi-même, mais sans que cet intérêt soit forcément égoïste. L'altruisme, l'humanité, la sympathie sont des passions humaines naturelles. La bonne action fait partie du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;self-love&lt;/span&gt;. La réalisation d'actions en apparence désintéressées est conforme à la recherche de l'intérêt personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hayek préfère parler de satisfaction de fins plutôt que de recherche de l'intérêt, incluant plus naturellement les fins désintéressées. Je préfère sa formalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7835607309745764860?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7835607309745764860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7835607309745764860&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7835607309745764860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7835607309745764860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/12/of-self-love.html' title='Of Self-love'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4789433844127159678</id><published>2009-12-29T19:05:00.009+01:00</published><updated>2009-12-29T20:22:13.904+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Kissinger sur l'art de construire la paix</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici un remarquable extrait de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A World Restored&lt;/span&gt;, ouvrage de Henry Kissinger publié en 1964 consacré à la reconstruction de l'ordre européen à l'issue de l'épopée napoléonienne. Ce passage très riche s'intéresse à l'art de reconstruire la paix : autolimitation, rejet du vain désir de vengeance, lucidité politique, équilibre, légitimité. (p. 138)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Although every war is fought in the name of peace, there is a tendency to define peace as the absence of war and to confuse it with military victory. To discuss conditions of peace during wartime seems almost indecent, as if the admission that the war might end could cause a relaxation of the effort. This is no accident. The logic of war is power, and power has no inherent limit. The logic of peace is proportion and proportion implies limitation. The success of war is victory; the success of peace is stability. The conditions of victory are commitment, the condition of stability is self-restraint. The motivation of war is extrinsic: the fear of an ennemy. The motivation of peace is intrinsic: the balance of forces and the acceptance of its legitimacy. A war without an ennemy is inconceivable; a peace built on the myth of an ennemy is an armistice. It is the temptation of war to punish; it is the task of policy to construct. Power can sit in judgement, but statesmanship must look to the future.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;These incommensurabilities are the particular problems of peace settlements at the end of total wars. The enormity of suffering leads to a conception of war in personal terms, of the ennemy as the «cause» of the misfortune, of his defeat as the moment for retribution. The greater the suffering, the more the war will be conceived an end in itself and the rules of war applied to the peace settlement. The more total the commitment, the more «natural» unlimited claims will appear. Suffering leads to self-righteousness more often than to humility, as if it were a badge of good faith, as if only the «innocent» could suffer. Each peace settlement is thus confronted with the fate of the ennemy and with the more fundamental problem whether the experience of war has made it impossible to conceive of a world without an ennemy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Whether the powers conclude a retrospective peace or one that considers the future depends on their social strength and on the degree to which they can generate their own motivation. A retrospective peace will crush the ennemy so that he is &lt;span style="font-style: italic;"&gt;unable &lt;/span&gt;to fight again; its opposite will deal with the ennemy so that it does not &lt;span style="font-style: italic;"&gt;wish &lt;/span&gt;to attack again. A retrospective peace is the expression of a rigid social order, clinging to the only certainty: the past. It will make a «legitimate» settlement impossible, because the defeated nation, unless completely dismembered will not accept its humiliation. There exist two legitimacies in such cases: the internal arrangement among the victorious powers and the claims of the defeated. Between the two, only force or the threat of force regulates relations. In its quest to achieve stability through safety, in its myth of the absence of intrinsic causes for war, a retrospective peace produces a revolutionary situation. This, in fact, was the situation in Europe between the two World Wars.&lt;/blockquote&gt;Les vainqueurs de Napoléon surent restreindre leurs revendications (en particulier  grâce aux efforts de Metternich &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metternich"&gt;wp&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/378934/Klemens-Furst-von-Metternich"&gt;bc&lt;/a&gt; et Castlereagh &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Castlereagh"&gt;wp&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/98728/Robert-Stewart-Viscount-Castlereagh-2nd-marquess-of-Londonderry"&gt;bc&lt;/a&gt;) et construire un ordre viable dans lequel la France trouvait une place et mettait un terme à ses projets de conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France qui vainquit l'Allemagne et l'Autriche en 14-18 ne sut pas faire preuve d'une telle sagesse. Elle essaya d'abaisser le plus possible l'Allemagne - voire elle l'humilia sans l'abaisser réellement. Le traité de Versailles fit le lit d'une Europe instable dans laquelle l'Allemagne était le pouvoir révolutionnaire. Pire encore, le principe d'auto-détermination qui fondait la légitimité du nouvel ordre, permettant à la France d'anéantir l'empire autrichien, allait devenir une arme entre les mains de Hitler pour annexer les régions peuplés d'Allemands sans réaction des puissances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond la Prusse n'avait pas fait preuve de davantage de sagesse en 1870 en proclamant l'empire allemand dans la galerie des glaces et en annexant l'Alsace et la Moselle, actions humiliantes et abaissantes condamnant la réconciliation future avec la France. Ainsi le deuxième Reich s'aliénait ce pays d'une part et la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;possibilité &lt;/span&gt;de s'allier avec lui d'autre part. Bismarck s'était d'ailleurs exprimé vainement contre l'annexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus près de nous et postérieurement à la parution de l'ouvrage de Kissinger, remarquons que l'action des USA en Irak et en Afghanistan, à la recherche d'une paix totale alimente plus qu'elle ne dissipe une situation révolutionnaire. Mais quel ordre est possible entre deux forces qui considèrent chacune l'autre comme le mal absolu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : on peut trouver le début de ce texte dans un dictionnaire de la diplomatie - comme quoi je n'ai pas le seul à avoir été frappé par la qualité de ce passage - mais il semble que la restitution est défaillante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4789433844127159678?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4789433844127159678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4789433844127159678&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4789433844127159678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4789433844127159678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/12/kissinger-sur-lart-de-construire-la.html' title='Kissinger sur l&apos;art de construire la paix'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3749194693618470672</id><published>2009-12-21T21:28:00.004+01:00</published><updated>2009-12-22T01:54:57.010+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>google books en difficulté devant la justice française</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un mot pour regretter la condamnation de google qui numérise et met en ligne le contenu de livres sans permission des ayant-droits (à la propriété intellectuelle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que le droit de citation est semble-t-il exclusif de visées commerciales en France. Partant ne critiquons pas la justesse de la décision mais la loi et la pertinence de l'action en justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Google propose en effet un service appelé google book qui permet de lire des extraits de livres, d'acheter les livres complets, de les trouver en bibliothèque, de lire librement depuis son PC les œuvres du domaine public, de retrouver les auteurs de citation, et pour autrui de faire du pov-pushing en dénichant dans l'océan de production littéraire la tournure qui servira à faire accroire son point de vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà c'est fait par des Américains (impérialisme linguistique), c'est gratuit (ça cache qqch), c'est commercial (c'est mal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gallica, le service public français fournit un service plus nickel mais moins maniable, plus lourd, moins intégré (plus de clic, moins d'intuitif), moins accrocheur. De plus, pourquoi s'embêter à payer par les impôts un service que qqn veut bien faire gratuitement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le côté commercial du service de google rebutte. C'est bien dommage car c'est précisément le caractère commercial de google qui implique que la compagnie doit vendre et trouver les moyens de vendre les livres. Autrement dit, si on cherche à augmenter la consommation de livre mieux vaut des commerciaux. Ceux-ci trouveront des moyens de pousser les gens vers les livres, ce que google books réussit très bien en combinant le net et le livre, relançant les perspectives du marché du livre. Qui s'en plaindra ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Google se réserverait parait-il le droit de faire appel. A suivre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3749194693618470672?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3749194693618470672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3749194693618470672&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3749194693618470672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3749194693618470672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/12/google-books-en-difficulte-devant-la.html' title='google books en difficulté devant la justice française'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8731648372330179341</id><published>2009-11-01T23:09:00.003+01:00</published><updated>2009-11-01T23:15:56.278+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>Astérix et l'économie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je signale un excellent article sur le blog Voxthunae : &lt;a href="http://voxthunae.wordpress.com/2009/10/29/anniversaire-d%e2%80%99asterix-2-obelix-et-compagnie-ou-goscinny-vs-keynes/" rel="bookmark" title="Lien permanent : Anniversaire d’Astérix (2) : Obélix et Compagnie ou Goscinny vs Keynes"&gt;Anniversaire d’Astérix (2) : Obélix et Compagnie ou Goscinny vs Keynes&lt;/a&gt;. Une lecture économique convaincante d'Obélix et Compagnie qui ne tombe pas dans le piège du wishful thinking.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un autre &lt;a href="http://voxthunae.wordpress.com/2009/10/25/anniversaire-d%e2%80%99asterix-1-introduction-et-relecture-du-domaine-des-dieux/" rel="bookmark" title="Lien permanent : Anniversaire d’Astérix (1) : Introduction et relecture du Domaine des dieux"&gt;Anniversaire d’Astérix (1) : Introduction et relecture du Domaine des dieux&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Écrits par un ancien participant de wikipédia que certains reconnaitront.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8731648372330179341?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8731648372330179341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8731648372330179341&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8731648372330179341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8731648372330179341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/11/asterix-et-leconomie.html' title='Astérix et l&apos;économie'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1561441928299883345</id><published>2009-10-10T12:26:00.003+02:00</published><updated>2009-10-10T17:10:55.526+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Obamania, suite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un article de plus sur Barack Obama qui vient de se voir décerné le prix Nobel de la paix. Certes l'intéressé n'a pas terminé les guerres d'Irak et d'Afghanistan, certes il n'a pas fermé Guantanamo, certes il n'a pas soutenu efficacement les démocrates iraniens, certes il est tout à fait possible qu'il intensifie l'effort de guerre américain, certes il n'a surtout pas fait grand chose mais le comité Nobel n'allait pas manquer de faire la leçon aux Etats-Unis en décernant une nouvelle fois un 3e anti-prix Nobel par procuration à G. W. Bush. Ce faisant, il n'est pas certain qu'il ait rendu service au lauréat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I/ Contre Bush&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'on regarde les noms de quelques lauréats récents du prix Nobel de la paix, sachant que Bush commence son premier mandat début 2001 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*2002 : Jimmy Carter, ancien président des USA,&lt;br /&gt;*2008 : Al Gore, ancien vice-président des USA et candidat malheureux contre Bush,&lt;br /&gt;*et 2009 : Barack Obama, supposé mettre un terme aux aventures néocons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons que Jimmy Carter a été récompense du Nobel pour la même raison que les électeurs américains ont refusé de le reconduire pour un second mandat : sa politique étrangère, qui apparait pacifiste aux européens, faible aux américains - ce qui n'est pas incompatible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons qu'Al Gore a été récompensé pour s'être fait le porte-parole d'une cause essentiellement européenne, la lutte contre le réchauffement climatique. On s'était déjà demandé à l'époque quel était le rapport avec la paix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarquons enfin qu'Obama est extrêmement populaire en Europe, davantage que dans son pays. Et d'ailleurs si la presse européenne exulte - ce qui risque de ne pas durer -, la presse des Etats-Unis est plus circonspecte. Lucide, le New Tork Times sous-titre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Nobel Peace Prize is a reminder of the gap between the ambitious promise of President Obama’s words and his accomplishments.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois nobélisés s'opposent tous à George Bush : le premier est idéaliste version sécurité collective, le deuxième a perdu les élections contre lui, le troisième lui succède. Outre leurs qualités objectives, on peut penser que le comité Nobel leur en a ajouté une, qui est de ne pas être George Bush et sanctionner ce dernier à travers eux. Derrière ces trois prix Nobel, il y a un anti-prix Nobel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II/ Un cadeau empoisonné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne revient pas aux Européens de donner des bons et des mauvais points aux Américains. Ils n'ont pas l'autorité morale qu'ils se complaisent à afficher et ne savent pas que les Américains interprètent les politiques européennes comme des témoignages de faiblesse. Les néocons décrivent les européens comme des Munichois en puissance ; la plupart des Américains n'ont pas une opinion si tranchée néanmoins ils rejettent dans une large mesure un angélisme européen qui a pour pendant la diabolisation des Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De surcroit, lorsque l'Europe fait l'éloge d'Obama et condamne Bush, lorsqu'elle s'attribue le premier et rejette le second, elle joue le jeu de ceux qui disent qu'Obama n'est pas vraiment Américain, qu'il n'a pas l'esprit du pays tandis que Bush, lui l'aurait. Les alliés européens d'Obama sont décidément embarrassants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attribuant le prix Nobel à Obama, le comité Nobel, émanation du parlement norvégien dirigée par l'ancien vice-président de l'internationale socialiste, donne des munitions aux détracteurs du président américain. Ceux-ci vont se faire un plaisir de dénoncer Obama comme l'homme des valeurs européennes, comme un pacifiste mièvre, faible et inconséquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_la_paix"&gt;si l'on regarde les noms des lauréats du passé&lt;/a&gt;, force est de constater que le prix Nobel de la paix a davantage récompensé les pacifistes que les promoteurs réels de la paix. C'est assez frappant concernant l'entre-deux guerres qui récompense les partisans des accords de Locarno, par lequel les Français offrent des remises de dettes définitives à l'Allemagne en échange de quelques concessions déjà contenues dans le traité de Versailles, les promoteurs du pacte Briand-Kellogg, qui décidait d'empêcher la guerre en l'interdisant, ou des membres de l'impuissante SDN. On remarquera aussi des prix pas très judicieusement placés : un certain nombre d'inconnus nommés pour tenter de faire pencher la balance dans le bons sens ou encore Arafat, Le Duc Tho, Kissinger, et surtout Wilson, dont le principe de libre-détermination des peuples, héritier du principe des nationalités de Napoléon III, devait faciliter les premières annexions de Hitler et causer tant de mal (pour la bonne raison qu'une fois qu'on a dit que l'Etat doit correspondre à une nationalité, on commence à refaire les frontières et on finit par déporter les populations).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Obama rejoint cette drôle de liste, attributaire d'un prix qui doit plus sa réputation à l'aura des prix voisins qu'à son autorité. Ce prix pourrait lui couter cher politiquement. Il en a parfaitement conscience : il a calmé le jeu et rappelé ses devoirs de chefs de guerre dans son discours. En récompensant Obama sans véritable raison objective, le comité Nobel confirme que le président est décidément le véhicule de tous les fantasmes et l'otage de ses groopies.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1561441928299883345?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1561441928299883345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1561441928299883345&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1561441928299883345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1561441928299883345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/10/obamania-suite.html' title='Obamania, suite'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-9174066587688408016</id><published>2009-09-24T21:07:00.006+02:00</published><updated>2009-09-25T22:12:08.787+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Défense de rupture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rendue célèbre par Me Jacques Vergès, rarement formalisée, la défense de rupture se définit comme la stratégie judiciaire consistant à jouer l'opinion publique contre l'institution de la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a été employée avec brio dans l'affaire Omar Raddad. Celui-ci était condamné par la justice  pour le meurtre de sa cliente, qui avait écrit de son sang "Omar m'a tuer", sur un mur . L'affaire était pliée lorsque l'avocat de l'inculpé, Me Vergès, prenait les journalistes à témoin et s'exclamait : « Il y a 100 ans on condamnait un officier car il avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier car il a le tort d'être maghrébin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce faisant il discréditait l'accusation comme raciste et parvenait à atteindre les préjugés de l'opinion publique, flattée de pouvoir prendre la cause d'une erreur judiciaire motivée par le racisme. Evidemment le procès était perdu mais le pouvoir politique devait intervenir pour satisfaire l'opinion et gracier le condamné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chapeau l'artiste. Pour cette fois-ci du moins car la plupart du temps la défense de rupture assure la condamnation du mis en examen sans grâce au bout de la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus récemment un autre inculpé célèbre a pratiqué une stratégie de la rupture : Yvan Colonna. Ses avocats dénoncent continuellement l'honnêteté de la procédure, font preuve à l'audience d'un comportement extrêmement désagréable. Ils s'adressent aux journalistes et non au tribunal car ils cherchent à toucher l'opinion publique, à la flatter cette fois sur l'air de "moi on ne me la fait pas." Ils claquent finalement la porte, de façon à imputer la condamnation de Colonna non pas à sa culpabilité mais à la volonté arbitraire d'une cour illégitime. L'avocat général de l'affaire, Jean-Jacques Krauss, a raconté les artifices employés par la défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'optique est différente de l'affaire précédente : pour l'inculpé il ne s'agit pas tant de se ménager une grâce présidentielle future que de chercher à affaiblir l'Etat en discréditant sa justice comme politique. En quelque sorte et dans cette espèce la défense de rupture est la poursuite du terrorisme par d'autres moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dernière affaire, qui se déroule actuellement, semble exposer une dernière stratégie de rupture : la défense de Dominique de Villepin dans le procès dit de l'affaire Clearstream. Me Thierry Herzog compare la défense de l'ancien premier ministre à la stratégie de Colonna. cf lemonde.fr : &lt;a href="http://lemonde.fr/societe/article/2009/09/24/pour-thierry-herzog-dominique-de-villepin-imite-yvan-colonna_1244893_3224.html"&gt;Pour Thierry Herzog, le mode de défense de Dominique de Villepin consiste à &lt;em&gt;"imiter procéduralement Yvan Colonna"&lt;/em&gt;.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait Villepin cherche à faire apparaitre sa présence devant la Cour d'assise comme un procès politique, produit de la volonté de son ennemi politique devenu président et d'une justice aux ordres. Le socialiste Montebourg a immédiatement embrayé sur une présentation aussi agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment il n'y a aucune preuve mais le discours de rupture, comme dans les affaires précédentes, vise les passions et les préjugés de l'opinion publique. Alors que des accusations irréfutables devraient être tenues pour fausses, le soupçon entourant l'action de Nicolas Sarkozy transfigure le discours de Villepin et lui prête les vertus du courage, de l'honnêteté, du sacrifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à Colonna, qui s'attendait à la peine maximale et n'avait rien à perdre, Villepin - qu'on me pardonne le rapprochement - estime probable une faible condamnation - n'étant là que pour des infractions commises essentiellement par abstention - et a donc tout à gagner à l'exposition médiatique qui peut le remettre en selle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet la stratégie des ousiders de droite c'est de compter sur un effondrement de Sarkozy. Si un Villepin ou un Bayrou parvient à se hisser au second tour, il a ses chances de victoire en capitalisant sur l'antisarkozysme. Villepin a dès lors tout intérêt à profiter au maximum de l'opportunité que le Président lui sert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalité variable, stratégie constante : la défense de rupture est négation des institutions, éloge du soupçon, flatterie de l'opinion.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-9174066587688408016?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/9174066587688408016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=9174066587688408016&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/9174066587688408016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/9174066587688408016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/09/defense-de-rupture.html' title='Défense de rupture'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3806033261893984537</id><published>2009-08-30T23:48:00.004+02:00</published><updated>2009-08-31T00:14:43.622+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Le Jargon du Diable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous connaissez peut-être le &lt;a style="font-style: italic;" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire_du_Diable"&gt;Dictionnaire du diable&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;d'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrose_Bierce"&gt;Ambrose Bierce&lt;/a&gt;, chef d'oeuvre de cynisme et d'humour noir, disponible dans sa version anglaise originale sur le net &lt;a href="http://www.alcyone.com/max/lit/devils/"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez qu'un wikipédien a eu l'idée d'en faire un pastiche voici un moment, appellé &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Keriluamox/Le_Jargon_du_Diable"&gt;le Jargon du Diable&lt;/a&gt;, en prenant pour thème la communauté wikipédienne. Le résultat, visible sur une sous-page de son profil est plutôt réussi mais plus vraiment à jour, son auteur, Keriluamox, s'étant faché avec le projet. Du coup le travail est figé, ce qui n'est peut-être pas plus mal et épargne l'effort de rejeter les propositions pas toujours éclairées proposées en page de discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à aller voir le travail, que vous soyez wikipédien et aimiez l'humour un peu grinçant, ou que vous ne soyez pas wikipédien et ayez envie de mieux connaitre l'encyclopédie et son jargon, avec un autre regard que celui des amateurs jaloux et des critiques mal informées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques exemples :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Hors critères&lt;/b&gt; : Autopromo prématurée de quelques années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Internationalisation&lt;/b&gt; : Ajout de sections sur la Belgique, la Suisse et le Canada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Neutralité&lt;/b&gt; : Art de lister toutes les opinions ramassées sur des blogs comme alternatives divisant les spécialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste est ici : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Keriluamox/Le_Jargon_du_Diable"&gt;[[Utilisateur:Keriluamox/Le_Jargon_du_Diable]]&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si ça ne vous suffit pas, lisez les propositions en pdd. Les courageux -ou les téméraires- tenteront leur chance et proposeront de nouvelles entrées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3806033261893984537?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3806033261893984537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3806033261893984537&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3806033261893984537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3806033261893984537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/08/le-jargon-du-diable.html' title='Le Jargon du Diable'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4488211747320381537</id><published>2009-07-27T23:32:00.010+02:00</published><updated>2009-07-28T01:25:59.173+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Droit'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Les suites de l'affaire Fofana sur une pente glissante</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelques mots sur les regrettables développements de l'affaire Fofana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le rendu de la décision contre Fofana et sa bande, la situation ne cesse de se détériorer. Alors que le procès était apparu comme un succès, succès crédité en partie à son médiatique avocat général et excellent esprit, Philippe Bilger, la famille des victimes a largement remis en cause la justesse de ce verdict à l'égard des co-accusés, n'aboutissant pour l'essentiel qu'à faire fondre le capital de sympathie dont elle bénéficiait. Histoire d'un fiasco.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier évènement, c'est une dénonciation du verdict déphasée de la perception publique.  Cela est en partie un effet malheureux du huis clos, qui fait que la partie civile et l'opinion n'ont pas vu le même film. Mais ça n'explique pas tout. Il y a surtout un sentiment d'aliénation d'une partie des Juifs français, qui trouve une expression. Des incantations excessives telles que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la shoah recommence en France&lt;/span&gt; discréditent ceux qui les proclament, quelle que soit la douleur d'avoir perdu un être cher, une douleur que les autres ne peuvent jamais entièrement comprendre. Mais l'excès montre une chose : beaucoup de Juifs sentent une insécurité croissante tandis que la plupart de la société française trouve que la communauté juive crie au loup. Est reproché à la décision de ne pas retenir le caractère antisémite du crime. Mais si l'enlèvement de Ilan Halimi a bien sur un lien avec l'antisémitisme, ce crime n'est pas directement antisémite en ce que les criminels voulaient obtenir rançon d'une personne qu'ils croyaient riche, à raison des préjugés qu'ils nourrissent contre les Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'excès des réactions ne doit pas cacher qu'il y a bien un gros problème en France actuellement, que les Juifs dénoncent trop souvent isolés. Il est en effet devenu courant dans le langage jeune et de banlieue de se servir du mot juif comme insulte, pour désigner un objet cassé ou un personnage malveillant. Et ce qui devrait être perçu comme la dernière vulgarité apparait à ses auteurs comme une transgression plaisante ou un conformisme légitime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, le procès était celui de Fofana et de sa bande et pas de l'antisémitisme. Il fallait accepter la justice rendue, au moins pour éviter de quitter l'ascendant moral et descendre dans l'arène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième événement, c'est un appel calamiteux et parfaitement inopportun. Les parties civiles ne pouvaient faire appel et le pouvoir politique l'a fait à leur place. Image désastreuse d'une justice à deux vitesses qui se coule si facilement dans le mythe des Juifs aux manettes. Évidemment l'origine de cet appel c'est quelque chose entre le copinage politique de l'avocat des victimes et de la garde des Sceaux, si proches au RPR, cumulé à du zèle politique mal placé. Mais le cliché est tiré. Stupéfiant de maladresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième évènement est la campagne, grotesque de part en part, menée contre l'avocat général. Nous avons BHL, dont les compétences juridiques ont été légitimement mises en doute, qui s'en prend personnellement au magistrat et attise les flammes ; l'avocat de la famille des victimes, Me Szpiner, qui commet des déclarations incendiaires violant son obligation de délicatesse et confondant les problèmes ; le Monde qui publie deux tribunes, l'une défavorable au verdict, l'autre favorable, mais en réalité toutes deux des charges contre l'avocat général... Cette personnalisation donne l'impression de chercher un coupable et révèle d'autant plus la déconnexion du monde de la partie civile, saisie d'une fièvre obsidionale, et de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fièvre va peut-être redescendre car on a appris lundi que le parquet a demandé au bâtonnier d'ouvrir une enquête sur les propos prêtés à Me Szpiner, selon lesquels il aurait traité Philippe Bilger de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;traître génétique&lt;/span&gt;, déclaration déshonorante dont on ne peut qu'espérer qu'elle marque le nadir de toute cette histoire et que désormais les choses vont s'apaiser. Et il faut que l'affaire se calme au plus vite : car il ne faut pas oublier que cette histoire est avant tout - et surtout avant la polémique - celle d'un jeune Juif torturé à mort par un monstre qui n'a pas regretté ses actes et a provoqué la famille pendant le procès. On voit aujourd'hui avec quel succès.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4488211747320381537?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4488211747320381537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4488211747320381537&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4488211747320381537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4488211747320381537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/07/les-suites-de-laffaire-fofana-sur-une.html' title='Les suites de l&apos;affaire Fofana sur une pente glissante'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4880595909843933052</id><published>2009-07-13T18:16:00.003+02:00</published><updated>2009-07-13T19:07:53.588+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine exotique)'/><title type='text'>Crise ou coup d’Etat au Honduras ?</title><content type='html'>Il était une fois un président populaire et antilibéral, hostile aux institutions républicaines qui lui interdisaient de briguer un second mandat de quatre ans dont il chérissait l'idée. L'emploi de la force mit fin au blocage et, vous avez bien compris, Louis-Napoléon Bonaparte conservait ainsi le pouvoir qu'il aurait du rendre, et le convertissait un an après en titre impérial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce 28 juin 2009, le président du Honduras eu nettement moins de chance. Il a été arrêté puis expulsé par l’armée, soutenue par la Cour suprême et le Parlement. Très vite, le président a acquis le soutien de la communauté internationale, sans que cela le remette en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a très vite qualifié les évènements de coup d'Etat, une qualification que je rejoins in fine quoique je pense qu'elle mérite d'être disputée, ce qui est d'ailleurs le cas sur les wikipédias. Cette qualification mérite d'être disputée parce qu'elle attribue un peu vite les rôles. Pour la communauté internationale, il semble cependant que le procès soit déjà terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;I ) Un unanimisme international&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Unanimisme&lt;/span&gt;, c'est bien le mot pour décrire la réaction de la communauté internationale. Certes il y a des nuances mais de façon générale on critique fiévreusement ou alors on critique, ou on dénonce. Les positions des pays s’étalent de la qualification de coup d’Etat assortie d’une condamnation et d’un appel à remettre en place le président, jusqu’à la dénonciation de la suite de l’emploi de la force et des appels à respecter la démocratie et l’état de droit (en réalité des formules génériques que chacun peut prendre pour soi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut cependant comprendre que cet unanimisme ne nous apprend pas grand chose sur les événements au Honduras, mais bien davantage sur la façon dont on doit gérer l’opinion publique dans ce type de crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun Etat ne veut en effet être attrapé en flagrant crime de lèse-opinion publique. D’une certaine façon le rêve des doctrines idéalistes en matière de relations internationales s’est réalisé : l’opinion publique compte. Mais pas comme prévu. Pas comme une force populaire au soutien d’une démocratie libérale fin de l’histoire, plutôt comme une passion qu'on ne veux pas avoir contre soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet unanimisme à critiquer le changement brutal de pouvoir, qu'il soit ou non qualifié de coup d'Etat, a ainsi le mérite de couper l’herbe sous le pied des démagogues américains, toujours prêts à stigmatiser les États-Unis. Chavez et ses amis, après avoir commencé leur réquisitoire contre les États-Unis, ont du faire machine arrière et se contenter de prêter aux riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les événements se glissent facilement dans la matrice de l’éternel coup d’Etat subi par une république bananière. La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;facilité &lt;/span&gt;devrait générer un peu de doute malheureusement pour beaucoup de monde, c’était un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;slam dunk&lt;/span&gt; et on s’est précipité à interpréter en noir et blanc ce qui était complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;II ) Une qualification disputable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité est toujours complexe. La définition d’un coup d’Etat elle-même n’a rien d’évidente. J’ai d’ailleurs du la revoir lors de la crise, aidé par quelques manuels (l’article de wp:fr reste à revoir si ce n’est à recycler).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observons &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat"&gt;notre définition&lt;/a&gt;. Un coup d’Etat est un renversement du pouvoir qui se caractérise plus par son illégalité que par sa brutalité : l’illégalité est nécessaire, la violence n’est que contingente. De surcroit le renversement émane d’une autorité constituée c.-à-d. qu’une section de l’Etat s’empare du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incidemment ces deux caractéristiques permettent àmha de distinguer le coup d’Etat du putsch - plus violent, plus extérieur à l'Etat - encore que généralement on les traite comme synonyme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le coup d’Etat se distingue de la révolution, pour laquelle on prête une part plus active à la population. Pour cela, nombre de coups tentent de se faire passer pour des révolutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’espèce la qualification du renversement du président Zélaya en coup rencontre des difficultés : celui-ci voulait effectuer une consultation populaire dans des formes que la Constitution ne prévoyait pas (cette consultation était donc interdite) pour le motif transparent de permettre la réélection du président, ce que la Constitution non seulement interdit mais prescrit en plus le prononcé de la haute trahison…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cour suprême avait logiquement jugé un tel scrutin illégal et c’est donc avec l’aide de Chavez, qui lui fournissait les bulletins, qu’il intimait à l’armée de procéder à la mise en place du scrutin. Celle-ci avait refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les partis politiques, qui avaient décidé de s’abstenir de ce scrutin, s’opposaient à Zelaya, y compris son propre parti - on notera que le président par intérim est issu du même Parti Libéral que Zelaya. Le Parlement était à quelques voix près entièrement tourné contre le président.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, vu de prêt, le président de Honduras n’est pas le grand démocrate empêché par les forces réactionnaires que le public espérait. Mais peu importe, on tenait enfin une bonne cause, on n’allait pas la lâcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;III ) Les conséquences en fonction des wikipédias&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment nommer l’article traitant de la crise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’alternative se résume généralement à des titres comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coup d’Etat au Honduras de 2009&lt;/span&gt; et C&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rise constitutionnelle au Honduras de 2009&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la guerre fait rage. Du moins cela dépend des wikipédias. Par curiosité je suis allé comparer les wikipédias les plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi sur l’anglaise, ça révoque :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois fois le 28 juin&lt;br /&gt;Une fois le 30 juin&lt;br /&gt;Quatre fois le 02 juillet&lt;br /&gt;Deux fois le 05 juillet&lt;br /&gt;Et depuis le 11 juillet nous avons : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;2009 Honduran constitutional crisis&lt;/span&gt;, article semi-protégé, et à l’enjeu si important qu’on vient me demander mon avis sur ma pdd pour le débat (oui le débat anglais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les Teutons, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Militärputsch in Honduras 2009&lt;/span&gt; n’a jamais été retouché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les Espagnols, on note une guerre d’édition les 29 et 30 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, rien. Mais on peut voir en pdd qu'il y a eu des tentations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;IV ) Un coup d’Etat quand même ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends bien la préoccupation de ceux qui veulent titrer la crise en évitant de la qualifier de coup d’Etat, ce qui leur apparaît comme une violation de pov.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les arguments sont intéressants mais quand on a montré que le comportement de Zelaya était autocratique et violait les institutions démocratiques, on n’a pas montré que ce n’est pas un coup qui l’a renversé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or quelques soient les violations de la Constitution de la Constitution que Zelaya avait commises, et surtout celles qu’il s’apprêtait à commettre, et quand bien même c’est lui qui aurait franchi le Rubicon en ordonnant un referendum illégal, c’est bien l’armée qui l’a déposé hors formes légales. Certes ces formes légales n’existaient pas : les institutions ne pouvaient destituer le président dans les temps en respectant le cadre constitutionnel. On était donc dans une situation de verrouillage, et c’est l’armée qui a liquidé le jeu. Se pose aussi le problème de savoir qui a eu l’initiative du renversement. Si on accepte l’idée que la constitution inflige automatiquement la peine de trahison de la patrie et donc la déchéance du président qui viole l’interdiction de se représenter, il n’en reste pas moins le problème de savoir qui a le droit de faire de telles qualifications. Blocage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, il y a bien violation de la légalité. Les objections à ce fait ne peuvent porter que sur la légitimité de cette violation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre la violation de la légalité, notons l’emploi de la force contre Zelaya. Le coup n’est pas sanglant, l’emploi de la force semble s’être cantonné essentiellement à arrêter et expulser Zelaya au petit matin. Néanmoins c’est l’emploi de la force qui a déterminé l’issue du verrouillage constitutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin les bénéficiaires et instigateurs sont des autorités constituées. Certes normalement c'est le titulaire du pouvoir exécutif qui renverse le reste de l'Etat. Ici c'est l'inverse mais le critère est bien rempli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toutes ces raisons, il n’est pas déraisonnable de croire que le coup d’Etat est constitué. Il ne faut cependant pas découler immédiatement de cette qualification qu’il faille le condamner. Certains medias ont parlé d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;un coup d’Etat d’un genre nouveau&lt;/span&gt; voire d’un coup d’Etat &lt;span style="font-style: italic;"&gt;étrangement démocratique&lt;/span&gt;, comme c'est le cas du Wall Street Journal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traitement de la crise par les partisans d'appeler le schmilblick un coup d'Etat montre une fois de plus qu'il ne faut jamais réduire la réalité à une opposition manichéenne. Le traitement par l'autre camp nous rappelle qu'on ne se trompe jamais autant qu'à travers les erreurs de ses contradicteurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4880595909843933052?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4880595909843933052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4880595909843933052&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4880595909843933052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4880595909843933052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/07/crise-ou-coup-detat-au-honduras.html' title='Crise ou coup d’Etat au Honduras ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6957211818417574592</id><published>2009-06-17T01:12:00.005+02:00</published><updated>2009-06-18T13:12:43.043+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'>Velupillai Prabhakaran</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les dictateurs sont souvent de grands malades, dont on se demande comment rationnellement ils peuvent se maintenir au pouvoir. Velupillai Prabhakaran, abattu le 17 mai 2009, n’aura jamais eu l’occasion de s’établir comme dirigeant de la partie tamoule du Sri Lanka qu’il entendait rendre indépendante. Le caractère dictatorial et inhumain de son pouvoir, sa personnalité délirante, sa mégalomanie méritent de le comparer à des dictateurs effectifs. Velupillai Prabhakaran a sa place auprès de Marcos, dont l’épouse avait accumulé 20.000 paires de chausures, Bokassa, qui s’était fait sacrer empereur par une cérémonie somptuaire, Ceausescu qui avait rasé le centre-ville historique de Bucarest pour bâtir des horreurs gigantesques, ou Trujillo, mulâtre psychopathe qui se teignait en blanc, violait des gamines et se préparait une tombe grandiose au Père Lachaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Velupillai Prabhakaran était le chef des Tigres tamouls, une organisation militaire qui tenait une guérilla depuis 1976 contre le pouvoir srilankais pour obtenir l’indépendance des territoires tamouls. Ce chef de guerre se distingue par sa violence et son fanatisme. Il tourne ses armes non seulement contre l’ethnie cingalaise mais aussi contre les tamouls modérés, éliminant tous ses rivaux et assassinant les hommes politiques qu’il juge trop conciliants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi horrible que ces actes puissent paraître, on peut encore concevoir qu’ils soient ordonnés par la raison, quoique malsaine. La suite de l’étude du personnage montre que tel n'est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Velupillai Prabhakaran, obsédé par sa personne, se faisait huiler plusieurs fois par jour, vivait dans le grand luxe, mettait en scène avec soin – à son niveau – son image auprès des émigrés, auxquels il soutirait de quoi poursuivre ses campagnes.&lt;/span&gt; Classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus original, Velupillai Prabhakaran est un amateur de films de guerre américains et cet attrait se révèle riche de conséquences. Il tire de ces films une inspiration pour son propre comportement. Il se promène ainsi, du moins c’est ce qu’il fait croire, avec une capsule de cyanure autour du cou ! Il prétend également pouvoir s’enfuir en sous-marin si les choses tournent mal (ces détails sont donnés dans sa nécro du journal The Economist). &lt;span style="" lang="FR"&gt;William Dalrymple, le célèbre écrivain écossais, rapporte dans un de ses livres que les exploits militaires que les tigres tamouls lui racontaient reprenaient littéralement le scénario de certains films... Et en effet &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;les films américains servaient également à élaborer les plans d’attaque, ce qui conduisit à des attaques particulièrement téméraires... et désastreuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il faut ajouter à cela que les Tigres tamouls sont les premiers combattants contemporains à utiliser l’attentat suicide, bien avant les islamistes. Cette arme a causé un grand nombre de morts dont celles de personnalités politiques telles que Rajiv Gandhi, dont la veuve est actuellement la personnalité politique la plus importante de l'Inde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'aventure est terminée. Les Tigres tamouls ont terminé écrasés et leur chef abattu alors qu’il s’enfuyait. Sans doute les Tamouls ont-ils des raisons de se plaindre du traitement que leur réserve un Etat contrôlé par une autre ethnie mais une guérilla dirigée par un psychopathe ne pouvait mener qu’au désastre. Comme disait Raymond Aron, de mémoire, la grande aventure d’un homme se termine en tragédie pour son peuple.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6957211818417574592?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6957211818417574592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6957211818417574592&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6957211818417574592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6957211818417574592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/06/velupillai-prabhakaran.html' title='Velupillai Prabhakaran'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6548317211872903851</id><published>2009-05-14T01:49:00.003+02:00</published><updated>2009-05-14T02:04:00.051+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><title type='text'>les bonnes nouvelles du moment</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Britannica me ré-offre un an. Aimer wikipédia n'empêche pas d'apprécier l'immense valeur de la meilleure encyclopédie du monde. Cela me permet de vous faire lire les articles que je veux, par exemple &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/319464/Henry-A-Kissinger"&gt;Henry A. Kissinger (United States statesman)&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Chacun ses options politico-philosophiques : certains sont athées, d'autres socialistes, d'autres croient à la licorne rose, on a des centristes, on a de tout. Moi ? Moi j'ai raison, et j'ai créé une boîte utilisateur pour l'indiquer de façon sympathique sur mon profil : &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le:Utilisateur_raison"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* En avant Guingamp a gagné la coupe de France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* C'est le mois de mai, profitez-en :)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6548317211872903851?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6548317211872903851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6548317211872903851&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6548317211872903851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6548317211872903851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/05/les-bonnes-nouvelles-du-moment.html' title='les bonnes nouvelles du moment'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6070594102504175830</id><published>2009-04-19T14:04:00.006+02:00</published><updated>2009-04-19T16:20:47.894+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Le processus éditorial sur wikipédia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur wikipédia, nous n'avons pas de comité éditorial. Les personnes extérieures  se demandent souvent comment l'information est traitée et sélectionnée. Sans comité éditorial, comment empêcher chacun de faire de la publicité ? ou la promotion indue d'une opinion ? ou introduire des informations fausses ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si wikipédia n'a pas de comité éditorial, elle possède cependant un processus éditorial éliminant vandalismes, aberrations et dégradations. Ce texte a pour but de présenter ce processus éditorial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons tout d'abord que n'importe qui peut techniquement contribuer sur wikipédia : s'inscrire n'est même pas nécessaire pour éditer. La contribution n'en est pas moins filtrée (I) puis appréciée (II).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I) Le filtrage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des robots tournent sur wikipédia, comme par exemple Salebot, le bot de Gribeco. Les robots détectent les vandalismes utilisant des termes obscènes, blanchissant des articles sans raison et les révoquent automatiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, une communauté réunie sur un chat, suit en direct les dernières interventions à travers des canaux ou des programmes tels que LiveRC. Sur ce dernier, sorte de shoot them up, les patrouilleurs voient chaque modification défiler sur un écran, assortie des informations telle que le nom de l'article - et donc son potentiel à attirer les vandales -, l'identité de l'auteur (nom d'utilisateur ou adresse IP) - une IP est plus susceptible de vandaliser -, le statut de l'auteur et son passif éventuel, la taille de la modification. Ils peuvent consulter un aperçu et décider de révoquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est ponctuellement reproché aux patrouilleurs d'avoir la gâchette facile, éliminant des contributions en fait utiles, ou validant involontairement des vandalismes en n'éliminant que le dernier d'une série. Leur travail est dans l'ensemble très efficace et fait gagner du temps en aval du processus éditorial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Robots et patrouilleurs éliminent vandalisme et aberrations, il reste à apprécier la matière qui a passé le filtrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II) L'appréciation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque utilisateur dispose d'une liste de suivi qui ordonne des articles par ordre de dernière modification. Une telle liste est personnelle, elle se constitue le plus généralement avec le temps, accumulant les articles auquel le contributeur a participé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liste de suivi est un outil de veille. Parmi les personnes qui suivent un article, plusieurs vont chacune de leur côté apprécier la valeur des modifications apportées à l'article. Si les modifications sont estimées néfastes elles sont supprimées ou corrigées. A défaut de rectification, la modification a passé avec succès le jugement d'un nombre indéterminé de wikipédien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus l'article est important ou trollogène, le plus il est suivi et le plus les ajouts sont appréciés par un grand nombre de personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cas de désaccord éditorial, la page de discussion permet de discuter du bien-fondé des positions de chacun. Une sorte de comité éditorial spontané se forme. Les intervenants ne sont souvent pas particulièrement qualifiés mais ils sont intéressés à la rédaction et cherchent l'information et la formulation la plus juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la discussion ne permet pas de résoudre le désaccord, les principes fondateurs et règles de wikipédia doivent permettre de trancher : les faits doivent être fondés sur des sources qualifiées, les points de vue attribués. En théorie du moins. L'expérience montre que le standard change envers les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;usual suspects&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au terme de ce processus mécanique, l'information est installée. Elle peut néanmoins être remise en cause à tout instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Wikipédia n'a pas de comité éditorial et pourtant elle tourne. Le processus ne garantit pas une information fiable à 100%, ce qui n'est pas notre prétention, mais un résultat satisfaisant qu'il revient à chacun d'approfondir et croiser avec d'autres sources.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6070594102504175830?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6070594102504175830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6070594102504175830&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6070594102504175830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6070594102504175830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/04/le-processus-editorial-sur-wikipedia.html' title='Le processus éditorial sur wikipédia'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8853156919610110886</id><published>2009-04-02T14:36:00.003+02:00</published><updated>2009-04-02T15:23:16.999+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Arguments raisonnables mais non rationnels</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une discussion qui doit se résoudre par des arguments rationnels exclut les sophismes et certains procédés qui s'ils ne sont pas rationnels ne sont pour autant pas nécessairement illégitimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux de ces procédés ont mauvaise réputation et pourtant ont une importance capitale dans l'élaboration des articles de wikipédia, encore que nous ne les désignons pas par leur véritables noms : ce sont les arguments d'autorité et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I) &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Argument_d%27autorit%C3%A9"&gt;Argument d'autorité&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument d'autorité a mauvaise réputation. Fréquemment confondu avec l'argument du bâton (argumentum ad baculinum), il ne signifie pas que l'on menace ou bat son contradicteur mais qu'on évacue le débat en le tranchant par l'invocation d'une autorité. L'autorité peut être aussi bien celle d'un texte sacré que d'un ascendant ou d'une personne qualifiée dans une discipline.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Wikipédia, est rejeté ce que l'on appelle le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;point&lt;/span&gt; c'est-à-dire la tentative de prouver son point de vue empiriquement (cf &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:POINT"&gt;[[wp:point]]&lt;/a&gt;), ce qui inclue en réalité toute tentative de démonstration personnelle. Il faut relier les informations à des sources, les analyses à des auteurs c'est-à-dire à des autorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous soutenons que la neutralité de point de vue signifie qu'il ne faut ni affimer ni laisser entendre qu'un point de vue est meilleur, moins bon ou même égal à un autre point de vue, nous voulons dire que ce n'est pas aux wikipédiens d'ordonner les avis. Simultanément les points de vue sont rattachés à leurs auteurs et ces auteurs ne se valent pas, certains représentent le consensus scientifique, d'autres des spécialistes isolés, d'autres des militants de sorte qu'il ressort immédiatement des autorités attachées aux points de vue une hiérarchie entre les opinions. Une neutralité de point de vue bien comprise ne doit pas tenter d'empêcher la manifestation de cette hiérarchie naturelle. Nous nous limitons bien entendu à l'autorité des spécialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument d'autorité n'est pas rationnel mais il est raisonnable. Etant donné que nous n'avons pas de comité de rédaction, ni qualité particulière, pour la plupart, à intervenir sur des sujets pour lesquels il existe des spécialistes, nous devons admettre la nécessité de notre ignorance et la possibilité de notre faillibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment dès lors trancher les désaccords sur les sujets ? Par le sourçage des informations et l'attributions des points de vue c'est-à-dire par le recours à l'autorité. Nous devons préférer l'avis des spécialistes nonobstant le fait que nous les estimions faux ou incomplets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II) &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Argumentum_ad_hominem"&gt;Argument &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lit beaucoup de choses contradictoires sur l'ad hominem, on oppose parfois le mauvais ad hominem au bon ad personam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité l'ad hominem est une chose très simple : il consiste à viser une personne plutôt que l'argument. Dans une discussion qui doit se déterminer rationnellement, l'ad hominem est à proscrire. Mais toute discussion n'a pas à se déterminer rationnellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut être raisonnable d'exclure l'argument d'une personne à raison même de la personne. Ainsi une personne ne peut être juge et partie : exclure le jugement d'une personne sur une affaire dans laquelle elle est partie prenante, c'est bien de l'ad hominem et ce n'en est pas moins légitime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opposer à quelqu'un ses actes, ses paroles qui contredisent son argument est encore légitime.  Cela ne décide pas de la valeur de ces arguments mais disqualifie leur auteur. On peut aussi opposer la mauvaise foi, ou la récurrence des erreurs d'une personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exclure l'opinion d'une personne qui n'est pas qualifiée sur le sujet dans un débat qui admet l'argument d'autorité est parfaitement légitime. C'est encore de l'ad hominem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'y pense pas mais il y a encore une personne dont il faut prendre avec précaution l'argumentation à raison de sa faillibilité : soi-même. L'esprit critique commande à douter en premier lieu de soi-même. L'erreur est humaine et nous pouvons tous nous tromper. Et quand bien même nous avons raison mais que notre contradicteur ne peut de bonne foi l'admettre, que pouvons-nous lui opposer pour qu'il nous croit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi sur wikipédia, nous, rédacteurs amateurs dans le bon sens du terme, connaissons notre faillibilité et relativisons en conséquence notre faculté à trouver la vérité nous-même (ad hominem), nous devons dès lors, avec humilité, nous borner à reporter les avis des personnes qualifiées en indiquant leur qualification (argument d'autorité), c'est là le fondement du processus éditorial de wikipédia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus sur les arguments non rationnels : &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/30698/applied-logic/65889/Kinds-of-fallacies#ref=ref535091"&gt;un article de la Britannica&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8853156919610110886?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8853156919610110886/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8853156919610110886&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8853156919610110886'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8853156919610110886'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/04/arguments-raisonnables-mais-non.html' title='Arguments raisonnables mais non rationnels'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8330572114143659191</id><published>2009-03-26T17:55:00.007+01:00</published><updated>2009-04-02T14:36:31.889+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Les aventures du pape</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'aurais bien fait un billet sur la qualité des nombreuses attaques portées contre l'Eglise ces derniers temps mais je vois qu'Eolas a déjà très bien traité le sujet : &lt;a href="http://www.maitre-eolas.fr/2009/03/18/1347-la-bonne-parole-est-a-la-defense"&gt;La (Bonne) Parole est à la défense&lt;/a&gt;, rebutant les critiques sur les trois affaires du moment : l'évêque négationniste, l'excommunication d'une mineure avortée et les propos du pape sur le préservatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les traitements contestables de ces affaires dans la presse, il faut relever le caractère habituel des imprécisions qui caractérisent dans les journaux le traitement de toute affaire impliquant de près ou de loin l'Eglise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai ainsi lu récemment Robert Solé, ancien médiateur du Monde, reprendre cette vieille scie selon laquelle l'Eglise aurait condamné Galilée pour l'empêcher d'affirmer la rotondité de la Terre... J'avais déjà évoqué le problème &lt;a href="http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/11/les-sources-du-conspirationnisme.html"&gt;dans un ancien billet&lt;/a&gt; quand des médias avaient annoncé que les Beatles avaient été retiré de l'Index auquel ils n'avaient bien sur jamais appartenu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière affaire en date, des propos du Pape en voyage vers l'Afrique rappelant une vérité à la limite de la banalité : les distributions de préservatifs ne peuvent suffire à éradiquer le sida, il faut adopter des comportements responsables. Parce que le préservatif donne un sentiment de sécurité, il prête en effet aux comportements à risques et donc ne peut stopper la pandémie. Dès lors le mal doit être combattu directement et pas seulement ses symptômes. Le pape n'avait cependant pas pris en compte le paternalisme des occidentaux à l'égard des Africains, d'où le scandale médiatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un scandale caricaturé avec bonheur par ce billet-ci, dont je conseille la lecture : &lt;a href="http://e-deo.info/archives/7014"&gt;[Juste pour rire] “Il fait beau !” a déclaré Benoît XVI&lt;/a&gt; du blog catholique e-deo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'athée que je suis ne peut que constater toute la malveillance qui entoure toute interprétation des actions de l'Eglise. La critique de cette institution ne se fonde ultimement pas sur la raison mais sur la facilité à se laisser porter par les préjugés du moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant la critique raisonnable était possible. Mon avis est que le défaut de la position du pape et de l'Eglise est de nier la fatalité de la progression des comportements de libre sexualité, qui est un phénomène moderne irrésistible lié à la disparition des contraintes et l'accroissement de la prospérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ps : un autre article qui mérite le détour : &lt;a href="http://www.libertepolitique.com/vie-de-leglise/5230-les-quatre-registres-de-la-morale-"&gt;les quatre registres de la morale&lt;/a&gt;, par Roland Hureaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8330572114143659191?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8330572114143659191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8330572114143659191&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8330572114143659191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8330572114143659191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/03/les-aventures-du-pape.html' title='Les aventures du pape'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3422378530036647613</id><published>2009-02-27T17:54:00.006+01:00</published><updated>2009-02-27T23:08:14.084+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Dans la nature, le beau coïncide avec le bon et l'utile</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Darwin, voici un post consacré à une théorie classique appliquée à la lumière du darwinisme : la coïncidence dans la nature du beau du bien et de l'utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, entendons-nous sur le sens du mot beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après le TLFI, le beau est ce "qui cause une vive impression capable de susciter l'admiration en raison de ses qualités supérieures dépassant la norme ou la moyenne". Et ce dictionnaire d'ajouter qu'une de forme du beau est que "l'impression s'exerce sur les sens de la vue ou de l'ouïe".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me permet ici d'employer le mot beau de façon plus générique en l'étendant à l'impression exercée sur un sens quel qu'il soit car, que la chose soit belle à l'oeil, sente bon au nez, soit bonne au goût ou douce au toucher, l'idée est au fond la même : la perception agréable d'un sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi dans la nature, ce qui est bon et utile nous apparait beau, et inversement ce qui nous est néfaste nous apparait laid ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'établirai la régularité (I) puis je l'expliquerai par les mécanismes darwiniens (II). Enfin nous verrons pourquoi ceux qui se réclament de Darwin ont du mal à accepter ma proposition (III).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I ) La régularité naturelle entre beau, bien et utilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je précise d'emblée et explicitement que je parle des produits naturels donc inutile de m'opposer whisky et camembert, produits artificiels, qui peuvent être beau (bon pour le goût) et néfaste à la fois ; ou encore les médicaments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est agréable à notre goût est bon et utile : est bon le goût des aliments, ne l'est pas celui des excréments. Nous préférons le cuit or le cuit, s'il détruit des vitamines, détruit également les parasites. Poison, moisi ont mauvais goût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est agréable à notre odorat est bon et utile : les aliments de nouveau. La fumée à l'inverse qui signale un feu et donc un grave danger, ou le risque d'intoxication est désagréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est agréable à notre toucher est bon et utile. Nous aimons ce qui est doux. Brulant, gelé, râpeux, tranchant, qualités néfastes, ne sont pas agréables. Peut-être est-ce sens ou la coïncidence entre l'utilité et la sensation est la plus évidente : la blessure nous fait souffrir ; nous percevons immédiatement que la blessure est néfaste et qu'elle déplait à notre sensation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est agréable à notre vue est bon et utile. On dit que le ciel est beau ou moche suivant que le ciel est éclairé ou menaçant. Les caractères physiques qui nous apparaissent les plus beaux sont aussi les plus utiles : la qualité de l'œil comme celle des organes liés à la reproduction, forme des hanches, ventre et seins d'une femme. En revanche la maladie et la vieillesse sont laides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est agréable à notre ouïe est bon et utile. Un bruit inhabituel, surprenant, nous est désagréable, il signale un danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi dans la nature le beau coïncide avec le bon et l'utile et la liste donnée n'est sans doute pas exhaustive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II ) Des mécanismes darwiniens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par raisonner sur un cas extrême : supposons une personne attirée par une chose particulièrement néfaste, en effet il aime le goût de la viande décomposée. Il tombe malade et meurt, ses gênes ne se transmettent pas, ils disparaissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons le cas d'un appétit pour les fruits pourris, l'homme porteur de cette caractéristique est fréquemment malade. Il est désavantagé absolument et relativement par rapport à ses pairs, ses gênes se transmettent difficilement et se marginalisent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus compliqué, prenons le cas de l'homme qui préfère les fruits qui ne sont pas murs. En consommant ces fruits il nuit à son milieu naturel davantage que l'homme qui mange le fruit une fois mûr, pour la bonne raison qu'il nuit davantage à la reproduction des arbres générant ces fruits. De surcroit sa consommation requiert l'utilisation de davantage de ressources. Cet homme est avantagé contre son semblable car il va se nourrir avant lui relativement à un même fruit. Mais à l'échelle du groupe, le groupe qui présente cette caractéristique et qui donc consomme davantage de ressources et nuit à la bonne reproduction de ces ressources,  va être désavantagé par rapport aux autres groupes car le monde dans lequel nous vivons est un monde de pénurie dans lequel les caractères les plus efficaces se répandent au détriment des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In fine, c'est donc l'information du groupe qui préfère les fruits de la façon la plus utile cad murs qui va le mieux se diffuser par rapport aux autres et c'est pourquoi ce caractère se répand sur toute la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est pourquoi aujourd'hui nous préférons les fruits murs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi ce qui nous est utile, nous le trouvons beau (encore une fois, mon propos se limite aux choses naturelles). Une sélection naturelle est à l'origine de nos préférences naturelles. Rien n'est gratuit et tous nos caractères naturels ont ainsi une explication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lien entre beauté et utilité nous en apprend sur ce qu'est réellement la beauté. Elle n'est pas quelque chose existant de façon immanente. Elle est fondamentalement liée à la notion d'utilité. De même que la viande et la musculature d'un bœuf sont les deux faces d'une même réalité, la beauté et l'utilité correspondent dans la nature à une même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme peut rationnellement déterminer, calculer ou simplement avoir conscience d'où se trouve son utilité, tel n'est pas le cas de l'animal. L'animal a un comportement d'emblée efficace, qui s'appelle l'instinct. Et ce qui va guider l'instinct vers l'objet, c'est la sensation agréable que celui-ci procure, c'est ce qu'il trouve bon ; ce qui va l'éloigner est la sensation désagréable. Autrement dit l'instinct ce n'est pas quelque chose qui nous dirait fait ci ou fait cela, c'est plutôt quelque chose qui dispose nos perceptions de façon à nous faire sentir que ceci est agréable, cela ne l'est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi la beauté est le vêtement d'une utilité cachée de même que le préjugé est le vêtement d'une raison cachée selon le mot parait-il de Maistre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La coïncidence beauté/utilité est souvent inexploitée des commentateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons cet extrait,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Why did this genetic change spread so successfully? There is no evidence that blue eyes help people survive. Perhaps the trait was associated with paler skin, which admits more of the sunlight needed for the synthesis of vitamin D. That would be especially important as people in less sunny northern climates became more dependent on grain as a food source, which is deficient in vitamin D. On the other hand, blue-eyed people may have had more descendants chiefly because they happened to be more attractive to the opposite sex in that geographic region. Either way, the explanation leads straight back to Darwin's two theories—natural and sexual selection.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur oppose deux raisons comme origine du caractère des yeux bleus, d'abord l'association avec un caractère qui facilite l'assimilation d'une vitamine dans les régions où la lumière est faible, ensuite la beauté des yeux bleus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette alternative me semble fausse car comme je l'ai indiqué la beauté est la cause immédiate, que l'être perçoit tandis que l'utilité est la cause profonde et cachée. Ainsi il convient de dire que le caractère des yeux bleus s'est diffusé à la fois parce qu'il est beau et qu'il est utile. Cette utilité peut être celle citée, une utilité dans l'absolu, mais elle peut aussi être une utilité relative aux autres membres du groupe c'est-à-dire que l'ornement sert à se distinguer des partenaire reproductifs pour attirer les partenaires sexuels. Quelle que soit la solution retenue, il est erroné d'opposer utilité et beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre même auteur cherche par ailleurs à déterminer le pourquoi des ornaments :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;why a female would choose an ornamented male. It is a question that still excites biologists, because they have two equally good answers to it. One is simply fashion: When females are choosing gorgeous males, other females must follow suit or risk having sons that do not attract females. The other is more subtle. The tail of a peacock is an exhausting and dangerous thing for the bird to grow. It can only be done well by the healthiest males: parasites, starvation, and careless preening will result in duller plumage. So bright plumage constitutes what evolutionary biologists call an "honest indicator of fitness." Substandard peacocks cannot fake it. And peahens, by instinctively picking the best males, thereby unknowingly pass on the best genes to their offspring.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auteur nous explique dans cet extrait que les femelles paon préfèrent le mâle à la plus belle roue soit parce qu'elles doivent choisir le mâle dont la descendance sera la plus susceptible de plaire aux femelles, soit parce que cette roue révèle la robustesse (j'ajoute que la plus belle roue révèle un ensemble de caractères que les autres mâles du groupe ont admis comme supérieurs, supprimez cette roue et peut-être qu'un autre mâle sortira à son tour du lot).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là encore ses développements me semblent critiquables puisque les deux raisons données ne s'opposent pas mais se combinent. La première amplifie juste le phénomène imprimé par la seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III ) Une théorie qui rencontre des oppositions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai pu remarquer que l'exposé de cette théorie provoquait spontanément des réactions hostiles et pas vraiment argumentées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple ici :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Oracle/semaine_23_2008#Pourquoi_le_caca_pue_.3F"&gt;sur l'oracle&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;* &lt;a href="http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=40186"&gt;sur un forum&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous vous rappelez d'autres endroits où j'ai pu développer cette idée, merci de les porter à ma connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En permanence me sont opposés des exemples qui oublient le prémisse selon lequel je me situe dans l'ordre des choses naturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent on tente d'opposer quelques obscurs contre-exemple comme si la marginalité du contre-exemple n'établissait pas la régularité du phénomène décris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que ces oppositions sont dues à ce que cette théorie n'a pas la petite musique habituelle qu'entendent les partisans de Darwin, dont je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie selon laquelle le beau est bon est en effet une théorie classique qui a été oubliée. Alors que la théorie de Darwin semble souvent véhiculer hasard, relativisme et refus de l'absolu, en ce que l'état auquel nous nous adaptons (cf note 1) est contingent et indéterminé, l'idée que le beau et l'utile coïnciderait apporte une dimension objective, un fondement rationnel à la beauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble au fond que c'est cette idée qui dérange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note 1 : en réalité ce n'est pas tant l'individu qui s'adapte que la nature qui favorise le plus apte.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3422378530036647613?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3422378530036647613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3422378530036647613&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3422378530036647613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3422378530036647613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/02/dans-la-nature-le-beau-coincide-avec-le.html' title='Dans la nature, le beau coïncide avec le bon et l&apos;utile'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8992436649446394716</id><published>2009-02-22T22:56:00.003+01:00</published><updated>2009-02-22T23:39:33.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violentes réflexions'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='review'/><title type='text'>Le cauchemar de Darwin</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors qu’on approche la fin des démêlés judiciaires de l’historien François Garçon poursuivi pour diffamation contre l’auteur du film documentaire, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Sauper"&gt;Hubert Sauper&lt;/a&gt;, je voudrais signaler que j’ai une dette envers &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_cauchemar_de_Darwin"&gt;le film en titre&lt;/a&gt;, qui a aidé à ma formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné entre 2001 et 2004, le film décrit un commerce révoltant : la perche du Nil a été introduite dans le lac Victoria, en Afrique, elle en a détruit l’écosystème ; ce poisson est pêché puis envoyé dans les pays occidentaux pour fabriquer de la nourriture. Au retour les avions ramènent des armes, alimentant la guerre et donc la pauvreté africaine. Les Africains gardent les carcasses pourrissantes. Commerce inique, métaphore d’une mondialisation prédatrice et inhumaine, le film connut un certain succès en France, pays où il fut projeté en 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout le monde, ce film m’a révolté mais pour des raisons différentes puisque j'estime que loin d’informer l'opinion publiques d'horreurs véritables, ce film n’était qu’une fiction destinée à flatter un certain type de spectateur occidental dans ses préjugés. Le cauchemar de Darwin m'a fait comprendre beaucoup de choses, il m'a permis de voir où reposaient réellement les préjugés, leur force, la facilité et la satisfaction intellectuelle. Il a commencé à me faire comprendre à quel point le combat politique consistait à identifier l'adversaire à sa caricature et donc au mal, que l'idéologie n'est que le mensonge servant à justifier nos mauvais actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cauchemar de Darwin est le cauchemar rêvé des anticapitalistes, un film qui d'une bouillie de faits vus à travers le prisme de l'idéologie tente péniblement de mettre en accusation la mondialisation libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'image du film est belle, la fable séduisante mais y a-t-il quelque chose dans ce film qui ne prête à contestation ? Regardons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ Un trafic d'armes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film et en particulier son affiche allègue un trafic d’armes en rapport avec le commerce de la perche du Nil or celui-ci n'est jamais prouvé et rien ne permet de croire qu'un lien quelconque entre le commerce de la perche et des armes existe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant cette allégation fonde la critique politique du film et c'est une accusation grave. Dès lors il convenait de la prouver ou de ne pas l'utiliser du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ Des populations affamées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film sous-entend (au minimum) que le commerce de la perche affame les populations locales. Or ce n'est pas par la contrainte que le poisson est pris au pêcheur, ce n'est par la contrainte qu'il est pris aux usines, ce n'est pas par la contrainte qu'il est embarqué.  Mais alors comment ce commerce peut-il avoir lieu ? Pourquoi les populations locales ne conservent-elles pas le poisson pour leur propre consommation ?&lt;br /&gt;C'était à François Garçon de révéler que les populations ne mourraient pas de faim, que les carcasses de poissons, pourries et couvertes de mouches, n'étaient pas destinées à l'alimentation locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'allégation de populations affamées du fait du commerce international de la perche révélait une incompréhension de l'économie de marché : en effet le principe d'un échange libre c'est que chacun y gagne (sans pour autant que chacun y gagne forcément de façon équitable ou « juste »). Si les populations locales vendent aux occidentaux la perche, c'est qu'ils y ont plus intérêt que la garder pour eux, en particulier pour la manger. C'est donc qu'ils ne meurent pas de faim. De plus les revenus générés par le commerce permettent de créer des emplois réels, productifs et non fondés sur autre chose que la charité occidentale (encore que). De l'autre côté les occidentaux achètent la perche pour faire de la nourriture pour animaux. Tout le monde y gagne chose qui semble inacceptable pour le réalisateur, qui décrit en conséquence les responsables africains de ce commerce comme des idiots utiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les anticapitalistes, l'échange est le masque d'une exploitation : un camp exploite l'autre, (et le camp exploiteur est toujours le même). Quand ils qualifient le commerce mondialisé de sauvage ou brutal, ce n'est pas l'achèvement d'un raisonnement construit et corroboré par des observations, c'est le corollaire du dogme de départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/ La misère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film montre la misère locale, notamment celle d'enfants abandonnés qui sniffent de la colle. Mais cette misère n'a aucun lien avec le commerce de la perche. Au contraire ce commerce enrichit la population locale pour les raisons sus-cités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans le travail généré par l'activité de pêche, la misère serait plus importante et non l'inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4/ La métaphore d'un capitalisme prédateur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perche, introduite dans le lac, en a détruit l'écosystème. La perche est en effet un prédateur contre lequel les autres poissons ne faisaient pas le poids, ce faisant elle a détruit l'écosystème et donc les conditions de sa propre survie, se condamnant à terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire de cette perche se veut une métaphore du capitalisme ultralibéral, qui engendre un productivisme qui sape ses propres fondements et nous conduit dans le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par rendre à César ce qui appartient à César : qui a introduit la perche du Nil dans le lac ? Il ne s'agissait pas de capitalistes ou d'industriels appâtés par l'idée de profit mais bien de l'Etat, animé par la volonté politique d'accroitre la production du lac cad une politique de développement. Ce qui a mis la perche dans le lac Victoria ce ne sont pas les mauvaises mais les bonnes intentions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'exploitation intensive de la perche conduit à terme à son extinction, et comme le lac a été vampirisé par la perche du Nil, le lac Victoria deviendra un désert. Hubert Sauper a raison de dénoncer ce problème. Encore aurait-il fallu désigner les bonnes causes et non par réflexe conditionné le libéralisme ou la mondialisation. L'introduction de la perche et son exploitation intensive n'ont rien à voir avec le libéralisme et tout à voir avec un interventionnisme politique. Le productivisme n'est pas libéral. Là où le libéralisme aurait un rapport avec notre sujet est qu'un libre-marché et une échelle planétaire à ce marché accroissent les possibilités d'allocation des perches pêchées de sorte qu'il est plus intéressant de la pêcher et de la vendre que si l'usage devait être local. (Et de façon plus générale, un marché mondial pousse aux échanges et donc à la production et donc à la fois à l'exploitation des ressources naturelles et à l'opulence de l'ensemble des hommes) On peut critiquer ce mécanisme qui pousse à l'exploitation de la nature, il faut réaliser en même temps qu'il n'est possible que parce que les populations locales n'ont pas absolument besoin de ce poisson et qu'il permet à tous les Africains qui participent à l'exploitation de la perche de sortir de la misère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Problème suivant : l'assimilation du libéralisme économique au darwinisme social. C'est un lieu commun antilibéral qui repose sur des confusions, et qui ignore que les penseurs libéraux comme Mises ou Hayek ont toujours dénoncé le darwinisme social. On ne peut pas en dire autant de tout le monde, y compris des socialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regrette d'avoir oublié d'autres défauts que j'avais alors détecté. (désolé je ne compte pas revoir le film)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5/ Leçon paradoxale du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La leçon de ce film, édifiante, ne se terminait pas avec la projection : une fois la lumière revenue, je devais constater la satisfaction qui parcourait les visages des spectateurs, qui avaient tout gobé et croyait présenter un esprit critique en répétant docilement la morale du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon verdict négatif fut confirmé par l'analyse de François Garçon, qui révéla de surcroit que les carcasses montrées par le cinéaste n'étaient pas destinées à l'alimentation de la population locale. Il est hallucinant que ce fait n'ait été indiqué pendant le film. F. Garçon révélait aussi que seul les quartiers et la population les plus miséreux avaient été montrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut trouver le film choquant pour les raisons que j'ai exposées voire le qualifier de « supercherie » comme le fit François Garçon, attaqué en diffamation. La justice l'a condamné à une faible somme, estimant l'accusation de l'historien selon laquelle le réalisateur faisait jouer et rejouer les enfants se droguant infondées mais admettant la véracité du reste de ses accusations. On attend en ce moment la décision de la Cour d'appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film n'est pas isolé, plusieurs soi-disant films redresseurs de torts connaissent le succès. Prenez Slumdog millionnaire, en apparence un  film indien, en réalité un film occidental pour le public occidental, dans lequel la police torture le pauvre des bidonvilles qui refuse son sort. Derrière l'apologie de l'aventure d'un pauvre, un regard contempteur de la société indienne, la dénonciation des riches, tous pourris. Prenez Eden à l'ouest, dans lequel un étranger parfait sur le plan progressiste au point qu'il n'a plus d'origine, comme l'a remarqué avec justesse Eric Zemmour, est confronté à une population corrompue, jouée par des figurants qui avaient des consignes de comportement et devaient affecter une indifférence factice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film misérabiliste a ainsi son public, on peut même soutenir que c'est devenu un genre à part entière. En voici la recette : une bonne cause, lointaine, les préjugés d'un public qui se croit libéré des préjugés, la stigmatisation des autres, proches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rousseau disait fameusement, et que je suis d'accord ici avec lui :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins.&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8992436649446394716?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8992436649446394716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8992436649446394716&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8992436649446394716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8992436649446394716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/02/le-cauchemar-de-darwin.html' title='Le cauchemar de Darwin'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-463820376727488249</id><published>2009-02-05T22:38:00.007+01:00</published><updated>2009-02-05T22:55:36.977+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Citations sur la démocratie</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="font-size:110%;"&gt;Voici quelques citations sur la démocratie retrouvées dans mes papiers, que je crois me rappeler avoir collectées moi-même. Bien sur elles ne se valent pas. Leur intérêt est qu'elles permettent de faire le tour des problématiques assorties à la notion de démocratie, ainsi que de saisir la variété des acceptions de ce mot, à la fois système politique et état social, entre liberté et égalité. Celles qui m'ont le plus intéressé lorsque je les ai relues sont celles de Flaubert et Sauvy. N'hésitez pas à commenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La culture est l'âme de la démocratie. (Jospin)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie, c'est l'égalité des droits, mais la République, c'est l'égalité des chances. (Chirac)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Tout le rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. Le rêve est en partie accompli. (Flaubert)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La Démocratie, c'est la grande Patrie. (Victor Hugo)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Le noir est l'uniforme de la démocratie. (Baudelaire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie. (André Glucksmann)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie est un système dans lequel les citoyens votent pour désigner des gouvernants sur la base d'un programme leur indiquant les intentions des gouvernants. (J.-F. Revel)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Comme le despotisme est l'abus de la royauté, l'anarchie est l'abus de la démocratie. (Voltaire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La Démocratie ne va pas de soi. Il faut se battre pour elle chaque jour, sinon nous risquons de la perdre. La seule arme dont nous disposions est la loi. (Paul Auster)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-De même que je refuse d'être un esclave, je refuse d'être un maître. Telle est mon idée de la démocratie. (Lincoln)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je suis un de ces démocrates qui croient que le but de la démocratie est de faire accéder chaque homme à la noblesse. (Romain Gary)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La vraie démocratie est le régime où chacun porte dans sa giberne le désir d'être un héros. (Jacques de Bourbon-Busset)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Une démocratie ne vaut et ne dure que si elle sait refondre constamment dans la communauté nationale l'individualisme qu'elle fait naître. (Jacques de Lacretelle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie, cela ne consiste pas à s'unir, comme l'annoncent sans cesse les conservateurs attardés. C'est au contraire l'art de se diviser. (Alfred Sauvy)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie, c'est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. (Charles de Gaulle)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ce sont les démocrates qui font les démocraties, c'est le citoyen qui fait la république. (Georges Bernanos)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La monarchie dégénère ordinairement dans le despotisme d'un seul ; l'aristocratie dans le despotisme de plusieurs ; la démocratie dans le despotisme du peuple. (Montesquieu)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-A la nomination d'une petite minorité corrompue, la démocratie substitue l'élection par une masse incompétente. (Bernard Shaw)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes. (Winston Churchill)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Le moins mauvais système politique est celui qui permet aux citoyens de choisir l'oligarchie qui les gouvernera. On l'appelle généralement la démocratie. (Jacques de Bourbon-Busset)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-L'amour de la démocratie est celui de l'égalité. (Montesquieu)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. (Abraham Lincoln)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Démocratie : L'oppression du peuple par le peuple pour le peuple. (Oscar Wilde)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La dictature, c'est 'ferme ta gueule' ; la démocratie, c'est 'cause toujours'. (Jean-Louis Barrault)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Les démocraties ne peuvent pas plus se passer d'être hypocrites que les dictatures d'être cyniques. (Georges Bernanos)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J'aurais voulu naître dans  un pays où le souverain et le peuple ne pussent avoir qu'un seul et même intérêt, afin que tous les mouvements de la machine ne tendissent jamais qu'au bonheur commun; ce qui ne pouvant se faire à moins que le peuple et le souverain ne soient une même personne, il s'ensuit que j'aurais voulu naître sous un gouvernement démocratique, sagement tempéré. (Jean-Jacques Rousseau)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lorsque, dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c'est une démocratie. [...] Le peuple, dans la démocratie, est, à certains égards, le monarque; à certains autres, il est le sujet. (Montesquieu)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-463820376727488249?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/463820376727488249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=463820376727488249&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/463820376727488249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/463820376727488249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/02/citations-sur-la-democratie.html' title='Citations sur la démocratie'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7734311086268125249</id><published>2009-01-10T13:02:00.005+01:00</published><updated>2009-01-10T13:15:31.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Couvrez ce sein...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;Couvrez ce sein que je ne saurais voir.&lt;/blockquote&gt;Un message pour rappeler le sens de cette expression particulièrement galvaudée : il ne s'agit pas de moquer la pudibonderie mais l'hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La citation est prononcée par le Tartuffe dans la pièce de Molière qui porte son nom. La formule exacte est celle en tête d'article et non celle qu'on lit le plus souvent à savoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cachez ce sein que je ne saurais voir&lt;/span&gt;. La plupart du temps, cette formule est utilisée pour critiquer une pudeur ridicule, une morale rétrograde ou ce genre de choses. C'est un mauvais emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tartuffe, le personnage de théâtre qui prononce ces mots, n'est pas un dévot : c'est un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;faux &lt;/span&gt;dévot, et c'est son hypocrisie et non sa dévotion, que Molière ridiculise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tartufferie décrit une attitude en apparence vertueuse mais en réalité totalement jouée par une personne qui présente les vices opposés. La tartufferie ce n'est donc pas s'offusquer d'un sein découvert, c'est faire semblant de s'en offusquer. Et parce qu'il rejette de façon fausse et excessive une chose, le Tartuffe révèle son propre vice. Nier, c'est avouer en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est dommage que l'expression soit si souvent mal employée, il est encore dommage qu'elle n'ait pas été utilisée dans une récente affaire médiatique sur l'emploi du mot race, où elle aurait été parfaitement adaptée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7734311086268125249?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7734311086268125249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7734311086268125249&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7734311086268125249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7734311086268125249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2009/01/couvrez-ce-sein.html' title='Couvrez ce sein...'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-7084196531230659665</id><published>2008-12-28T18:56:00.008+01:00</published><updated>2008-12-28T20:11:14.893+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violentes réflexions'/><title type='text'>La queue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce petit texte se propose de comprendre pourquoi on trouve toujours plus de monde dans la queue la plus longue, fait constaté empiriquement à de nombreuses reprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenant l'avion ces temps-ci, j'ai pu constater que les gens se massent sur les queues les plus proches de leur point de chute. J'ai aussi pu constater qu'ils se pressent dans la queue d'embarquement malgré le fait qu'ils disposent chacun d'un ticket leur assignant une place, ce qui fait que leur attente debout est dépourvue du moindre gain. Phénomènes désagréables à un esprit rationaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, pourquoi les gens font-ils la queue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'existence d'une queue s'explique par une inadéquation de l'offre et de la demande d'un produit : la demande du produit désiré est supérieure à l'offre, il y a une pénurie et les gens font la queue pour obtenir le produit. L'ajustement de l'offre et de la demande pourrait se faire à travers le prix, ce qui est souhaitable puisqu'une augmentation du prix augmentera les quantités produites et offertes. L'ajustement peut aussi se faire à travers une variation du coût en temps. C'est notamment le cas lorsque le prix est rigide et cela se traduit par l'apparition d'une queue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus la queue est longue, plus vous allez consommer votre temps et moindre est votre chance d'être satisfait au final de sorte que vous aurez moins tendance à vous ajouter à la queue. Au bout d'une certaine longueur de queue, seuls les gens mal informés s'ajoutent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La queue est caractéristique des échanges dans les systèmes où le prix est fixé discrétionnairement et non par les mécanismes du marché : régimes soviétiques mais aussi billetterie d'opéra voire services de justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela ne nous explique pas tout ce que la queue a d'irrationnel : les derniers font la queue pour rien, les gens font des queue inutiles (la queue d'embarquement mais aussi la queue de sortie, qui se forme plusieurs minutes avant la sortie d'avion ou de train pour un gain de temps ridicule), les queues alternatives ont des longueurs différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme trouverait-t-il du plaisir à faire la queue ? Peut-être mais avant tout la queue révèle quelque chose d'embarrassant : notre instinct grégaire. La copie du comportement normal du groupe est une source essentielle de notre comportement et voilà pourquoi il nous est difficile de rester assis quand tout le monde se lève dans le train, de prospecter par soi-même des solutions différentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons tourner ces régularités à notre avantage. Ne prenez pas la queue préférée du public, gagnez du temps : prenez le temps de comparer les queues, cherchez la queue la plus éloignée du point de chute des clients, identifiez les queues comportant des tiers (en particulier les familles, qui occupent beaucoup de places mais passent à une vitesse comparable à celle d'une personne), déterminez le débit d'arrivée de la queue (par exemple une queue peut mener à une caisse, une autre à plusieurs), conservez des options sur le maximum de queues le plus tard possible. Si la queue est incompréhensible, sachez ne pas perdre votre temps inutilement, en particulier restez assis.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-7084196531230659665?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/7084196531230659665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=7084196531230659665&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7084196531230659665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/7084196531230659665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/12/la-queue.html' title='La queue'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3529078079870926869</id><published>2008-12-15T01:38:00.003+01:00</published><updated>2008-12-15T01:54:06.857+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Raffarinade</title><content type='html'>Que n'a-t-on glosé sur les raffarinades... Comme celle-ci : « Notre route est droite, mais la pente est forte. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant ce type de formule est assez banal outre-Atlantique et d'ailleurs un candidat heureux aux présidentielles US a lors de son discours de victoire prononcé les mots suivants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The road ahead will be long. Our climb will be steep. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ça ne s'invente pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, point de ricanement cette fois-ci mais au contraire des mines rayonnantes d'admiration, à croire que le ridicule n'est en fin de compte pas dans le fond du texte mais dans la tête de l'auteur. Il est vrai qu'entre Obama et Raffarin, il n'y a pas photo niveau charisme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3529078079870926869?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3529078079870926869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3529078079870926869&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3529078079870926869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3529078079870926869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/12/raffarinade.html' title='Raffarinade'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-2884734396839572755</id><published>2008-12-09T23:16:00.003+01:00</published><updated>2008-12-09T23:25:38.206+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><title type='text'>Poker</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme tout le monde, je joue au poker. Ce jeu auquel tout le monde s'est mis par snobisme est devenu mécaniquement des plus vulgaires. Tout le monde a sa petite mallette et fait des soirées régressives entre hommes et binouzes. Même une chaine de fast food fait un concours reprenant le thème. Le pire reste que les Français ne connaissent généralement que deux variantes (toujours les mêmes : stud et texas).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le nouveau chic c'est donc d'ignorer le poker. Je n'en suis pas encore là.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce petit post n'a pour raison d'être que de raconter qu'en un an, sur une quinzaine de parties payantes, je n'ai perdu que trois fois de l'argent. Je suis heureux au jeu, heureux en amour, heureux tout court. Amis wikiparigots, que je rencontre ce samedi 13, vous voici prévenus.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-2884734396839572755?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/2884734396839572755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=2884734396839572755&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2884734396839572755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2884734396839572755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/12/poker.html' title='Poker'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6521476526405266853</id><published>2008-12-05T17:12:00.002+01:00</published><updated>2008-12-05T17:22:24.366+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Wikipédia, un mmorpg ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au cas où vous n'êtes pas encore au courant, le dernier pastiche à propos de wikipédia vaut le détour :&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Utilisateur:Koko90/MMORPG&amp;amp;oldid=35872359"&gt; lire la version au 5 décembre&lt;/a&gt;. Il a principalement été écrit par Koko90, merci à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe un équivalent en anglais (&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_is_an_MMORPG"&gt;Wikipedia_is_an_MMORPG&lt;/a&gt;), moins développé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonnes lectures :)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6521476526405266853?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6521476526405266853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6521476526405266853&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6521476526405266853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6521476526405266853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/12/wikipdia-un-mmorpg.html' title='Wikipédia, un mmorpg ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-2493293426252448566</id><published>2008-11-24T22:41:00.008+01:00</published><updated>2008-11-25T13:38:50.552+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Les sources du conspirationnisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans doute les conspirationnistes se croient des personnes originales, l'idée de ce texte est de montrer que bien au contraire ils sont le produit de deux préjugés immémoriaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon proverbe préféré est "on ne prête qu'aux riches", qui en plus de sa signification la plus évidente, met subtilement le doigt sur notre tendance à attribuer les causes des événements à ceux que nous estimons en mesure de les produire, parce que nous leur prêtons puissance et (mauvaises) intentions, en nous passant de preuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--Illustration--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rubrique "on ne prête qu'aux riches", l'Eglise catholique aurait sans doute une place à part : difficile de trouver une institution à laquelle on aurait prêté autant d'erreur et d'obscurantisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce que nous rappelle paradoxalement un article du monde.fr sur lequel je tombe ce soir, intitulé "&lt;a href="http://lemonde.fr/culture/article/2008/11/24/vatican-les-beatles-ne-sont-plus-a-l-index_1122149_3246.html"&gt;Vatican : les Beatles ne sont plus à l'index&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, ils étaient à l'Index les Beatles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh en fait non, c'était juste une formule pour attirer le chaland, l'article ne parle pas une seule fois de l'Index (qui n'existe plus). L'article expose en fait comment l'Eglise catholique aurait pardonné aux Beatles. En effet une déclaration de Lennon comparant sa bande à Jesus avait rendu furieux des Chrétiens américains, qui avaient monté un autodafé de disques des Beatles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Consternant sans doute mais quel rapport avec l'Eglise ? Si ce sont des Chrétiens américains il y a des chances qu'on ait plutôt affaire à des Protestants qu'à des Catholiques. Et puis quel rapport avec l'Eglise ? A-t-elle condamné, ou même simplement critiqué les Beatles ? Qu'importe. On ne prête qu'aux riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne jetons pas trop la pierre au monde.fr qui semble avoir répercuté la même dépêche que les autres sites d'information, simplement avec un titre pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où ça devient rigolo, c'est que lemonde.fr propose aux lecteurs abonnés de réagir. Vous avez donc droit aux comparaisons avec le Moyen-âge obscurantiste, à l'inénarrable référence à Galilée qui aurait lutté pour établir que la Terre était ronde (!), à un appel pour mettre le Vatican à l'index, aux pseudo-rappels historiques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ratés ne vous ratent jamais. (Bernanos) On trouve aussi quelques personnes raisonnables qui tentent péniblement d'aller contre les idées reçues. Les idées reçues qui nous poussent à identifier le mal dans autrui sont àmha l'anthropomorphisme et la doctrine du caractère manifeste de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--Anthropomorphisme--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La négation du hasard et de la nécessité de notre ignorance, le refus de considérer que les causes peuvent nous demeurer inexplicables, la tentation de donner aux causes des caractéristiques humaines a un nom : c'est l'anthropomorphisme. Nous expliquons ce que nous ne comprenons pas par l'exercice d'une action aux caractéristiques humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'anthropomorphisme a d'abord conféré une volonté aux choses. Il s'est peu à peu raffiné dans les dieux, puis Dieu au singulier, devenant de plus en plus abstrait et conceptuel au fur et à mesure que l'homme cessait d'interpréter le monde à travers lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme moderne a cessé de croire que l'ordre naturel, les lois physiques dépendaient d'une volonté. Néanmoins l'homme moderne ne s'est pas résolu à accepter que l'ordre social lui-même n'était le produit d'aucun dessein et ne se commandait pas. Un nouveau mouvement a repris le flambeau de l'atavisme anthropomorphique, sous des oripeaux modernes. Son mot d'ordre est "Rien n'arrive par hasard", son nom est le conspirationnisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--La doctrine du caractère manifeste de la vérité--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conspirationnistes croient que la vérité est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cachée, &lt;/span&gt;ce qui révèle leur adhésion à ce que Karl Popper appelle la doctrine du caractère manifeste de la vérité, qui considère la vérité comme quelque chose de manifeste, dont l'absence de manifestation trahit l'existence d'un obstacle, d'un voile, d'un complot obscurantiste, qu'il suffirait d'identifier et d'abattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;--La conjonction : le conspirationnisme--&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conjonction de l'anthropomorphisme et de la doctrine du caractère manifeste de la vérité fait que à la fois nous cherchons une explication aux caractères humains, et nous voulons trouver un coupable à raison de l'absence de manifestation de la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat n'est pas nécessairement dangereux. Est inoffensive la croyance qu'un manque d'offrandes a fâché la pluie et causé la sécheresse. Est encore inoffensive la croyance selon laquelle l'étrange lumière vue pendant la nuit est celle d'un OVNI. Est seulement dangereuse, la croyance qui identifie le mal dans des personnes (autrui, cela va de soi), permettant de les déshumaniser avec bonne conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque époque et à chaque groupe son coupable : les sorcières, les spéculateurs, la presse, le cartel des patrons, le gouvernement, les ovnis, la fonction publique, Kissinger, les grandes entreprises, les intellectuels, les traders... Rien n'arrive par hasard et on ne prête qu'aux riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je signale aux lecteurs intéressés que la comparaison du conspirationnisme avec la gnose est féconde. Pour les gnostiques, un démiurge maléfique empêche le véritable monde de s'exprimer. Voici une citation de Erich Voegelin à ce sujet, qui ne porte d'ailleurs pas Popper dans son estime (citation prise à RH, merci à lui) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans le monde rêvé des gnostiques, la méconnaissance de la réalité constitue le premier principe. Par conséquent, des actions qui, dans le monde réel, seraient considérées comme moralement insensées, compte tenu de leurs effets concrets, seront considérées comme morales dans le monde imaginaire, car elles visaient des effets tout à fait différents. Le fossé entre l'intention et la réalité ne sera pas imputé à l'immoralité gnostique qui consiste à ignorer la structure de la réalité, mais à l'immoralité d'une autre personne ou d'une société qui ne se comporte pas comme elle le devrait [...] Et la promptitude des rêveurs à stigmatiser la tentative de clarification critique comme une entreprise immorale ne facilite pas la tâche. De fait, presque chaque grand penseur politique qui a reconnu la structure de la réalité, de Machiavel jusqu'à nos jours, a été qualifié d'immoral par les intellectuels gnostiques - pour ne rien dire de ce jeu de société qu'affectionnent tant les libéraux, et qui consiste à traiter Platon et Aristote de fascistes. » (Eric Voegelin)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-2493293426252448566?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/2493293426252448566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=2493293426252448566&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2493293426252448566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2493293426252448566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/11/les-sources-du-conspirationnisme.html' title='Les sources du conspirationnisme'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1513461807362652476</id><published>2008-11-14T17:14:00.003+01:00</published><updated>2008-11-14T18:59:53.956+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Hussein de Nagy-Bocsa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment identifier dans les articles de wikipédia les présidents des républiques US et française, grave question que voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obama et Sarkozy ont chacun un nom d'usage qui fait l'économie de termes du nom complet. Dans les deux cas, leurs détracteurs ont voulu attirer l'attention sur les noms occultés pour stigmatiser les origines des candidats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappeler Hussein ou Nagy-Bocsa permet de dire sans le dire que le candidat n'est pas des nôtres. Manœuvre grossière et retour de flamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Sur wikipédia, c'est différent, nous ne sommes pas des faux-culs mais nous prétendons tendre à l'exhaustivité et donc&lt;/span&gt; il va de soi que le nom indésirable doit être mentionné. Quelle place lui accorder ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le titre de l'article, la convention de nommage commande d'adopter le titre le plus court qui définit précisément le sujet. Cette convention est soulignée dans le texte... et contestée. Même à supposer que la règle soit renversée, le consensus est clair sur les personnalités : on indique en titre d'article le nom d'usage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dénomination dans le corps de l'article et sur les photos est de même le nom d'usage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, où indiquer le nom de l'état civil ? Réponse : d'une part dans les boites qui prévoient une entrée à cet effet, d'autre part, et surtout, à la première occurrence du nom, qui se trouve normalement en début de tout article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'usage, très respecté pour les personnalités historiques, moins respecté pour les personnalités contemporaines, pour la bonne raison que leur nom complet nous est inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne MM Obama et Sarkozy, sur la wikipédia anglophone, le premier est présenté comme "&lt;b&gt;Barack Hussein Obama II&lt;/b&gt;" et le second "&lt;b&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/b&gt;, born &lt;b&gt;Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa&lt;/b&gt;". La wikipédia française adoptait une présentation similaire jusqu'à il y a peu. Actuellement c'est discuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarque que les deux cas ne sont pas rationalisés. Il est vrai que le nom complet du président français en entier ferait une accroche lourde. En sens inverse, appliquer des règles générales permet d'éviter les différends.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1513461807362652476?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1513461807362652476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1513461807362652476&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1513461807362652476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1513461807362652476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/11/hussein-de-nagy-bocsa.html' title='Hussein de Nagy-Bocsa'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4812279255046259673</id><published>2008-11-04T17:22:00.004+01:00</published><updated>2008-11-04T18:12:32.386+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Obama - McCain : les Américains oseront-ils ? (édition 548121557²)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Confronté au déluge unanimiste de mièvrerie, ce blog sort enfin de sa réserve : votez McCain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Américains oseront-ils ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oseront-ils voter contre le porte-drapeau de tous les intellectuels progressistes ?&lt;br /&gt;Oseront-ils voter contre le candidat plébiscité par les médias ?&lt;br /&gt;Oseront-ils aller contre le pouvoir de l'argent ?&lt;br /&gt;Oseront-ils voter contre la réhabilitation de la réputation américaine aux yeux de l'étranger ?&lt;br /&gt;Oseront-ils faire abstraction du ridicule d'une vice- candidate ridiculisée - avec quel courage et originalité - par tous les comiques ?&lt;br /&gt;Oseront-ils passer pour des bigots créationnistes réactionnaires racistes ignorants ?&lt;br /&gt;Oseront-ils reconnaitre qu'ils ont perdu le leadership mondial de l'intelligence, du progrès et des droits de l'homme  au profit de... la France ? cocorico !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sérieusement, comment peut-on être &lt;strike&gt;Persan&lt;/strike&gt; pour McCain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, pour deux raison :&lt;br /&gt;1/ J'ai misé de l'argent sur Hillary voici un an, je limite mes pertes si Obama perd.&lt;br /&gt;2/ Je suis fatigué de voir les Français donner leur opinion sur tout (y compris moi !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si encore l'opinion était intéressante, mais non. Prenons &lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/03/pourquoi-obama_1113961_3232.html"&gt;l'éditorial du monde&lt;/a&gt;, qui appelle à la victoire d'Obama. D'abord de quoi se mêle-t-il. Ensuite pourquoi tous ces clichés ? Le président sortant est dépeint comme un horrible néoconservateur ultralibéral par la faute duquel tous les malheurs sont arrivés (moi qui croyait que la paresse intellectuelle devait être punie). Enfin Le Monde nous explique qu'il faut voter Obama parce qu'il est métis, et en ce sens abondent de nombreux commentaires. L'analyse de Patrick Jarreau est du même tonneau. Au final nous n'avons rien appris sur les Américains mais beaucoup sur le Monde et ses lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon analyse est que par effet de snobisme, le monde a acquis de nombreux lecteurs qui n'avaient pas le niveau. Que ces lecteurs souhaitaient imiter les classes supérieures en lisant le monde, mais aussi trouver confirmation de leurs idées reçues, comme n'importe quel lecteur de n'importe quel journal. Que la satisfaction de cette clientèle a conduit à une altération de la ligne éditoriale du journal. Qu'aujourd'hui nous avons un éditorial prêt à sacrifier à n'importe quel cliché pour croire que ce journal dirige son lectorat et non qu'il est dirigé par lui, sanction d'avoir eu la vanité de croire que les passions des masses doivent être orientées dans le bon sens plutôt que stoppées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute cette autosatisfaction, cette paresse intellectuelle, cette mièvrerie autour d'Obama doit être sanctionnée. J'invoque l'&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Bradley"&gt;effet Bradley&lt;/a&gt;, je sais qu'il est tard mais peut-être que ce post fera pencher la balance dans le bon sens. Si l'avis français était insignifiant, pourquoi les journaux français donneraient-ils tous leur avis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Américains oseront-ils ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4812279255046259673?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4812279255046259673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4812279255046259673&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4812279255046259673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4812279255046259673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/11/obama-mccain-les-amricains-oseront-ils.html' title='Obama - McCain : les Américains oseront-ils ? (édition 548121557²)'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1602676862669456914</id><published>2008-10-26T22:39:00.003+01:00</published><updated>2008-10-27T02:00:08.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>L'Etat, problème ou solution : II) Refuser les solutions totales</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ce deuxième billet est celui qui m'intéresse le moins sur les trois que j'ai prévus, du coup ça traine :)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Etat, problème ou solution ? Dans le premier billet, nous nuancions les responsabilités dans le cas particulier de la crise des subprimes, nous nous penchons maintenant sur l'étrange alternative que Reagan nous propose. Celle-ci ne nous propose que des solutions totales et en cela elle s'inscrit mal dans la tradition libérale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons Milton Friedman. Il a mis en lumière les erreurs de la Fed lors de la crise de 29 mais quand il parle du New Deal, on peut constater qu'il distingue entre les politiques de réforme étatiste, qu'il critique, et le soutien aux travailleurs en difficulté, qu'il approuve (&lt;a href="http://www.pbs.org/wgbh/commandingheights/shared/minitextlo/int_miltonfriedman.html#7"&gt;cf cet entretien&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi l'Etat est, comme à l'occasion de la crise des subprimes, partie du problème et opportunité de solution. Surtout, il convient d'éviter les solutions totales et de veiller à confronter son système à l'épreuve des faits, l'idéologie ne doit pas l'emporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme l'a bien compris : Alan Greenspan dont les journaux nous rapportent qu'il aurait abjuré la foi ultralibérale (Il y a beaucoup de schadenfreude dans toute cette crise). Alan Greenspan nous dit qu'il a trouvé une faille dans son idéologie, mais il n'emploie pas idéologie dans le sens commun d'ensemble de croyances devant lesquelles tous les faits doivent s'agenouiller mais au contraire comme notre conception du monde que nous améliorons sans cesse en la confrontant avec la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut lire les réponses - en vo- de Greenspan au représentant Henry Waxman lors de son audition devant le congrès (&lt;a href="http://www.pbs.org/newshour/bb/business/july-dec08/crisishearing_10-23.html"&gt;ci-jointes les transcriptions&lt;/a&gt;). Celui-ci est corrigé par celui-là : vous avez trouvé une faille dans la réalité ? Dans le modèle, reprend Greenspan. Loin de la caricature d'un fanatique, Greenspan nous rappelle l'humilité qui doit nous guider dans la recherche de la vérité, et la primauté des faits sur les systèmes qui leur donnent un sens. Même si Greenspan a péché, maintenant des taux d'intérêt bas peu orthodoxes, sa réaction est honorable (et j'apprécie peu la chasse au bouc-émissaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement la caricature se substitue au message (&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;lire sur ce&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.iht.com/articles/2008/10/15/arts/parody.php"&gt; sujet&lt;/a&gt;) et l'humilité de Greenspan s'efface derrière les interprétations superficielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le message est que, faillibles et ignorants, nous devons nous méfier des solutions totales et fonder nos raisonnements sur la raison, et être prêt à évoluer au terme d'une discussion rationnelle. Cette leçon concerne au premier plan les libertariens. La partition qu'ils doivent jouer est encore plus difficile qu'ils ne le croient. Affirmer en temps de crise financière, largement perçue comme une crise du capitalisme, que la crise n'est pas due au libéralisme mais au manque de libéralisme, ce type d'argumentation évoque immanquablement les doctrines irréfutables (donc inutiles à discuter) que les libéraux ont longtemps combattu, au premier plan desquelles le marxisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argumentation du trop d'Etat est recevable mais elle est sensible, et le libéral classique s'effraie que le libéralisme économique soit assimilé aux idées de quelque hubris libertariens. Comme dirait RH, le libéralisme est une chose trop sérieuse pour le laisser aux libertariens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le libéralisme était-il une chose trop sérieuse pour la laisser à Reagan ? Il est temps de lever le lièvre : sa citation ne doit pas être prise au sérieux.  Son intérêt ne réside pas dans sa proposition, pure boutade, mais dans ce dont elle témoigne : le coup politique de la jonction des mouvements conservateur et libéral, qui inaugure d'une décennie de domination politique de la droite au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1602676862669456914?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1602676862669456914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1602676862669456914&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1602676862669456914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1602676862669456914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/10/letat-problme-ou-solution-ii-refuser.html' title='L&apos;Etat, problème ou solution : II) Refuser les solutions totales'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-886482280875120929</id><published>2008-10-21T10:08:00.004+02:00</published><updated>2008-10-21T12:22:59.650+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Concours wikibéral 2008</title><content type='html'>L'association liberaux.org avait décerné le prix liberaux.org 2008 à Pierre Schweitzer. C'est désormais le tour du meilleur livre, qui reçoit le prix wikiberal 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lauréat est Jacques de Saint-Victor pour &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les racines de la liberté, le débat oublié&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette occasion, nous présentons des mélanges réunis en son honneur. Vous y trouverez les reviews des nominés à savoir :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Pascal Salin, Français, n’ayez pas peur du libéralisme, Odile Jacob,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jörg-Guido Hülsmann, Mises, The Last Knight of Liberalism, Mises Institute, Auburn, Alabama&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Friedrich A. Hayek, Essais de philosophie, de science politique et d’économie, Les Belles Lettres, Bibliothèque classique de la liberté,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Gilles Campagnolo, Seuls les extrémistes sont cohérents… Rothbard et l’école austro-américaine dans la querelle de l’herméneutique, ENS Editions,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jacques de Saint Victor, les Racines de la liberté : Le débat français&lt;br /&gt;oublié, 1689-1789, Librairie académique Perrin,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal : Essai sur la civilisation libérale, Climats&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Cécile Philippe, C’est trop tard pour la Terre, Jean-Claude Lattès, Idées fausses Vraies réponses,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Claude Allègre, Ma vérité sur la planète, Plon, Fayard.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Bonne lecture : &lt;a href="http://www.wikiberal.org/w/images/0/0f/M%C3%A9langes_Racines_de_la_libert%C3%A9.pdf"&gt;lien vers les mélanges (pdf)&lt;/a&gt;, et à bientôt pour le dernier prix, le prix flanby.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-886482280875120929?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/886482280875120929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=886482280875120929&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/886482280875120929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/886482280875120929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/10/concours-wikiberal-2008.html' title='Concours wikibéral 2008'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-4137004971863873864</id><published>2008-10-04T16:33:00.004+02:00</published><updated>2008-10-04T16:49:08.891+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><title type='text'>Les raisons de la crise économique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je remercie Free Jazz pour avoir porté à ma connaissance cette analyse de la crise, intéressante à tous points de vue. La traduction est de Hervé de Quengo.&lt;br /&gt;__________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la manipulation de la monnaie et du crédit&lt;br /&gt;Les Raisons de la crise économique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;II. Les changements cycliques concernant la situation économique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1. Le rôle des taux d'intérêt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre système économique les époques de prospérité alternent habituellement de manière plus ou moins régulière avec des époques de dépression. Le déclin suit l'essor économique, l'essor suit le déclin, etc. L'attention de la théorie économique a été grandement attirée, pour des raisons bien compréhensibles, par ce problème des changements cycliques des conditions économiques. Au début, plusieurs hypothèses incapables de résister à l'examen critique furent proposées. Toutefois on finit par développer une théorie des fluctuations cycliques répondant aux exigences légitimement attendues de la part d'une solution scientifique au problème. Il s'agit de la Théorie du crédit de circulation, habituellement appelée Théorie monétaire des cycles économiques. Cette théorie est généralement acceptée par les scientifiques. Toutes les mesures de politique cyclique prises au sérieux sont issues du raisonnement qui est à la base de cette théorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après la Théorie du crédit de circulation (Théorie monétaire des cycles économiques), les changements cycliques de la situation économique proviennent des tentatives de baisse artificielle des taux d'intérêt sur les prêts par l'intermédiaire de décisions de politique bancaire — expansion du crédit bancaire par le biais d'une émission ou d'une création d'instruments fiduciaires supplémentaires (c'est-à-dire de billets de banque et/ou de dépôts à vue non couverts à 100 % par de l'or). Sur un marché non perturbé par l'interférence d'une telle politique bancaire « inflationniste », les taux d'intérêt s'établissent à un niveau pour lequel tous les moyens sont disponibles pour réaliser tous les plans et toutes les initiatives qui ont été entrepris. Ces taux d'intérêt d'un marché non entravé sont connus sous le nom de taux « naturels » ou « statiques ». Si l'on respectait ces taux d'intérêt, le progrès économique se poursuivrait sans interruption — en dehors de l'influence des cataclysmes naturels ou d'actes politiques comme les guerres, les révolutions et autres phénomènes du même genre. Le fait que le développement économique suit un mouvement sinusoïdal doit être mis sur le compte de l'intervention des banques au travers de leur politique de taux d'intérêt. Chez les politiciens, dans le monde des affaires, dans la presse et au sein de l'opinion publique l'idée qui prévaut généralement est que la réduction des taux d'intérêt en dessous du niveau engendré par les conditions du marché est un objectif louable en matière de politique économique, et que la façon la plus simple de parvenir à ce but est d'accroître le crédit bancaire. Sous l'influence de cette idée, on tente sans arrêt de déclencher un essor économique en accordant des prêts supplémentaires. Certes, le résultat d'une telle expansion du crédit répond au départ aux attentes. Les affaires reprennent vie. Une amélioration notable se produit. Mais l'effet stimulant émanant de l'accroissement du crédit ne peut toutefois pas continuer éternellement. Tôt ou tard, un boom économique créé de cette manière doit s'effondrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux taux d'intérêt qui s'établissaient sur le marché, avant toute intervention des banques par l'intermédiaire de la création d'un crédit de circulation supplémentaire, les seules entreprises et affaires qui paraissaient rentables étaient celles pour lesquelles les facteurs de production étaient disponibles dans l'économie. Quand les taux d'intérêt baissent suite à l'expansion du crédit, certaines affaires qui ne semblaient pas rentables auparavant donnent l'impression de l'être. C'est précisément le fait que de telles affaires soient entreprises qui déclenche l'essor. Mais l'économie n'est pas suffisamment riche pour elles. Les ressources dont elles ont besoin pour être achevées ne sont pas disponibles : elles doivent être retirées à d'autres entreprises. Si les moyens avaient été disponibles l'accroissement du crédit n'aurait pas été nécessaire pour rendre possibles les nouveaux projets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Les conséquences de l'expansion du crédit&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expansion du crédit ne peut pas augmenter la quantité de biens réels. Elle ne conduit qu'à un réarrangement. Elle détourne les investissements en capital du cours prescrit par la situation de la richesse économique et des conditions du marché. A cause d'elle la production suit des voies qu'elle n'aurait empruntées que si l'économie avait connu un accroissement du nombre des biens matériels. Il en résulte que l'essor ne repose pas sur une base solide. Il ne s'agit pas d'une prospérité réelle. C'est une prospérité illusoire. Elle ne s'est pas développée à la suite d'une augmentation de la richesse économique. Elle est née au contraire parce que l'expansion du crédit a créé l'illusion d'un tel accroissement. Tôt ou tard il doit apparaître que cette situation économique est construite sur du sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tôt ou tard l'accroissement du crédit, par la création d'instruments fiduciaires supplémentaires, doit s'arrêter. Même si les banques le voulaient elles ne pourraient pas continuer cette politique indéfiniment, même si elles étaient obligées de le faire par une forte pression extérieure. L'augmentation constante de la quantité d'instruments fiduciaires aboutit à la hausse constante des prix. L'inflation ne peut continuer que tant que persiste l'opinion qu'elle s'arrêtera dans un avenir prévisible. Mais si la conviction que l'inflation ne s'arrêtera pas s'empare des esprits, le public tient compte à l'avance des hausses de prix anticipées. En conséquence les prix s'emballent par à-coups, sans qu'il y ait de limites. Les gens se détournent de l'usage de la monnaie, qui est mis en danger par l'accroissement des instruments fiduciaires. Ils « fuient » vers les devises étrangères, vers les lingots métalliques, les « valeurs réelles », le troc. Bref la monnaie s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique d'expansion du crédit est habituellement abandonnée bien avant que ce point critique ne soit atteint. Elle est interrompue en raison de la situation qui se développe concernant les relations commerciales internationales et aussi, en particulier, en raison de l'expérience des crises précédentes, qui ont fréquemment aboutit à des limitations légales du droit des banques centrales d'émettre des billets et de créer du crédit. En tout cas la politique d'accroissement du crédit doit prendre fin, si ce n'est suffisamment vite suite à une volte-face des banques, alors plus tard dans un effondrement catastrophique. Plus vite elle est arrêtée, moins il y aura de dommages consécutifs au fourvoiement de l'activité entrepreneuriale, plus la crise sera douce et plus la période de stagnation économique et de dépression générale sera courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'apparition de crises économiques revenant périodiquement est la conséquence nécessaire des tentatives continuellement répétées visant à faire baisser les taux d'intérêt « naturels » du marché au moyen de la politique bancaire. Les crises ne disparaîtront pas tant que les hommes n'auront pas appris à éviter de tels « amorçages de la pompe », parce qu'un boom stimulé de manière artificielle doit inévitablement conduire a une crise et à la dépression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III. La crise actuelle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise dont nous souffrons aujourd'hui est également le résultat d'une expansion du crédit. La crise actuelle est la conséquence inévitable d'un boom. Une telle crise suit nécessairement tout boom suscité par la tentative de réduire le « taux d'intérêt naturel » par l'accroissement des instruments fiduciaires. Mais la crise actuelle diffère sur certains points essentiels des crises précédentes, tout comme le boom l'ayant précédée différait des essors économiques précédents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La période de boom la plus récente n'a pas entièrement pris fin, au moins en Europe. Certains pays et certaines branches de la production n'ont pas été touchés de façon très importante par l'embellie qui, dans de nombreux pays, fut assez agitée. Un peu de la dépression précédente continuait, y compris pendant l'embellie. Pour cette raison — en accord avec notre théorie et sur la base de l'expérience passée — on aurait pu s'attendre cette fois à ce que la crise soit plus douce. Mais elle est à coup sûr bien plus sévère que les crises précédentes et il apparaît peu probable que la situation économique s'améliore de sitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'absence de rentabilité de nombreuses branches de la production et le chômage d'une proportion importante de travailleurs ne peuvent évidemment pas être dus au seul ralentissement des affaires. Cette absence de rentabilité et ce chômage sont tous deux accentués en ce moment par la dépression généralisée. Mais ils sont devenus, en cette période d'après-guerre, un phénomène durable qui ne disparaît pas complètement y compris lors de l'essor économique. Nous sommes confrontés ici à un nouveau problème que la théorie des changements cycliques ne peut pas résoudre à elle seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(240, 240, 240);"&gt;Ludwig von Mises (1931) - La Crise économique — Discours  prononcé le 28 février 1931&lt;/span&gt; (surlignez pour lire le nom de l'auteur)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pris du &lt;a href="http://herve.dequengo.free.fr/Mises/MMC/MMC_3.htm"&gt;site&lt;/a&gt; de Hervé de Quengo, qui propose gratuitement ses nombreuses traductions professionnelles de notre auteur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-4137004971863873864?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/4137004971863873864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=4137004971863873864&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4137004971863873864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/4137004971863873864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/10/les-raisons-de-la-crise-conomique.html' title='Les raisons de la crise économique'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-8218278815360838367</id><published>2008-10-01T18:30:00.004+02:00</published><updated>2008-10-01T19:55:22.194+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>L'Etat, problème ou solution : I) la crise des subprimes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout le monde connait la fameuse boutade de Reagan : l'Etat n'est pas la solution, il est le problème. Je ferai une suite d'article sur le thème. Premier épisode : la crise des subprimes vient-elle apporter un démenti au raccourci de Reagan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les subprimes sont des prêts de deuxième classe, faits à des personnes trop pauvres pour bénéficier d'un crédit normal ou ayant connu des accidents de paiement dans le passé. Ce sont donc des prêts à risques, contractés en échange d'une prime plus élevée que les contrats normaux, le plus souvent sans apport. Les subprimes ont donc permis à de nombreux pauvres d'acquérir une maison mais les conditions ne sont pas particulièrement saines puisque le taux réel de remboursement ne se met en place qu'au bout de quelques années même si bien évidemment on ne saurait expliquer le succès des subprime comme étant une grande arnaque : la vérité est que chacun veut devenir propriétaire, et envie la plus grande maison de son voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le caractère social de ces prêts a conduit le gouvernement à inciter voire à contraindre les établissements de crédit a ouvrir les vannes, notamment à travers le &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Community_Reinvestment_Act"&gt;CRA&lt;/a&gt; (Community Reinvestment Act).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'accès facilité du crédit aux pauvres résulte, on le voit, de deux forces que sont l'appât du gain des sociétés financières et la législation sociale des USA. Le mécanisme a longtemps fonctionné et permis à de nombreux ménagère de devenir propriétaire. Il a cependant créé une inflation immobilière (le prix de l'immobilier monte avec la demande) et reposait sur une politiques de taux d'intérêts bas, les prêts subprimes étant généralement indexés directement ou indirectement sur les taux de la réserve fédérale. La valeur des maisons s'appréciant avec la bulle dont elle était à l'origine, la défaillance d'un emprunteur était couverte par la revente de la maison que l'emprunt avait servi à acheter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la Fed a finalement remonté ses taux, conformément aux prescriptions libérales faut-il noter, la bulle a commencé à se dégonfler. Les échéances de remboursement ont couté plus cher. Davantage d'emprunteurs n'ont pu honorer leur dette, de plus en plus de maisons ont été revendues et le prix de l'immobilier a commencé à baisser. S'ensuit une spirale infernale : le plus les débiteurs sont défaillants, le plus de maisons sont revendues pour couvrir les dettes, le plus le marché descend, le plus la valeur des maisons achetées décroit. Suit la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes"&gt;crise des subprimes&lt;/a&gt;, les investisseurs perdent fois dans les subprimes titrisées et réclament les sous étatiques. Les bourses descendent et espèrent le vote du plan Paulson qui prévoit d'impliquer la somme pharaonique de 700 milliards de dollars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A qui la faute ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le sénateur socialiste Henri Weber dans Le Monde (&lt;a href="http://lemonde.fr/opinions/article/2008/10/01/tsunami-financier-la-replique-ideologique-par-henri-weber_1101723_3232.html"&gt;Tsunami financier : la réplique idéologique&lt;/a&gt;, 01/10/08), la cause est entendue : c'est la faute du libéralisme. Comment pourrait-il en être autrement, la crise n'avait pas commencée qu'elle allait être la faute du libéralisme.  C'est la France : 100% des gens sont contre la pensée unique qui est toujours celle des autres, il faut faire avec. Pour Henri Weber : "Les libéraux apparaissent pour ce qu'ils sont : des idéologues qui stigmatisent l'intervention de l'Etat en période de vaches grasses, mais qui exigent au contraire son secours massif dès que se lèvent les tempêtes que leurs politiques ont contribué à déclencher." Ce texte nous montre que les libéraux sont définis par leurs adversaires non comme les partisans d'une doctrine (de laquelle ses détracteurs veulent par-dessus tout ne rien comprendre), mais comme ceux qui tireraient les ficelles du système capitaliste mondial, à leur profit. Et peu importe que les libéraux critiquent le plan Paulson et que les Représentants républicains le rejettent aux 2/3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons. Quelle est la faute pour commencer : elle est triste à écrire, la faute c'est d'avoir trop prêté, notamment aux pauvres. On dénonce l'appat du gain des financiers, encore faut-il bien réaliser que la contrepartie de l'appat du gain était de prêter aux pauvres. Comment sortir les pauvres de la pauvreté quand l'accès au crédit leur est généralement empêché par les lois sensés les protéger ?&lt;br /&gt;Le crédit a un coût, prêter à une population pauvre c'est prendre un risque, qui doit être rémunéré. En interdisant cette rémunération, on interdit le prêt aux pauvres. La fermeture du crédit est pauvre est un effet pervers de l'interdiction de l'usure. C'est la leçon paradoxale que nous rappelle &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Yunus"&gt;Muhammad Yunus&lt;/a&gt;, banquier et prix Nobel de la paix 2006, qui nous conseille d'abolir nos législations soi-disant protectrices (dans une émission télé dont je ne retrouve plus les références).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y avait donc pas pêché à prêter aux pauvres mais il y a bien une crise. A qui peut-on imputer la faute : aux établissements de crédit mais aussi à l'Etat dont on a indiqué dans les lignes ci-dessus la responsabilité à deux titres : législations sociales poussant les banques à prêter à des personnes risquant la défaillance, et politique de taux d'intérêt bas qui multiplie le crédit et entraîne la bulle immobilière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut encore retenir la responsabilité de l'Etat à un autre égard : le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;too big to fail&lt;/span&gt; cad trop gros pour faillir. Ce principe signifie qu'une entreprise, à partir d'une taille critique devient invulnérable car le coût social de son effondrement serait tel que l'Etat va intervenir pour la soutenir. Une entreprise en difficulté dispose donc d'une alternative : se réformer, ce qui est difficile, ou grossir au maximum, voie dans laquelle il suffit de se laisser aller. En d'autres termes, la responsabilité ou l'irresponsabilité. Si l'Etat soutient l'irresponsable, la responsabilité perd tout intérêt c'est pourquoi l'Etat doit refuser de sanctionner le vice d'une entreprise qui cherche à devenir trop grosse pour bénéficier d'une aide privilégiée. Malheureusement cela fait des années que l'Etat américain a montré des signes de faiblesse. Il faut donc saluer le refus de sauver Lehman Brothers même si on savait que ce n'était qu'un avertissement sans lendemain puisqu'il fallait faire peur avant que les très gros poissons se manifestent ce qui fut très rapidement le cas avec AIG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, les financiers demandent des fonds publics : l'Etat est la solution. Mais il est aussi le problème...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-8218278815360838367?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/8218278815360838367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=8218278815360838367&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8218278815360838367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/8218278815360838367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/10/letat-problme-ou-solution-i-la-crise.html' title='L&apos;Etat, problème ou solution : I) la crise des subprimes'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6893610289475913407</id><published>2008-09-29T17:09:00.005+02:00</published><updated>2008-09-29T17:36:08.649+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Un entretien avec Marcel Gauchet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un entretien intéressant avec le philosophe peut être lu sur causeur.fr : &lt;a href="http://www.causeur.fr/dialogue-de-sourds-a-la-francaise,980?page=1&amp;amp;cp=2#comments"&gt;dialogue de sourds à la française&lt;/a&gt;, une bonne occasion de se familiariser avec un des philosophes français de la politique des plus intéressants. Cette description n'est pas très flatteuse puisque Marcel Gauchet relève lui-même la nullité du débat public français, ajoutons donc que c'est une excellent lecture dans l'absolu :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcel Gauchet évoque dans cet entretien le phénomène de l'abandon des élites, à savoir l'incapacité des élites à répondre aux attentes d'un peuple, qui se sent en retour abandonné. Ce thème se prête à une interprétation un peu rapide, et fausse : une (enième) critique du libéralisme. Je me permet de lever l'équivoque, que notre auteur semble nourrir avec plaisir face à des journalistes qui cherchent un peu trop à l'orienter sur leurs dadas : Marcel Gauchet ne dénonce pas les politiques libérales mais la façon dont elles sont mises en œuvre, à savoir sans pédagogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter encore de jolis passages sur les Français, en particulier : &lt;blockquote&gt;Les Français veulent un roi qu’ils veulent guillotiner. Ils combinent l’attente à l’égard du pouvoir et la révolte endémique contre lui. Du coup, les décisions des pouvoirs en place sont systématiquement contestées, mais cela ne conduit pas pour autant à les renverser.&lt;/blockquote&gt;Bonne lecture.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6893610289475913407?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6893610289475913407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6893610289475913407&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6893610289475913407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6893610289475913407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/09/entretien-de-marcel-gauchet.html' title='Un entretien avec Marcel Gauchet'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6838383142976888860</id><published>2008-09-09T17:44:00.004+02:00</published><updated>2008-09-09T20:29:02.099+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Comment la droite bat la gauche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voilà une dizaine d'année, l'Europe avait connu une vague rose avec les arrivées au pouvoir de Blair, Jospin ou Schroeder. Ajoutez à eux Clinton et vous remarquerez que la gauche avait le vent en poupe dans les pays occidentaux. Aujourd'hui la droite gagne davantage d'élections. Sarkozy a brisé la règle de la défaite systématique de la majorité qui durait depuis 25 ans et Fillon nous dit que la droite a gagné la bataille idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce phénomène on peut attribuer des cause mécaniques d'usure du pouvoir ou de basculement idéologique. L'avis de votre serviteur est qu'il y a un peu plus que cela et notamment une stratégie électorale mise en oeuvre par Bush puis Sarkozy avec succès. Je n'entends pas développer ici les fantasmes habituels sur le thème Sarko = Bush = fasciste, mais montrer la logique commune derrière leur victoire : la division de la gauche en hystérisant l'extrême-gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai la chance de lire des journaux depuis très longtemps et à l'époque de l'élection présidentielle américaine de 2000, je fréquentai déjà l'excellente presse américaine et ses sites webs. Le niveau intellectuel et l'art de la polémique étaient et sont toujours autrement plus attirant qu'en France. Pour autant le débat ne se caractérisait pas par une grande mesure et chacun prétait toute sorte d'objectif diabolique à son adversaire. Bush était largement haï et méprisé par la gauche des démocrates qui tirait sur lui en permanence à boulet rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'antibushisme, en plus d'être excessif et manichéen, n'était pas d'une grande tolérance : il ne fallait pas critiquer Bush, il fallait le dénoncer, lui hurler dessus. Les anti-Bush étaient par ailleurs assez naïfs, persuadés que Bush allait interdire l'avortement et rétablir la peine de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On constate après 8 ans qu'il ne l'a pas fait. Certain diront que c'est parce que les démocrates ont réussi à l'en empêcher. Il me semble clair pour ma part qu'il faut juger aux faits : Bush qui pendant une longue période était populaire, disposait de la majorité dans les deux chambres et avait une cour suprême de son bord, aurait parfaitement pu effectuer ces mesures. Il faut conclure que s'il ne l'a pas fait c'est qu'il ne le voulait pas (en effet, que pourraient promettre les républicains pour les prochaines élections ?). Les critiques des ultras démocrates étaient donc exagérées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où je veux en venir, c'est que la diabolisation de Bush, loin de le déservir, a pavé le chemin de sa victoire. Le pendant de se diabolisation est en effet l'hystérisation et l'aliénation de l'extrême-gauche américaine. Les démocrates modérés n'aiment sans doute pas Bush mais ils détestent le fanatisme. Ainsi la gauche se divise entre les puristes anti Bush et les modérés, son candidat ne peut satisfaire aucune de ces deux tendances et il perd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pourquoi la stratégie classique de faire campagne au centre ne s'applique plus : comme Karl Rove le lui avait conseillé, George Bush a fait campagne à droite. Refusant de se soumettre aux canons de la bien-pensance, il a rendu l'extrême-gauche hystérique. Et lorsqu'on a compris que le but du militant d'extrême-gauche n'est pas la promotion d'objectifs sociaux radicaux mais la contemplation de sa bonne conscience, on voit que la maneuvre de Bush permet à la passion de la vanité de la gauche de contestation de l'emporter sur la raison et la loyauté envers la gauche de gouvernement et de l'emporter in fine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2004, l'extrême-gauche était encore plus aigrie contre Bush. Comment pouvait-on ne pas être d'accord avec elle ? Comment ne pouvait-on pas voir que Bush allait appliquer un programme réactionnaire ? N'avez-vous pas vu Michael Moore montrer à quel point Bush est bête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sanction : large victoire de Bush.&lt;br /&gt;La leçon retenue par l'extrême-gauche : les électeurs de Bush sont des idiots, des fanatiques d'armes, des bigots etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès de Sarkozy a la même explication. Comme Bush il a une image droitière, et comme Bush il gouverne au centre, encore que son style est plus autoritaire. Comme l'extrême-gauche américaine, la française ne juge pas le président sur ses actes mais sur les intentions qu'elle lui prête. Pareillement elle le hait et le méprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Santion : large victoire de Sarkozy.&lt;br /&gt;La leçon de l'extrême-gauche : les électeurs de Sarkozy sont des idiots, des riches égoïstes, des moutons sans esprit critique etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ancienne stratégie consistait à draguer les électeurs de l'extrême vers le centre, la nouvelle stratégie consiste à hystériser le camp ennemi. Il faut remarquer que cette stratégie pourrait être renversée entre gauche et droite et d'ailleurs la stratégie de Mitterrand d'aliéner de nombreux électeurs de la droite vers l'extrême-droite peut s'inscrire dans ce schéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que font ces hommes politiques une fois arrivés au pouvoir ? Ils gouvernent au centre en persistant à exciter l'extrême-gauche par leurs paroles. Ainsi ils alimentent la division du camp adverse, parce que l'extrême-gauche est hystérique et parce que la gauche modérée  est satisfaite. Reste à savoir comment la droite va réagir sur le long terme à l'accumulation des victoires sans traduction politique réelle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6838383142976888860?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6838383142976888860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6838383142976888860&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6838383142976888860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6838383142976888860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/09/comment-la-droite-bat-la-gauche.html' title='Comment la droite bat la gauche'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1469482860680882135</id><published>2008-08-17T20:04:00.006+02:00</published><updated>2008-09-09T19:00:51.124+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Au sujet d'une citation de Sartre à Cuba</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A l'instant je suis content de moi, et c'est l'occasion d'un post.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Monde nous rappelait dans l'édition datée du 17 août que Jean-Paul Sartre était parti à Cuba en février-mars 1960 pour effectuer un long reportage. (&lt;a href="http://lemonde.fr/culture/article/2008/08/16/sartre-reporter-a-cuba_1084484_3246.html"&gt;lire en ligne&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas tant celui-ci, ni sa présentation par Le Monde qui a frappé mon attention mais la citation finale du philosophe cité par le journaliste : &lt;i&gt;"Les Yankees ont une certaine idée de la démocratie : elle subordonne - sinon dans la pratique, du moins dans la théorie - l'économie à la politique... Castro et ses amis ont justement l'idée inverse."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ceux qui s'intéressent à la politique actuelle et connaissent un peu le discours antilibéral feront tilt : aujourd'hui c'est l'inverse. Aujourd'hui on accuse le libéralisme de soumettre le politique à l'économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que ça veut dire ? Que les Etats, le pouvoir politique et in fine les citoyens n'ont plus leur mot à dire face à la mondialisation libérale. Bref le slogan existe toujours mais retourné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là je me suis rappelé que ce retournement n'est pas isolé. Aron rapporte dans ses mémoires que Sartre accusait les capitalistes de malthusianisme économique cad que selon lui les capitalistes bloquaient la hausse de la production et donc de la croissance pour maintenir leur pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui on lirait plutôt l'inverse, à savoir que les capitalistes produiraient trop, épuiseraient la planète, causeraient notre perte à tous. Et voilà les belles âmes parties en guerre contre la croissance. Bastiat me vient en tête : &lt;span class="citation"&gt;"l'inconséquence est la limite de l'absurdité."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que se passe-t-il en fin de compte : les anticapitalistes sont passés de la dénonciation de la soumission de l'économique au politique à l'inverse d'une part, et de la dénonciation du malthusianisme des capitalistes à celle de leur promotion de la croissance à tous prix d'autre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que pourtant les capitalistes auraient changé ? Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les anticapitalistes ? Non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument change, la critique demeure dévoilant que ce qui compte réellement c'est de pouvoir critiquer les capitalistes et les Américains, quel que soit l'argument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trouvant ces retournements amusants, j'ai écrit un commentaire sur lemonde.fr, ce dont je m'abstiens le plus souvent vu la gravité du niveau. J'ai rapidement lu de quoi me réjouir..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commentaire 4, quelqu'un écrit :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt; Lechtibout&lt;br /&gt;&lt;span class="dt"&gt;17.08.08 | 08h27&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je partage l'avis sur l'opinion finale de Sartre à propos de la suprématie du politique sur l'économique qui se trouve inversée aujourd'hui; c'est passionnant de voir notre JPS promener son regard acéré sur cette période de l'histoire cubaine encore fraiche des révoltes du Ché. Un monde de corruption laissé par les Américains et un monde ou les choix agricoles de FD démontrent la parfaite illusion d'un régime oligarchique incapable de gérer ses forces productives: une belle leçon d'histoire.&lt;/blockquote&gt;Ce commentaire établit le retournement que j'ai allégué, fait des courbettes au grand penseur puis dénonce les horribles Américains. Classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi très classique, dans un autre genre, est le commentaire n°2 :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Michel B.&lt;br /&gt;&lt;span class="dt"&gt;17.08.08 | 03h02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Appolon était le dieu de l'amour, bien prétentieux et mal venu celui qui use de son nom en répandant le fiel, et surtout en n'ayant aucun sens tant du politique que de l'économique.&lt;/blockquote&gt;Quelqu'un, qui ne sait pas écrire le nom du dieu qui me sert de pseudo, dieu qui n'est surement pas celui de l'amour (cf &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/29868/Apollo"&gt;Apollo&lt;/a&gt; sur la Britannica), me croit prétentieux et vient me dire que je ne sais pas de quoi je parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, tout ça pour dire qu'entre le monde et wikipédia (et le poker) j'ai les chevilles qui enflent. Voilà, le vice d'internet c'est de nous faire croire que nous sommes intelligents alors que ce sont juste les autres qui sont bêtes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1469482860680882135?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1469482860680882135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1469482860680882135&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1469482860680882135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1469482860680882135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/08/au-sujet-dune-citation-de-sartre-cuba.html' title='Au sujet d&apos;une citation de Sartre à Cuba'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1992595722739742692</id><published>2008-08-04T20:49:00.007+02:00</published><updated>2008-08-05T01:57:23.638+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>« la majorité des lecteurs des grands journaux, exigent de ce journal la justification de leurs opinions »</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une des limites à la liberté de la presse, ce sont les lecteurs. Or, ça je l'ai constaté souvent, dans le Figaro comme dans l'Aurore, la majorité des lecteurs des grands journaux, exigent de ce journal la justification de leurs opinions. Ceux qui cherchent dans les journaux seulement l'information sont probablement une minorité.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Aron, Entretiens avec MM Wolton et Missika, titre 3, chapitre 4, 33:00.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux idées très intéressantes dans cette citation : une sur le pouvoir des lecteurs et l'autre sur le pessimisme envers la réalité de l'esprit critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une part, Aron, qui a été journaliste pendant plusieurs décennies, insiste sur l'importance du lectorat dans la détermination de la ligne éditoriale d'un journal. Il rejoint en cela l'idée de Ludwig Von Mises selon laquelle les véritables propriétaires d'un journal sont en quelque sorte les usagers, les consommateurs, ceux qui paient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trop souvent on conçoit le média comme un instrument de pouvoir dont l'actionnaire disposerait comme il le souhaite pour orienter les gens d'une façon délibérée. La réalité est que les journaux sont en concurrence et que toute tentative d'orienter le public dans un intérêt particulier se traduit par une perte d'audience et donc un coût. Pour maximiser son bénéfice, l'éditeur doit donc fournir au lecteur ce qu'il souhaite avoir et non ce que lui-même souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons que l'éditeur cache des informations qui nuiraient à une entreprise avec laquelle il appartient à un groupement économique : alors d'une part les journaux tiers informeraient mieux, et d'autre part le journal perdrait en crédibilité. Il perd alors des lecteurs et donc de l'argent (le coût de la publicité dépend de l'audience).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons que l'éditeur adopte une politique éditoriale qui n'est pas celle de ses lecteurs, alors il va influencer ses lecteurs dans son sens, en même temps il va perdre de ses lecteurs. Autrement dit, il paie la modification d'état d'esprit de se lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt du lecteur est donc que l'éditeur cherche à faire de l'argent plutôt que n'importe quel autre objectif, même désintéressé. Comme le disait Milton Friedman, par une formule choquante qui prend par ces exemples tout son sens, la responsabilité sociale d'une entreprise c'est de faire de l'argent. Le producteur doit procurer au consommateur uniquement ce qu'il veut, en échange uniquement d'argent. Le danger est que le média (ou n'importe quelle entreprise) devienne indépendante financièrement des usagers du service cad qu'elle n'ait plus besoin de répondre à la demande de ses lecteurs auxquels cas le journal devient la propriété des journalistes et l'organe de la diffusion des idées particulières de ceux-là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième idée est celle qui m'a frappé le plus, puisque je l'expose souvent et l'exposait la veille même du jour où j'ai regardé cette vidéo (la première idée aussi d'ailleurs hum bref) : l'homme ne recherche pas la vérité, il cherche la caution de l'autorité à ses opinions. Et, comme le dit Raymond Aron, le lecteur ne cherche pas l'information dans son canard mais ses propres idées, sous une plus belle plume, agrémentée d'arguments et surtout avec la marque de l'autorité qu'il reconnaît : la publication dans le journal, un journaliste connu, un ton sérieux ou sarcastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concrètement, nous savons tous qu'il est plus facile de lire un texte d'un auteur qui partage nos idées, qu'alors les mots se glissent dans nos préconceptions et nous parlent. Lire des textes d'auteurs que nous désapprouvons est en général plus difficile et oblige à une gymnastique intellectuelle car il ne nous disent pas «non » mais quelque chose qui nous est étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quelque sorte nous sommes tous des tricheurs, nous admettons vraies des propositions que nous n'avons pas suffisamment questionné. Pourquoi ? Par paresse d'esprit, par confiance, par vanité, mais aussi par nécessité : nous ne pouvons pas tout questionner, nous n'en avons pas le temps, ni les moyens, ni la conscience suffisante. Comme le remarquait Karl Popper, le préjugé est une source essentielle de la connaissance. Il est inutile de le regretter puisque notre ignorance et notre propension à répéter les préjugés sont nécessaires en ce que nous ne pouvons éviter cet état : la part la plus importante de notre connaissance nous est donnée. Tout au plus devons-nous corriger nos erreurs et se méfier de ce que la destruction d'une superstition n'en laisse la place pour une pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les discussions sont souvent inutiles, il est vain d'argumenter contre les préjugés. La plupart des gens ont leurs conclusions déjà prêtes et développent les arguments a posteriori.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'observation de l'impuissance de la raison, je l'ai faite en partie comme wikipédien, grâce aux articles en conflit. Pour le croyant, n'importe quel article publié par un réseau alter confidentiel ou conspirationiste payant ou revue antitout, bref de l'autorité élevée contre la légitimité installée, renferme une vérité des plus importantes ! L'abondance de sources pipeau, dans le silence des faits et des spécialistes, ne prouve-t-il pas qu'on nous cache quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les guerres d'édition adviennent le plus facilement là où les autorités sont plurielles, subjectivement du moins. C'est le cas de l'économie, discipline dont la connaissance légitime est contestée par toute sorte de personnes et mouvements qui n'ont souvent qu'une faible idée de quoi ils discutent, incapables de formaliser correctement une loi du marché souvent redéfinie comme un commandement d'une cabale capitaliste, ricanant aux mots « main invisible » dont ils seraient bien en peine de donner une explication. Les groupes autoproclamés «citoyens » se croient généralement tout permis, avec la bonne conscience satisfaite. Les avis de blogueurs ou de revues d'amateurs sont opposés à des spécialistes reconnus sur qui le doute est jeté : idéologiques, vendus, enfermés dans leurs certitudes ce classe etc. Les amateurs médiatiques et les philosophes du soupçon sont portés au pinacle, les classiques rejetés, niés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où la légitimité est solide, les théories « alternatives » sont rejetées : théorie du complot juif, conspirationisme autour du 11 septembre. Là où elle est plus faible, les citadelles résistent moins : l'économie mais aussi la politique, les relations internationales, l'histoire et de façon générale les sciences humaines. Mais pas seulement : biotechnologies, réchauffement climatique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1992595722739742692?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1992595722739742692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1992595722739742692&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1992595722739742692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1992595722739742692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/08/la-majorit-des-lecteurs-des-grands.html' title='« la majorité des lecteurs des grands journaux, exigent de ce journal la justification de leurs opinions »'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1414963234317652564</id><published>2008-07-30T22:40:00.003+02:00</published><updated>2008-07-30T22:57:11.975+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Obamania</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui est bien avec les Américains c'est que les médias, même s'ils sont très majoritairement progressistes comme partout ailleurs voire davantage, et donc démocrates dans le cas des Etats-Unis, n'abdiquent pas leur sens critique et remplissent correctement leur rôle de contre-pouvoir, avec talent. En ce qui concerne Obama, on a d'abord senti que les médias préféraient Obama et on pouvait redouter un biais, d'autant plus prononcé que Hillary Clinton provoquait un certain rejet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant la nouveauté d'Obama s'est effacée, et Clinton est out. Par conséquent la caricature a trouvé ses marques et fonctionne à plein régime et, en raison de la ferveur béate qu'Obama provoque, il est caricaturé en messie. On peut cependant avoir des doutes quant au second degré de certaines images.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous donne les liens (pas sur d'avoir le droit de les afficher, merci à ceux qui les ont portées à ma connaissance) :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;The dream, origine inconnue : &lt;a href="http://tctc100.buzznet.com/sizes/30141911/"&gt;ici&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;The New Republic, 30 janvier 2008, &lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/6a/The_New_Republic_%28cover%29_30JAN2008.jpg"&gt;couverture&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Illustrations d'un &lt;a href="http://www.city-journal.org/2008/18_3_obama.html"&gt;article&lt;/a&gt; du city journal d'été 2008, la toute première est absolument excellente,&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une collection dans le même genre sur &lt;a href="http://www.npr.org/blogs/bryantpark/bpp_slideshows/obamaicon/index.html"&gt;NPR.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;ps : avez-vous remarqué qu'Obama a le même prénom que le pape : "béni" ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1414963234317652564?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1414963234317652564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1414963234317652564&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1414963234317652564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1414963234317652564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/07/obamania.html' title='Obamania'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-160952053305195296</id><published>2008-07-24T12:05:00.009+02:00</published><updated>2008-08-05T02:03:36.795+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Neutralité de moyen / neutralité de résultat : le danger du relativisme sur wikipédia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour permettre à des contributeurs de toute tendance de contribuer harmonieusement, la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/WP:NPOV"&gt;règle npov&lt;/a&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Neutral Point Of View&lt;/span&gt;) commande d'attribuer toute information à sa source, tout le monde l'a bien compris(1). Au lecteur de trancher entre les différents avis qui lui sont proposés, cette seconde idée pose en pratique beaucoup plus problème à cause de la confusion entre ce que j'appelle la neutralité de moyen et la neutralité de résultat. Le fonctionnement de la neutralité sur Wikipédia est en effet un point souvent mal compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contre-sens fréquent est de croire que la npov serait relativiste, rien n'est plus faux. Un nombre considérable de conflits éditoriaux est du à l'interprétation de la npov comme une règle prônant une appréciation relativiste des informations, qui conduit à présenter les opinions comme étant de même valeur en les égalisant artificiellement, la neutralité de résultat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'est-ce que le relativisme ?&lt;/span&gt; C'est la croyance selon laquelle toutes les croyances se valent, que la vérité n'existe pas ou alors qu'elle n'est pas à notre portée. Toutefois il demeure une croyance absolue et intangible qui est le relativisme lui-même : il est une vérité absolue qu'il n'y a aucune vérité absolue. C'est la religion du monde moderne : moi, mon égo, mon opinion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le relativisme rend la discussion, échange tendant vers la vérité, vaine, puisqu'il dit "chacun sa vérité". A quoi bon discuter s'il n'y a pas de vérité, si toutes les opinions se valent in fine ?(2) Dans une discussion, chacun présente ses arguments à la réfutation de l'autre, pour progresser vers la vérité. Il faut tirer la conséquence d'une réfutation : reconnaitre l'erreur expressément ou tacitement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou on peut ne pas tirer cette conséquence : le relativisme est alors le dernier recours de l'opinion réfutée. Combien de fois ai-je vu sur wikipédia une personne suspendre sa reconnaissance d'avoir eu tort à la reconnaissance par l'adversaire qu'il ne défend qu'une opinion, également fausse ou vraie ? Trop souvent : d'accord j'ai tort mais alors toi aussi ! Ainsi le croyant en déroute vient-il se réfugier dans le relativisme, croyant naïvement que le summum de la neutralité est de prêcher que tout est faux alors qu'en plus d'être pov, il est dans l'erreur et viole la loyauté des discussions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'invocation du relativisme est hypocrite, parce qu'au final il ne s'agit pas tant de prôner l'égalité des opinions que de dénoncer celle d'autrui. Si toutes les croyances se valent, on se demande bien pourquoi le relativiste n'abandonne pas les siennes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La npov est-elle relativiste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le croit souvent : tous les points de vue ne sont-ils pas acceptés sur les articles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe une protection explicite contre le relativisme des points de vue dans la npov : la notion de pertinence ; il faut présenter tous les pdv "pertinents". Ce mot, essentiel, est bienvenu mais on peut se demander s'il ne doit pas beaucoup de sa présence à son équivoque. Je le comprends comme ceci : l'avis d'un blog ou d'un réseau conspirationiste est insignifiante, il n'a pas sa place a priori ; l'avis d'un biologiste sur un sujet d'économie n'est pas qualifié (et vice versa) et n'est donc pas autorisé a priori etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La npov admet largement les pdv mais non pas parce qu'ils se vaudraient tous mais parce que nous sommes faillibles et ignorants et devons adopter une démarche humble. Mais la npov ne commande pas de dire que tout se vaut, simplement qui dit quoi. Wikipédia ne tranche pas qui a raison, non pas parce que personne n'a raison, mais parce que c'est le travail du lecteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi l'erreur est-elle permise, sous réserve d'être attribuée. Le lien entre l'information et son auteur donne une double information : il ne s'agit pas simplement d'exposer une opinion mais encore de l'attribuer. Si l'information est fausse, on attribue l'erreur, ce qui est infiniment plus utile que la nier. Prenons la lutte des classes par exemple, l'important n'est pas d'expliquer que la lutte des classes est une sornette mais d'identifier qui diffuse cette erreur. Voilà une fonction de la npov trop souvent occultée : attribuer l'erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Comment le relativisme change la compréhension de la npov.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le relativisme pervertit la npov. A partir du moment où on admet que toutes les opinions se valent, la neutralité consiste à exposer toutes les opinions de façon à ce qu'elles soient à égalité. Ceci mène à renforcer artificiellement un pov ou instiller un doute illégitime sur un autre. Il se peut qu'une opinion représente le consensus scientifique quand une autre, opposée à la première, ne peut être rattachée qu'à des non-spécialistes, des pseudo-comités citoyen, des blogueurs conspirationistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que faire alors ? Rien. Nous n'avons pas à rectifier la réalité. Le lecteur va sans doute accorder davantage de crédit à une opinion, soutenue plus rationnellement, dotée de l'aura scientifique, et il aura bien raison ! Ou alors il faut être conséquent et accorder autant de place au créationnisme qu'à la théorie de l'évolution ; écrire que peut-être après tout la Terre est plate et est le centre de l'univers, que les tours du world trade center contenaient des balises pour guider des avions remplis d'explosif vers elles. On pourrait continuer cette liste ad nauseam. Pour utiliser une métaphore de juriste : l'erreur est de rechercher une neutralité de résultat quand il faut chercher une neutralité de moyen. En d'autres termes, il ne faut pas rédiger de façon à ce que le lecteur estime à égalité les opinions, mais présenter toutes les opinions pertinentes de façon à ce que le lecteur puisse trancher librement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que la npov fonctionne correctement, il faut comprendre qu'elle n'est pas relativiste, que la neutralité doit être entre les pov sur la page de wikipédia, pas dans la tête du lecteur. En note finale, j'ajouterai que le rejet du relativisme implique qu'il faut reconnaitre l'idée à contre-courant selon laquelle la connaissance légitime existe, peu importe que le relativisme la nie et la nomme dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Voir aussi cet ancien post : &lt;a href="http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/04/fiabilit-et-vrifiabilit-sur-wikipdia.html"&gt;Fiabilité et vérifiabilité sur Wikipédia&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;(2) Et à quoi bon monter une encyclopédie...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-160952053305195296?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/160952053305195296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=160952053305195296&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/160952053305195296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/160952053305195296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/07/neutralit-de-moyen-neutralit-de-rsultat.html' title='Neutralité de moyen / neutralité de résultat : le danger du relativisme sur wikipédia'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-139940983341530420</id><published>2008-07-21T13:35:00.002+02:00</published><updated>2008-07-21T13:51:24.127+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>King George's Six Maxims</title><content type='html'>Voici les six conseils que le roi George Ier conservait affichés sur le mur de son étude, et Apollon au-dessus de sa baignoire. Ce sont des conseils dont les wikipédiens feraient bien de prendre connaissance et d'appliquer, moi compris :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Teach me to be obedient to the rules of the game ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Teach me to distinguish between sentiment and sentimentality - admiring the one and despising the other ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Teach me neither to proffer nor to receive cheap praise ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;If I am called upon to suffer let me be like a well-bred beast that goes away to suffer in silence ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Teach me to win if I may ; If I may not win, then, above all, teach me to be a good loser ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Teach me neither to cry for the moon nor over spilt milk.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-139940983341530420?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/139940983341530420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=139940983341530420&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/139940983341530420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/139940983341530420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/07/king-georges-six-maxims.html' title='King George&apos;s Six Maxims'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-2540194780148805064</id><published>2008-07-14T16:30:00.003+02:00</published><updated>2008-07-14T16:49:15.126+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Faire parler les morts</title><content type='html'>D'Outre-tombe nous viennent deux excellents textes, l'un répond à Siné qui nous a exposé dans un Charlie Hebdo de juin sa détestation des femmes voilées, l'autre est relatif aux comités de soutien de Florence Aubenas, qu'on peut appliquer à ceux d'Ingrid Bétancourt, qui jouent la mouche du coche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier est un réquisitoire de Desproges du haut de son tribunal des flagrants délires :  &lt;a href="http://www.liberaux.org/lofiversion/index.php?t37688.html"&gt;lire ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(descendre vers le milieu du texte), merci à Legion pour ce texte. Chacun pourra apprécier à quel point le réquisitoire contre le "seul gauchiste d'extrême droite de France" est encore à jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second est de Philippe Muray et est intitulé : Que soutiennent, au juste, les comités de soutien? &lt;a href="http://philippemuray.e-monsite.com/rubrique,que-soutiennent,1080548.html"&gt;Lire là&lt;/a&gt;, merci à Saucer fly pour l'avoir déniché. La prose est savoureuse, l'argument convaincant : "les membres des collectifs de soutien à Florence Aubenas se sont activés narcissiquement, s'offrant l'illusion de porter leur « amour » sur un autre objet qu'eux-mêmes, quand c'était bel et bien le spectacle qu'ils se donnaient qui les soulevait d'extase".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-2540194780148805064?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/2540194780148805064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=2540194780148805064&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2540194780148805064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2540194780148805064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/07/faire-parler-les-morts.html' title='Faire parler les morts'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-5427948949706581972</id><published>2008-07-02T13:41:00.002+02:00</published><updated>2008-07-02T15:22:05.234+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><title type='text'>Ma belle Britannica</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ça y est je l'ai :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus seulement le dvd ou l'accès gratuit sur le site internet, non la vraie, la feuillue : j'ai acheté la Britannica 15e édition (1989). Elle se compose de 29 volumes répartis entre macropédia (articles de fond) et micropédia (toutes les entrées), propédia pour la recherche thématique (1 volume), index (2 volumes) et mises à jour (5 volumes), pour un total de 36 volumes soit plus de 70 kilos !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit malheur (ceux qui additionnent l'ont vu) il me manque le 25e tome, de Norway à Pre-columbian non inclus. Si vous voulez m'embêter, vous saurez où me questionner :) encore que c'est un tome de la macropédia, j'aurais donc la plupart des infos dans la micropédia pour ces entrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous faites un tour sur internet, vous pouvez trouver des prix effrayants pour la Britannica. Celle de cette année est au-dessus des 1000 pounds ! Un volume de la 15e édition se trouve à 30 pounds ! Mon acquisition m'a couté... 45 pounds :) soit environ 60 euros. Encore que mon libraire, qui avait l'air aux anges de se débarrasser de l'encombrante encyclopédie, m'a remboursé 5 pounds en raison du volume manquant... que j'ai bien entendu aussitôt dépensé sur un autre bouquin bien appétissant : la Routledge encyclopedia of philosophy, recommandée pa &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Economist&lt;/span&gt;, trouvable de 35 pounds à plus de 100 pounds sur internet, 11 pounds chez mon libraire (6 pounds en comptant le remboursement du volume 25).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comment l'amener en France ! Je penche pour acheter un diable et revenir en train, croisons les doigts...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-5427948949706581972?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/5427948949706581972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=5427948949706581972&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5427948949706581972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/5427948949706581972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/07/ma-belle-britannica.html' title='Ma belle Britannica'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6133886352358807017</id><published>2008-06-29T14:39:00.003+02:00</published><updated>2008-06-29T14:50:23.548+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Quiconque, ignorant que le corps social est un ensemble de lois naturelles, comme le corps humain, rêve de créer une société artificielle...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour compléter la critique d'hier sur le livre de Michéa, voici un extrait remarquable de Frédéric Bastiat, qui met les choses au point quant à la paternité de l'idée selon laquelle la société n'est pas naturelle. Merci à Free Jazz qui a porté ce discours à ma connaissance, discours que le député des Landes aurait du prononcer devant le Parlement s'il n'en avait été empêché par la tuberculose qui devait l'emporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Les doctrines subversives auxquelles on a donné le nom de socialisme ou communisme sont le fruit de l'enseignement classique, qu'il soit distribué par le clergé ou par l'Université. [...] Relativement à la société, le monde ancien a légué au nouveau  deux fausses notions qui l'ébranlent et l'ébranleront longtemps encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une : que la société est un état hors de nature, né d'un contrat. Cette idée n'était pas aussi erronée autrefois qu'elle l'est de nos jours. Rome, Sparte, c'était bien des associations d'hommes ayant un but commun et déterminé : le pillage ; ce n'était pas précisément des sociétés mais des armées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre, corollaire de la précédente : Que la loi créé les droits, et que, par suite, le législateur et l'humanité sont entre eux dans les mêmes rapports que le potier et l'argile. Minos, Lycurgue, Solon, Numa  avaient fabriqué les sociétés crétoise, macédoniennes, athénienne, romaine. Platon était fabriquant de républiques imaginaires devant servir de modèles aux futurs instituteurs des peuples et pères des nations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, remarquez-le bien, ces deux idées forment le caractère spécial, le cachet distinctif du socialisme, en prenant ce mot dans le sens défavorable et comme la commune étiquette de toutes les utopies sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quiconque, ignorant que le corps social est un ensemble de lois naturelles, comme le corps humain, rêve de créer une société artificielle, et se prend à manipuler à son gré la famille, la propriété, le droit, l'humanité, est socialiste. Il ne fait pas de la physiologie, il fait de la statuaire ; il n'observe pas, il invente ; il ne croit pas en Dieu, il croit en lui-même ; il n'est pas savant, il est tyran ; il ne sert pas les hommes, il en dispose ; il n'étudie pas leur nature, il la change,  suivant le conseil de Rousseau.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Bastiat, ''Baccalauréat et Socialisme'', source : &lt;a href="http://bastiat.org/fr/baccalaureat.html#MARK2"&gt;bastiat.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6133886352358807017?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6133886352358807017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6133886352358807017&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6133886352358807017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6133886352358807017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/06/pour-complter-la-critique-dhier-sur-le.html' title='Quiconque, ignorant que le corps social est un ensemble de lois naturelles, comme le corps humain, rêve de créer une société artificielle...'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-105515264343913713</id><published>2008-06-28T02:04:00.005+02:00</published><updated>2009-02-27T23:12:41.143+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='review'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><title type='text'>Critique de l'Empire du moindre mal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Vous trouverez ci-dessous une critique du livre de Jean-Claude Michéa, L'Empire du moindre mal. Cette critique a été rédigée à l'occasion du concours libéraux.org 2008 décerné voici quelques mois à l'ouvrage de Jacques de Saint Victor, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Racines de la liberté&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la sélection pour recevoir le prix Wikibéral 2008, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;L’Empire du moindre mal&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; est le seul livre à avoir été écrit par un antilibéral. L’ouvrage de Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie français, qui a reçu des critiques favorables et est chaudement recommandé par ses lecteurs, apparaît le plus intéressant, le plus désintéressé de l'abondante production antilibérale, le plus capable d’apporter une contradiction pertinente là où la plupart des livres antilibéraux confirment par leur médiocrité et leur ignorance les convictions des libéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’empire du moindre mal c’est pour Michéa l’idéal de la tradition libérale qui trouve son point de départ avec Hobbes : à l’état de nature, l’homme est en état de guerre contre ses semblables. De ce postulat anthropologique pessimiste, Michéa fait naitre le projet moderne qui va s’attacher à construire la société permettant à ces hommes de vivre ensemble : la société la moins mauvaise. Cette société est ordonnée par des processus mécaniques tels que le Marché et le Droit. L’Etat libéral va s’attacher à maintenir par la force la neutralité axiologique, les valeurs transcendantes seront détruites. La société moderne ayant détruit les conditions anthropologiques sur lesquelles elle reposait, elle devient ultimement un enfer glacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa nomme libéralisme le projet positif de la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir exposé la conception de Michéa du libéralisme (I), on exposera les limites de sa critique de la modernité (II). Il conviendra encore de se questionner sur la véritable cible de Michéa, ce qui expliquera par exemple pourquoi il a choisi une définition du libéralisme aussi originale (III). Et enfin nous développerons grâce aux penseurs libéraux, l'esquisse empirique que dresse Michéa des fondements de la société (IV).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I) Une conception originale du libéralisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa a un mérite considérable, il ne tombe pas dans les errements de base des critiques professionnels du libéralisme. Dès le début, il met en lumière la dimension moderne du libéralisme quand beaucoup de commentateurs croient avoir à faire avec un conservatisme ou une idéologie réactionnaire. Michéa souligne par ailleurs le caractère libertaire de nombreux économistes libéraux à commencer par Milton Friedman ce qui est particulièrement rare et bienvenu. Enfin Michéa insiste sur l'unicité des libéralismes économique et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme serait l’idéologie moderne par excellence, hypothèse aussi potentiellement riche qu’elle est généralement délaissée. Mais Michéa va aller jusqu’à assigner le nom de libéralisme à l’ensemble du projet moderne ce qui le conduit à réunir sous ce terme des personnes aussi variées que Laurence Parisot, George W. Bush ou Act Up, c’est-à-dire des personnes qui ne se revendiquent pas particulièrement du libéralisme voire se considèrent antilibérales. Dès lors pourquoi ne pas employer un autre terme que « libéralisme » ? Nous verrons plus loin que c'est pour atteindre un certain public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme de Michéa rassemble donc les divers traits de la modernité : l'individualisme, le relativisme, l'utilitarisme, le progressisme, le rationalisme cartésien, pour en dresser une critique radicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la logique de Michéa peut s’avérer intéressante, le point de départ pose problème : pourquoi Hobbes et sa conception pessimiste de la nature humaine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A) Une conception pessimiste de l'homme ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hobbes a une influence sur la philosophie libérale en ce que, observateur des guerres de religion, il est un des fondateurs du paradigme moderne hostile aux valeurs morales transcendantes auxquelles il attribue une responsabilité dans les conflits fratricides d'alors : si les hommes s'entre-tuent, n'est-ce pas parce qu'ils défendent des valeurs morales différentes ? On retrouvera en effet cette méfiance envers les valeurs morales ancrée dans la tradition libérale. Michéa aura donc beau jeu d'insister sur l'importance de Hobbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant le philosophe auquel les libéraux se réfèrent n’est pas Hobbes mais Locke, or entre Hobbes et Locke il y a un renversement de la conception de l’état de nature : pour Locke, l’homme n’est pas à l’état de nature un individu isolé en guerre permanente, dont la vie serait « solitary, poor, nasty, brutish, and short », au contraire il vit en société : l’homme est un animal social. La question du présupposé pessimiste pose donc problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa voit le système de contre-pouvoirs confirmer ce présupposé pessimiste libéral envers un homme dont on se défie des capacités morales or ces contre-pouvoirs sont institués contre l’Etat, titulaire du pouvoir le plus puissant, et pas contre les hommes. Le laissez-faire confirmerait encore pour l’auteur ce présupposé pessimiste pourtant ne laisse-t-on pas faire quelqu'un quand on lui fait confiance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes la confiance en l’homme prédispose au progressisme. Mais le pendant est que la défiance envers l’homme prédispose au conservatisme. Et pas au libéralisme comme l'indique Michéa ! Le postulat pessimiste prêté aux libéraux est éminemment contestable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas envers l’homme que le libéralisme est pessimiste mais envers le pouvoir, tout homme qui détient le pouvoir est porté à en abuser. Comme disait Lord Acton, « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. » Mais par conséquent, et c’est presque trivial de le rappeler, si les libéraux estiment que le pouvoir corrompt cela implique que l’homme n’est pas mauvais avant d’être corrompu. La cible de la critique libérale n’est pas l’homme mais l’Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B) Des libertés rivales ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa affirme que les libertés sont rivales parce qu’elles poursuivent l’intérêt particulier ce qui montre un défaut de sensibilité fatal aux idées libérales : la poursuite de ses propres fins, qui peuvent être altruistes (et non pas la seule poursuite de son intérêt égoïste, pure fiction), permet la réalisation des fins d’autrui. Derrière ces mots, la vérité est simple : mon boulanger veut mon argent, je veux mes croissants, nous poursuivons chacun une fin différente mais nos libertés, loin de s'affronter ou se nuire, se conjuguent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La notion d'intérêt est source de beaucoup de confusions comme l'a bien montré Philippe Simonnot : l'intérêt au sens économique est une notion plus large que l'intérêt au sens courant, il peut ainsi intégrer des motivations altruistes. Cette équivoque aboutit incidemment à l'incompréhension de Michéa quant au calcul du PIB (p104). L'intérêt c'est pourtant comme le définit le Trésor de la langue française : "ce qui importe à quelqu'un", sans qu'il soit nécessaire que ce qui importe soit égoïste. Hayek parle pour sa part de fins plutôt que d'intérêt ce qui évite bien des confusions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C) Des analyses hostiles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin notons que Michéa, pour parvenir à ses conclusions, interprète comme tous les antilibéraux, les écrits libéraux avec malveillance, cherchant la vérité non pas dans les actes ou dans les écrits mais dans les détails et les non-dits. Ainsi quand Michéa constate que la société marchande n'a que faire du racisme, c'est pour ajouter que cette tolérance n'a pas besoin de s'appliquer aux pauvres. Quand Michéa cite Milton Friedman célébrant la collaboration permise par le marché de personnes qui ne se connaissent même pas, c'est pour en déduire que dans l'idéal libéral les gens ne se connaitraient même pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Michéa, la société minimale serait l'idéal du libéralisme. Une fois de plus, la notion d'Etat manque à la réflexion de Michéa : les libéraux veulent un Etat minimal et en même temps la Grande Société décrite par Karl Popper, permise par les mécanismes du marché (condition nécessaire mais pas suffisante) qui accordent les actions d'individus qui ne se connaissent pas et n'ont pas besoin de s'aimer. Loin de détruire la socialité, le marché met en relation les intérêts de tous de sorte que l'intérêt de chacun dépend de celui des autres, ce qui explique pourquoi les guerres disparaissent avec la mondialisation. Ce qui permet la grande société c'est l'absence de fins collectives transcendantes et certainement pas l'absence de valeurs transcendantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa compare Michel Onfray à Ayn Rand ce qui aurait pu prêter à des développements intéressants mais il n'en profite pas et la seule référence aux libertariens dans le livre ne porte pas à croire qu'il aurait pu satisfaire notre appétit puisque cette seule occurrence est l'occasion d'une erreur (certes répétée d'un auteur tiers) : l'Etat doit défendre l'individu contre la famille (p150).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II) La modernité : un projet positif ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons donc l'emploi de "libéralisme" pour désigner le projet positif de la modernité et enfin profiter du livre. Mais d'où vient donc ce projet positif ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A) Qui mettrait en oeuvre ce projet positif ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un trait frappant du livre de Michéa est son appétit pour les abstractions, jamais définies, dotées d'une volonté et donc anthropomorphiques, comme le Marché, le Droit, le Capital, les lois du Marché. C’est surtout pour ces dernières qu’une définition aurait bien été utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Omniprésentes dans le discours anticapitaliste d’autant plus qu’elles ne sont jamais définies, ces soi-disant lois du marché permettent un jeu de mot entre les deux sens de loi comme description de l’ordre du monde et comme commandement. Quand les économistes parlent de lois de l’offre et de la demande, ils décrivent ce qu’ils perçoivent être, mais c’est manifestement dans le sens de commandement que tous les antilibéraux évoquent ces lois du marché. Sans qu’on sache bien qui donne les ordres… Est-ce le Marché ? ou le Capital ? Michéa accorde à ces entités des majuscules comme pour les personnifier, il leur accorde une volonté délibérée. Pourtant Michéa cite la fameuse citation de Ferguson selon laquelle la société est « le résultat de l’action humaine et non pas celui de l’intention humaine ». En suivant Ferguson, on devrait dire que la société moderne n’est le projet d’aucun dessein délibéré. Ce n’est pas l’avis de Michéa qui voit dans la modernité un projet positif, voulu, dont il attribue la réalisation à des entités abstraites jamais définies… ou créées pour l’occasion comme ces soi-disant « ateliers sémantiques modernes » qui commanderaient les mots que nous employons pour satisfaire aux politiques libérales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa est généreux : nombreux sont ceux à qui il prête des intentions occultes : outre les abstractions anthropomorphiques, Michéa prend à témoin son lecteur contre les élites liguées contre le bon peuple : ainsi des politiques, tous libéraux comme chacun sait, qui de Strauss-Kahn à Sarkozy nous cachent la vérité et servent l’ordre du jour secret du libéralisme, ainsi des « grands prédateurs du monde des affaires », ainsi des « télé-évangélistes du capital dans leur propagande quotidienne ». On sombre là dans l'antilibéralisme le plus primaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B) Quelle politique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa s'emploie à chercher dans la littérature libérale les règles positives dont elle réclamerait la mise en oeuvre. Or il n'y en a pas. Qu'importe, Michéa nous explique que les règles négatives sont des règles positives imposées par la force contre la nature humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa définit le laissez-faire comme une politique positive, c’est négliger le sens des mots. De même les politiques libérales deviennent toutes des contraintes positives pour changer l’homme, c’est méconnaitre que les réformes libérales visent essentiellement à supprimer la coercition étatique : supprimer les douanes, arrêter un impôt, permettre aux gens de choisir comment ils dépensent le fruits de leur travail etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Michéa les politiques de concurrence sont libérales : l’Etat doit ainsi permettre l’application permanente des règles positive, il doit encore prévenir les agents de se laisser infléchir par des conditions morales ou idéologiques. Michéa constate à raison que ces règles contredisent l’ordre naturel des choses, il ne voit pas en revanche que les libéraux stricto sensu dénoncent précisément les politiques de « concurrence libre et non faussée ». Milton Friedman demandait leur abolition ! Quant à Hayek, dont le nom n’apparaît pas une seule fois dans le livre (!), une part essentielle de son œuvre met en valeur l’importance des règles culturelles. S'il y a donc bien un projet positif en l'espèce, il est faux de le qualifier de libéral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa cite aussi la délinquance, au sujet de laquelle il y a un « intérêt économique majeur […] d’un point de vue libéral […] à maintenir un taux de délinquance élevée ». Ainsi donc la délinquance serait décidée par des volontés occultes pour servir des politiques libérales... Et de même la consommation est imposée par la « propagande publicitaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;III) La cible de Michéa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La définition du libéralisme de l'auteur lui permet de renvoyer dos-à-dos droite et gauche, chacune titulaires d'un versant du libéralisme : la droite avance le libéralisme économique au prix de l'abandon de ses exigences morales -la droite qui soutient le marché mais déteste la culture qu'il engendre-, la gauche avance le libéralisme politique aux dépens de ses convictions économiques -la gauche qui combat le marché mais adore sa culture-. L'alternative politique est donc un leurre puisque quoi qu'il arrive le libéralisme progresse toujours plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa invite en conséquence la gauche à se réveiller, à abandonner la promotion du libéralisme et à reprendre conscience de l'importance de la morale, promue sous le nom que lui donnait Orwell : la common decency. Michéa s'adressant d'abord à la gauche, l'ennemi est donc celui qui à gauche se fait le promoteur du libéralisme politique et le procureur de la morale : le libertaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa ne déteste rien tant que les libertaires, qu’il attaque en permanence. Ces libéraux de gauche (admettons) vivent en France sous l’ombre de la gauche socialiste qui lui impose son primat moral alors qu’aux Etats-Unis c’est elle qui tient le haut du pavé et donc elle ignore même qu’elle est libérale et pourtant elle existe bien : de Libération à Jack Lang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour rendre la gauche sensible à son discours, Michéa ne pouvait attaquer de front ses idées reçues, il fallait se glisser dans les habits de la critique convenue : Michéa a donc appelé libéralisme les tares de la modernité, et il a assimilé le discours anticapitaliste avec son propre discours, qui est en réalité conservateur. Il a décidé d'unir les libéralismes économique et politique pour attraire le second dans l'opprobre accordée au premier. Difficile de savoir s'il s'agit là d'un artifice rhétorique habile ou d'une réflexion sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michéa développe un conservatisme hors tradition ce qui permet de faire passer un message qui sous sa forme pure aurait été immédiatement rejeté par la gauche. Mais ce faisant il s'expose à l'empirisme, à dire ce que d'autres auteurs d'autres traditions auraient pu déjà dire, à l'incohérence. Les passages de psychanalyse vers la fin en disent long, de même que les compliments adressés aux anciens socialistes et aux anarchistes : il n'est pas facile de quitter sa famille. En ce qui concerne la psychanalyse, il ne semble pas effleurer notre auteur que celle-ci, qui déconstruit l'homme et la société et qui nie et détruit en conséquence les conditions anthropologiques de la société, est un pur produit de la modernité. De façon plus générale, le refus de l'auteur de s'inscrire dans la tradition conservatrice, sa tendance anti-système qui lui fait citer à l'appui de ses démonstrations nombre d'originaux inconnus, ses anthropomorphismes, sa méthode qui attaque de biais les libéraux, l'inscrivent à son corps défendant dans la tradition moderne contre laquelle il lutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;IV)Les fondements de la société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marché, droit, contrat nécessitent ce que Michéa appelle des prédispositions anthropologiques données. C’est exact mais tout ceci a été étudié en détail par… Friedrich Hayek (Droit, Législation, Liberté), qui montre l’importance des institutions sociales, des règles de conduites culturelles. Or ces règles sont peut-être mises à mal par le marché, ou plus exactement par la liberté des individus auxquelles le marché permet d’exprimer les préférences, il n’en reste pas moins que le grand destructeur des institutions sociales est l’Etat, qu'on prenne pour exemple le mariage, l'armée, la monnaie, l'héritage etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est remarquable que Hayek ne soit pas cité une fois dans le livre alors qu'il est peut-être le plus important philosophe libéral du XXe siècle. Il est vrai qu'il serait devenu intenable de conserver la conception donnée du libéralisme en l'intégrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre de Michéa, s'il est stimulant et agréable à lire, s'avère décevant car la modernité méritait une bonne critique, surtout auprès de la gauche, à qui s'adresse Michéa. Notre philosophe est bon quand il critique les effets de la modernité, moins bon quand il l'assimile artificiellement au libéralisme et imagine un projet positif derrière celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique de Michéa n'en demeure pas moins juste quand elle décèle dans le mouvement moderne l'émergence d'une sorte de totalitarisme, ses écrits font alors écho à ceux du philosophe Michel Villey qui voyait dans la philosophie des droits de l'homme s'accomplir peu à peu en redéfinissant un homme fictif auquel est conféré toujours plus de droits, d'abord les droits libéraux avant d'être ensevelit sous les droits de l'homme socialiste impliquant un contrôle toujours plus totalitaire de la société. Le livre de Michéa dans ce qu'il a de meilleur évoque ainsi le conservateur assumé Michel Villey, c'est là sans doute ce qui manque à Michéa ; assumer son conservatisme et se défaire des préjugés de la gauche.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-105515264343913713?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/105515264343913713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=105515264343913713&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/105515264343913713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/105515264343913713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/06/critique-de-lempire-du-moindre-mal.html' title='Critique de l&apos;Empire du moindre mal'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1741329716729949761</id><published>2008-06-24T01:27:00.003+02:00</published><updated>2008-06-24T01:35:32.537+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Inde'/><title type='text'>Les clichés d'Indiana Jones</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’excellente série des Indiana Jones est une mine de clichés exploités avec bonheur. Plutôt que de tenter en vain de les éviter tout en faisant ce qu’il faut pour plaire au public, qui, il faut l’avouer aime les clichés, la série se vautre joyeusement dedans et en rajoute !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le premier, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Raiders of the Lost Ark&lt;/span&gt;, qui développe une vile vision coloniale, on trouve un Français, forcément séducteur et raffiné et les méchants sont des nazis (comme ça on peut les zigouiller de façon sadique en gardant bonne conscience, chic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le deuxième, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temple of Doom&lt;/span&gt;, qui est un nanard, la femme est vénale, bruyante, elle aime les hommes forts et est facile. Elle apprécie quand après avoir fait une scène à Indy, celui-ci l’attrape avec son fouet… De quoi faire hurler les féministes qui n’ont pas d’humour ! A part ça : des Indiens forcément mystique et misérables, qui sont sauvages, qui pullulent, qui réduisent les enfants au travail forcé ; les guides indiens lâches et superstitieux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le troisième, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The last Crusade&lt;/span&gt;, la femme est facile quand l’homme est macho, et elle trahit ! Les méchants sont encore des Nazis. On retrouve comme dans le premier le méchant Champagne selon l’expression de Spielberg lui-même, un millionnaire américain pro-nazi, et le méchant brutal, un militaire allemand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajouter à tout ça que le méchant est souvent perdu parce que Greedy, appaté par les richesses au moment crucial et... puni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull&lt;/span&gt;, est beaucoup plus récent, il devient intéressant de comparer si les clichés évoluent et la réponse est oui ! Le méchant, passé la scène d’introduction, est le FBI en pleine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;red scare&lt;/span&gt;, message à peine lourd pour critiquer l’administration américaine. Les clichés des précédents épisodes seraient mal acceptés aujourd’hui, donc plus de femme facile et d’autochtones arriérés. Les surprises n'en sont jamais : hop l'ami D'indiana le trahit, hop le jeune rebelle est le fils d'Indiana... Mais des russes vraiment méchants. Ouf.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1741329716729949761?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1741329716729949761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1741329716729949761&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1741329716729949761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1741329716729949761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/06/les-clichs-dindiana-jones.html' title='Les clichés d&apos;Indiana Jones'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6315080497929144118</id><published>2008-06-16T22:30:00.006+02:00</published><updated>2008-06-28T00:32:37.191+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Quelques commentaires sur la presse française et l'opinion publique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On attend de la presse qu'elle informe et non qu'elle flatte. Ne serait-ce qu'un vœu pieux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traitement de l'affaire du mariage annulé de mai 2008 montre tristement que la presse a contribué à nourrir les fantasmes sur cette affaire où les deux époux s'étaient accordés pour annuler le mariage après que le mari s'est rendu compte que la virginité de son épouse qui avait été essentielle à son consentement n'était pas. Déchainement de sottises : islamisation de la France, violence contre les femmes, fin de la liberté sexuelle, juge soumis aux pressions communautaires etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre affaire. Passant il y a quelques jours par hasard à Edimbourg devant un buraliste vendant Le Monde, je découvre une une consternante assortie d'une illustration de Plantu non moins consternante accusant les riches d'accaparer les richesses, de profiter des réformes sur le dos de la société. La cible, outre les riches ? Les réformettes de Sarkozy, ses baisses d'impôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant donné que l'impôt sur le revenu est progressif c'est-à-dire que le taux d'imposition augmente avec les revenus, les Français paient une part d'autant plus élevée de leurs revenus que ceux-ci sont élevés. Il est donc impossible de baisser les impôts sans que mécaniquement les plus haut revenus en profitent le plus, ce qui offre des arguments de campagne démagogues et pas chers à certains partis politiques prêts à exploiter l'ignorance et les préjugés de leur clientèle électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, qui véhicule les idées reçues ? Le Monde ! Le journal français le plus prestigieux ! J'avais la faiblesse de croire qu'un média qui se dit de qualité aie le courage d'aller à l'encontre de l'opinion publique. Ici, pire que s'abstenir, il alimente les passions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Libération avait fin juin 2007 fait une couverture du même genre représentant un riche en chapeau haut-de-forme - se gorgeant des richesses produites par la société : "Au bonheur des riches". La sottise en première page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajouter à cela que je suis un grand amateur de courriers des lecteurs, que je consulte souvent les réactions en ligne. Malheureusement pour moi les intervenants du monde.fr semblent être des bots qui réagissent à quelques mots-clés pour critiquer leurs obsessions : Etats-Unis, libéralisme, capitalisme. Pour une étude des meilleurs spécimen, il faut suivre la chronique d'Eric Le Boucher et cliquer avec courage sur les réactions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'hésite à résilier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6315080497929144118?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6315080497929144118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6315080497929144118&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6315080497929144118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6315080497929144118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/06/quelques-commentaires-sur-la-presse.html' title='Quelques commentaires sur la presse française et l&apos;opinion publique'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6852244305843247558</id><published>2008-06-10T18:53:00.001+02:00</published><updated>2008-06-10T18:55:18.536+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Quel avenir pour le libéralisme ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voici le troisième et dernier texte publié dans les mélanges (ceci est la vo, la version aboutie est dans la version publiée).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il semble qu'une fois de plus avec Sarkozy la France a raté le coche. Le nouveau président est vite devenu conformiste et s'épuise dans une agitation interventionniste. Il n'a pas su réformer quand il a commencé son mandat, aujourd'hui tout apparait compromis : la possibilité des réformes comme la volonté politique. Quand viendra l'alternance, rien ne porte à croire que le PS sera davantage libéral, encore qu'il ne faut pas oublier que de nombreuses libéralisations sont venues de la gauche. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi cette impuissance française du libéralisme ? La France a une longue et vieille tradition libérale : Fénelon, Montesquieu, Condillac, Turgot, Constant, Say, Tocqueville, Bastiat... et pourtant quand on mesure son influence aujourd'hui il faut constater que les libéraux sont très minoritaires. La France semblait à l'origine moins disposée au socialisme que ses voisines, Bainville remarquait même que cela était du à l'importance du nombre de petits propriétaires. Beaucoup d'auteurs libéraux ont acquis une aura mondiale mais il semble au final que nul n'est prophète en son pays puisque Bastiat dont Ronald Reagan conservait un ouvrage à son chevet est inconnu des Français... &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Comment conquérir l'opinion française et mettre une politique libérale en oeuvre ? Certains proposent la voie associative, d'autres la voie politique, par l'intégration dans les partis de gouvernement ou par la constitution d'un parti politique libéral. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;C'est cette dernière option qui agite beaucoup les libéraux depuis la création d'Alternative Libérale en 2006, en froid avec nombre d'associations et sujette à des querelles intestines. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sans entrer dans le détail de ces débats qui, au final, n’ont que peu d’intérêt, on peut tourtefois souligner le fait que ces tensions - sinon dissensions - ont été à l’origine d’un nouveau parti libéral : le parti libéral démocrate. L'humeur générale des libéraux étant anti-politique (si ce n'est plus), on peut de toute façon se demander s'ils sont capables de suivre des consignes de vote et donc soutenir un parti politique, qu'il soit libéral, se présente libéral ou s'allie avec les libéraux. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Certains proposent de copier les méthodes de l'extrême-gauche, comme si au fond la fin justifiait les moyens. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;D'autres enfin ne proposent rien, la contestation permanente étant devenue comme pour les gauchistes la fin en soi : mieux vaut prendre la pose pour toujours plutôt que transiger. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La voie associative a eu quelques beaux fruits mais beaucoup d'expériences s'effacent avec le temps. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ce qui frappe dans ces options, c'est leur nombre, et par conséquent la division des stratégies. Les libéraux sont aussi très divisés de nature : libertariens pragmatiques ou intransigeants, anarcaps, libéraux conservateurs, non alignés, écolo, de gauche etc etc. Serge Schweitzer a bien constaté ce point et nous reprendrons son conseil : mieux vaut ne pas s'intéresser à ce qui nous divise mais à ce qui nous rassemble. Qu'avons-nous en commun ? Notre auteur aixois nous l'explique : une attitude, une façon de signer notre vie, l'adhésion à la trinité liberté-responsabilité-propriété, une confiance, une humilité, une esthétique (cf &lt;a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=-3163614262587575874" class="external free" title="http://video.google.fr/videoplay?docid=-3163614262587575874"&gt;http://video.google.fr/videoplay?docid=-3163614262587575874&lt;/a&gt;, conférence du 02 septembre 2006). &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Sur liberaux.org, le ciment est la cause commune contre le socialisme, rien sans ce ciment ne réunirait des esprits aux convictions très différentes, ce qui est en quelque sorte une chance : avoir tant d'opinions et de personnes de qualités dans un milieu restreint permet une réflexion intellectuelle féconde. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais ce n'est pas les idées qui prendront le pouvoir. L'avenir apparait sombre dans une France dont les institutions diffusent les idées socialistes et interventionnistes, où les Français s'expriment majoritairement contre le capitalisme, où la majorité des jeunes veulent devenir fonctionnaire. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Heureusement le monde ne se limite pas à la France : ailleurs le libéralisme avance à grand pas, les populations qui ont connu le communisme réel se font le nouveau relai des idées libérales, porteuses d'espoir et de développement. Quoi qu'en disent les Cassandre, la pauvreté recule, la connaissance avance, le monde s'intègre et ainsi les hommes sont plus libres de parvenir aux fins qu'ils se fixent aujourd'hui qu'hier. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les pays pauvres qui ont abandonné le socialisme en économie émergent le mieux, ils ont adopté le modèle économique capitaliste en se rendant finalement compte de son efficacité. L'exemple de nos démocraties, impuissantes et démagogues, ne les pousse cependant pas à adopter nos systèmes politiques. La capacité de réforme de nos vieux pays sera à cet égard décisive pour le libéralisme politique et la démocratie. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6852244305843247558?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6852244305843247558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6852244305843247558&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6852244305843247558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6852244305843247558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/06/quel-avenir-pour-le-libralisme.html' title='Quel avenir pour le libéralisme ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6623335858071604438</id><published>2008-05-28T20:16:00.000+02:00</published><updated>2008-05-28T20:17:55.231+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Qu'est-ce que la propriété ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voici le second de mes textes publiés pour les mélanges.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'est-ce que la propriété ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est fameuse : c'est le vol nous dit Proudhon. On sait beaucoup moins que revenu sur terre dans ''Théorie de la propriété'', le même nous dit que "la propriété c'est la liberté"...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété, clé de voute du libéralisme, est mise en avant voire inventée par John Locke, philosophe anglais du XVIIe siècle. C'est un concept neuf en ce qu'on ne le trouve pas sous une forme pure chez les Romains, et que chez les pères et docteurs de l'Eglise, la propriété se justifie au mieux par la chute, chez Saint Augustin (la chute montre l'imperfection de l'homme et donc l'impossibilité d'une propriété collective), ou par la bonne gestion qu'elle permet, chez Saint Thomas. Au siècle des Lumières, le caractère naturel de la propriété est discuté, défendu comme il se doit par les physiocrates contre la conception traditionnelle (voir Philippe Simonnot, article du monde du 19 mai 2000 : Propriété contre nature). A l'appui de ce caractère naturel, ne peut-on constater avec Hayek (cf ''Law, Legislation and Liberty'', édition de 1982, vo, tome II p75) que la propriété existe en quelque sorte chez les animaux, comprise comme le territoire qu'ils font respecter naturellement, un des rituels réduisant la violence et prévenant une surpopulation génératrice de famine, en "interdisant" l'individu sans territoire d'avoir une engeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le droit subjectif de propriété connait sa consécration dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui y constate un droit naturel, sacré et imprescriptible au côté de la liberté, de la sureté et de la résistance à l'oppression. Il est depuis sous le feu constant des doctrines collectivistes qui entendent affecter au politique une autre fin suprême que la liberté et substituer à cette dernière une fin déterminée par leur conception particulière du bien, détruisant ou réduisant toujours le droit de propriété, manifestant ce faisant un atavisme de nos sociétés primitives qui étaient organisées autour de la réalisation d'une fin collective comme l'a dégagé Hayek.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'un point de vue de juriste, on peut diviser le droit de propriété en trois droits : l'usus, ou droit d'user, fructus, droit de jouir des fruits, et abusus, droit de disposer (et non pas droit d'abuser). Ces trois droits peuvent être démembrés ce qui donne naissance à des usufruits, des nue-propriétés, des servitudes... Le droit de propriété, c'est la réunion de ces droits : celui d'être maître de quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique contre le libéralisme et la propriété est ancienne : la liberté n'est-elle pas pour le propriétaire ? Et est-ce que la propriété ce n'est pas pour le riche ? Ces objections ont été combattues par les libéraux. Hayek voit dans le droit de propriété le mécanisme qui garantit au pauvre que son travail lui procurera des fruits dont il sera le maître et pourra s'enrichir. Sans droit de propriété ou mécanisme équivalent l'individu est soumis à l'arbitraire du puissant, suspendu aux règles coutumières. Plus généralement pour Hayek, le développement de l'ordre des actions sur lequel se fonde la civilisation n'a été rendu possible que par l'institution de la propriété (cf ''Law, Legislation and Liberty'', édition de 1982, vo, tome II p121). Le droit de propriété sert ainsi le riche ET le pauvre, conclusion attaquée violemment par tous ceux qui croient que le bonheur des uns se fait forcément aux dépens des autres, et croient que la richesse est un donné fixe qu'il conviendrait de partager au mieux. Dans une optique proche de Hayek, Guizot prononçait au XIXe siècle les mots célèbres quoique souvent malheureusement raccourcis :  "Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne, et vous deviendrez électeur". Plus près de nous, Hernando de Soto explique comme Hayek que le droit de propriété est à la base du succès économique occidental, que la pauvreté n'a pas une explication raciale ou génétique mais dans le système économique, et que l'institution de la propriété améliorerait les conditions de vie de tous. Etant donné dès lors l'importance capitale du droit de propriété, la fonction essentielle de l'Etat serait de faire respecter ce droit, comme le soutient par exemple l'économiste Robert J. Barro. Beaucoup de théorie en faveur de la propriété mais juste de la théorie diront les critiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant loin des clichés, ce sont bien les pauvres paysans chinois qui réclament aujourd'hui le droit de propriété pour se protéger de la tyrannie d'un Etat qui les exproprie soi-disant pour construire des bâtiments d'"intérêt public", en réalité pour monter des villas de luxe(cf Article du Monde du 24 février 2008 : Cette terre est à nous, foi de paysans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété est nécessaire -au sens philosophique- à la liberté de l'individu, liberté définie comme le pouvoir de poursuivre les fins qu'on se choisit en fonction des moyens dont on dispose. Dans une société primitive, fermée, l'individu n'est pas libre, il concourt à l'accomplissement de fins collectives auxquelles il ne peut se soustraire. Dans la Grande Société, l'individu est maître de se biens et les affecte comme il l'entend dans les limites du droit naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propriété est dotée d'un pendant, qui est la responsabilité : pas de propriété sans responsabilité, et inversement pas de responsabilité sans propriété. Dans la société socialiste, personne n'est propriétaire (ou tout le monde l'est, fiction qui revient à dire que personne ne l'a), personne n'est donc responsable d'où l'état de pourrissement des systèmes communistes, d'où aussi l'état de délabrement et de saleté de tout ce qui est "public" en France : la rue, l'université, le métro. Ce qui n'appartient à personne n'est pas respecté. Et remarquons bien que c'est dans ces lieux sans propriétaire qu'on observe l'atomisation de l'individu et l'absence de solidarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propriété, liberté, responsabilité, voilà le triptyque libéral cher à Serge Schweitzer. Comme il l'explique : "je ne peux administrer la preuve que j'utilise correctement ma liberté et ma responsabilité que si je suis propriétaire de ce que je mets en oeuvre." Le socialisme rêve d'une société de citoyens égaux, instruits, responsables mais ne produit que de l'inégalité, de la bêtise et engendre toujours l'assistanat. Parce qu'il n'y a pas de responsabilité sans propriété. C'est là le drame du socialisme : la contradiction entre les fins qu'il se fixe et les moyens qu'il met en oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liberté n'est pas licence et donc propriété et responsabilité sont indissociables et sources de liberté pour soi-même et pour autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6623335858071604438?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6623335858071604438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6623335858071604438&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6623335858071604438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6623335858071604438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/quest-ce-que-la-proprit.html' title='Qu&apos;est-ce que la propriété ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-964453190265110839</id><published>2008-05-25T22:28:00.007+02:00</published><updated>2008-05-25T23:35:44.458+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>affaire du portable de Raul Reyes : Interpol conclue à l'authenticité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ra%C3%BAl_Reyes#Les_circonstances_de_son_d%C3%A9c%C3%A8s"&gt;Raúl Reyes&lt;/a&gt;, un chef des FARC, est tué dans un raid de l'armée colombienne le 1er mars 2008 en territoire équatorien, près de la frontière derrière laquelle il s'abritait. Scandale diplomatique : la Colombie a introduit son armée en territoire étranger d'une part, les Farc s'abritaient tranquillement en Equateur d'autre part. Le mieux reste à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armée colombienne déclare avoir trouvé sur les lieux, des ordinateurs portables et clés usb contenant de nombreuses informations. La plus grave : Hugo Chavez, le caudillo de gauche vénézuelien aurait financé les FARC, groupe qualifié de terroriste par l'Union européenne et les Etats-Unis, preneurs d'otages, trafiquants de drogue et marxistes révolutionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise en doute immédiate de l'authenticité de ces informations bien commodes, Interpol analyse le matériel et conclue à son... authenticité. Hurlement des anti-américains pour qui la presse, anglo-saxonne au premier rang des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;usual suspects&lt;/span&gt;, nous ment, nous spolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dure réalité, voici ce que dit le président d'Interpol : "À l’issue de son analyse minutieuse et complète de chacune des huit pièces à conviction informatiques saisies aux mains des FARC, et après évaluation de tous les éléments examinés par ses experts, INTERPOL conclut qu’aucune des données contenues dans les pièces à conviction informatiques n’a subi d’altération postérieurement à leur saisie, le 1 er mars 2008, par les autorités colombiennes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être le président d'Interpol est-il un pantin au service de la pieuvre capitaliste apatride alors allons lire le rapport. Certaines conclusions sont en effet bien prudentes, comme la conclusion 3 : "INTERPOL n’a trouvé aucun élément attestant la création, la modification ou la suppression de fichiers utilisateur sur l’ensemble des huit pièces à conviction informatiques postérieurement à leur saisie aux mains des FARC, le 1er mars 2008, par les autorités colombiennes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre est à charge : les Colombiens n'ont pas respecté les règles immédiatement après la saisie des portables c'est-à-dire qu'ils n'ont pas commencé par protéger les disques durs en écriture puis procédé à des copies exactes. Les Colombiens ont indiqué que les procédures ont été respecté à partir du moment où le matériel a été confié à la police judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rapport confirme ces dires, notamment en sa conclusion 99 : "En tenant compte de l’ensemble des éléments qui précèdent et en s’appuyant sur un examen complet de police technique et scientifique, les experts d’INTERPOL concluent qu’aucun fichier utilisateur n’a été créé, modifié ou supprimé sur l’ensemble des huit pièces à conviction informatiques postérieurement à leur saisie aux mains des FARC, le 1er mars 2008."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;So much&lt;/span&gt; pour la théorie du complot permanent ! On sait que des sociétés spécialisées dans l'exploitation de la crédulité humaine et la vente de théories du complot ont l'habitude de se servir de quelques faiblesses ou incohérences comme levier pour créer le doute et fournir la marchandise. Y parviendront-elles cette fois-ci ? Il semble temps pour le réseau Voltaire de renvoyer l'ascenseur à Chavez qui a affiché sa sympathie pour la théorie de Thierry Meyssan d'un complot intérieur américain derrière les attentats du 11 septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rappellera en conclusion l'excellente satire de Private Eye : &lt;blockquote&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The fact that no evidence has ever emerged to suggest poisoning, while the TB theory enjoys abundant documentation, reveals the extent, and longevity, of the counter-revolutionary media conspiracy that has for so long sought to conceal from el pueblo the savage capitalist plot to frustrate the Liberator's dream of a socialist revolution in the land of his birth.&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-964453190265110839?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/964453190265110839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=964453190265110839&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/964453190265110839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/964453190265110839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/affaire-du-portable-de-raul-reyes.html' title='affaire du portable de Raul Reyes : Interpol conclue à l&apos;authenticité'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-1723568957112078827</id><published>2008-05-20T22:00:00.006+02:00</published><updated>2008-05-20T22:34:25.907+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Pauvreté et taux de pauvreté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contrairement à ce que suggère le bon sens, la pauvreté réelle peut baisser même si le taux de pauvreté monte, pour deux raisons très différentes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ D'une part parce que les pauvres ont souvent plus d'enfants (et avoir beaucoup d'enfants coute cher) que les riches. Leur population croit donc davantage dans nos sociétés modernes à faible mortalité infantile. Il suffit que la population (pauvre) s'enrichisse moins vite qu'elle ne s'accroit et le taux de pauvreté monte. Mais il serait absurde de parler d'appauvrissement. A contrario en cas de pauvreté extrême et de famine, les plus pauvres meurent de faim et sortent donc de l'indice...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un point que soulevait notamment Raymond Aron dans ses débats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ D'autre part, les indices de pauvreté ont fréquemment des définitions idéologiques qui visent les inégalités et pas la pauvreté. Ainsi de toutes les définitions qui se réfèrent à un revenu moyen (sont pauvres ceux qui auraient des revenus inférieurs à xx% du revenu moyen), conception subjective de la pauvreté, et rejettent des indicateurs liés au pouvoir d'achat. Vu qu'il est plus facile de niveler les inégalités par le bas, l'appauvrissement général devient la meilleure manière de diminuer le taux de pauvreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On tient peut-être ici la différence entre le partisan des droits de l'homme et le droit-de-l'hommiste. Le premier est un ami des hommes qui recherche la diminution de la pauvreté, le second contemple son nombril , il invoque des bonnes et grande causes mais ce n'est pas ces causes qu'il sert mais son idéologie, à laquelle il obéit servilement et avec égoïsme. Comme l'écrivait Rousseau : &lt;blockquote&gt;Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Voir pour illustrer ce phénomène le texte cité et l'analyse de Coldstar &lt;a href="http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=37329&amp;amp;st=0&amp;amp;gopid=441890&amp;amp;#entry441890"&gt;sur liberaux.org.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-1723568957112078827?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/1723568957112078827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=1723568957112078827&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1723568957112078827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/1723568957112078827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/pauvret-et-taux-de-pauvret.html' title='Pauvreté et taux de pauvreté'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-2813706683138292134</id><published>2008-05-12T23:01:00.006+02:00</published><updated>2008-05-13T13:23:25.829+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Alain Finkielkraut interrompu sur France culture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce samedi 10 mai 2008, Finkielkraut s'entretenait avec deux invités dans l'émission Répliques qu'il anime depuis 1985 sur France Cul. Le thème était l'héritage de mai 68 et l'entretien avait pour l'occasion lieu à &lt;span class="c12_noir"&gt;l'Odéon&lt;/span&gt;. Les invités étaient la journaliste Jade Lindgaard et le professeur Serge Audier (qui a écrit par ailleurs un livre sur les origines du néolibéralisme avec notamment un éclairage sur le colloque Walter Lippman. J'attends les avis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serge Audier était invité comme auteur d'un livre intitulé &lt;span class="c12_noir"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pensée anti-68 : essai sur les origines d'une restauration intellectuelle&lt;/span&gt;, ce qui prêtait à l'affrontement avec l'hôte qui n'aime pas qu'on blackboule des mal-pensants, même si l'auteur insistait pour qu'on ne prenne pas trop au sérieux le titre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="c12_noir"&gt;L'action n'est toutefois pas venue du débat mais de l'apparition d'un groupe antiraciste. Des meneurs prennent de force le micro pour lire un texte romantique appelant à la libération de copains arrêtés alors qu'ils allaient manifester avec clous et fumigènes. S'ensuit une réplique aussi furieuse qu'excellente, expliquant le phénomène, montrant comment la certitude de la bonne conscience de ces militants les mène droit au fanatisme et la violence.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="c12_noir"&gt;Finkielkraut montre par ailleurs comment la culture légitime a été renommée en culture soi-disant dominante pour la discréditer, illustrant à quel point le mai 68 français était un mouvement allant en sens inverse des mouvements de 68 dans les dictatures, qui cherchaient à restaurer la culture détruite. Je conseille l'écoute de cette émission, très intéressante, disponible sur &lt;a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/"&gt;cette page&lt;/a&gt;, directement par &lt;a href="http://media2.radiofrance-podcast.net/podcast/13397-10.05.2008-ITEMA_20123736-0.mp3"&gt;ce lien&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai observé une réaction sur le net : les anars, très satisfaits, insensibles à la réplique de Finkielraut, qu'ils insultent allègrement, insensibles à la contradiction et ainsi conformes à la description. La réalité est plus forte que la fiction.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-2813706683138292134?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/2813706683138292134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=2813706683138292134&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2813706683138292134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/2813706683138292134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/alain-finkielkraut-interrompu-sur.html' title='Alain Finkielkraut interrompu sur France culture'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3711494268331241501</id><published>2008-05-08T15:45:00.002+02:00</published><updated>2008-05-08T15:52:33.956+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Rôle des syndicats et du syndicalisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici le premier des textes publiés dans les mélanges (notez qu'il est un peu remanié dans sa version définitive présentée dans le feuillet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rôle des syndicats et du syndicalisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire du syndicalisme français nait des ambiguïtés de la Révolution française. Pour le député Le Chapelier, auteur éponyme de la fameuse loi, le libéralisme commande d'affirmer la liberté du travail, alors empêchée par les nombreuses corporations : impossible d'être boulanger, maçon, artisan sans appartenir à celles-ci. Si elles assurent la formation des apprentis et un niveau de qualité, il s'agit avant tout de fermer les professions aux personnes extérieures, prévenir la concurrence et in fine maitriser les prix. Avec le décret d'Allarde du 2 mars 1791 et la loi Le Chapelier du 17 juin 1791, les corporations sont abolies et interdites, la liberté du travail proclamée - à un point peut-être excessif étant donné que même la faculté de médecine va être abolie et chacun pourra s'affirmer médecin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette promotion radicale et naïve du libéralisme économique ne fut pas sans conséquence ennuyeuse. La destruction d'un obstacle à la liberté du travail avait pour pendant la destruction d'un de ces corps intermédiaires entre l'Etat et le citoyen, chers à Montesquieu. Si l'homme avait obtenu la liberté du travail, il se retrouvait en même temps toujours plus seul face à l'Etat. Comme l'a remarqué Frédéric Rouvillois, la destruction des media n'est-elle pas un trait caractéristique du totalitarisme ? Au nom de la liberté hier comme de l'intérêt général aujourd'hui c'est une fois de plus l'Etat qui accroissait son pouvoir. Albert Camus écrivait que chaque Révolution aboutit au renforcement de l'Etat. Les libéraux-conservateurs feront quant à eux remarquer qu'il accroit son pouvoir par des alliances avec les courants progressistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ressort de ces réformes révolutionnaires que le syndicalisme n'est pas permis du fait de la législation contre les corporations. Son émergence au XIXe siècle va donc être contrariée par la loi mais la législation a en quelque sorte ouvert la boite de Pandore en se mêlant de ce qui ne la regarde pas. Si elle a interdit et donc discriminé contre les associations d'ouvriers, elle pourra à l'inverse discriminer en leur faveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le syndicalisme se développe de façon souterraine jusqu'à ce que ce que soient mises en place des législations plus favorables : en 1864, la loi Ollivier manifeste la libéralisation de l'Empire en supprimant le délit de coalition; en 1884, la loi Waldeck-Rousseau autorise les syndicats. Les auteurs de ces deux lois sont des libéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XXe siècle se propage le socialisme politique. La Confédération Générale du Travail (CGT) et les autres syndicats cherchent à demeurer apolitique. Comme partout en France, le pacte germano-soviétique est extrêmement mal accueilli et tous les militants communistes de la CGT sont radiés. Mais à l'issue de la guerre le prestige du communisme s'est accru et la CGT suit la ligne dictée par le Parti Communiste Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Analyse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les syndicats offrent un interlocuteur aux patrons pour négocier les contrats de travail de manière à ce que les deux parties soient réellement satisfaites : l'ouvrier parce qu'il a pu exprimer ses véritables revendications sans crainte, et l'employeur qui a obtenu un interlocuteur de poids, qui représente effectivement les salariés de sorte qu'il obtiendra bien la contre-partie prévue -le travail- et la loyauté de ses employés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement aux socialistes, les libéraux n'assignent pas aux syndicats d'autre fin que celles fixées par les ouvriers : la recherche de l'amélioration de la condition des ouvriers et non pas la révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la revendication politique vient la mésentente entre les syndicats et les libéraux pendant le XXe siècle : les syndicats ont poursuivit des objectifs politiques tandis que les syndicats reprochaient aux libéraux de protéger les intérêts des riches. Il y a donc comme une idylle fachée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mélange des genres entre syndicalisme et politique est allé loin. Au Royaume-Uni, le dernier premier ministre avant Thatcher était James Callaghan, l'homme des syndicats. Les servir était sa politique, les lois les protégeaient. Et pourtant, ce fut sous son mandat qu'éclata la grève du mécontentement, démontrant impeccablement la contradiction entre les politiques socialistes et l'intérêt des syndicats. James Callaghan luttait en effet contre l'inflation en recourant à un plafonnement des salaires, ce qui le plaça sous le feu des critiques de Margaret Thatcher ! Comme monétariste elle attribuait la cause réelle de l'inflation non pas à la hausse des salaires mais à la politique monétaire du gouvernement. C'est donc la Tory Thatcher qui réclamait l'abolition de la politique de contrôle des salaires contre le socialiste pro-syndicat Callaghan ! La campagne de 79 qui la vit au pouvoir fut donc l'occasion de se tourner vers l'électorat traditionnellement acquis aux travaillistes : la base syndicaliste et ce fut un franc succès électoral. La leçon est qu'une politique socialiste est une politique antisociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard en 1984-1985, Thatcher se heurte aux syndicats des mineurs, le NUM, dirigé par le gauchiste Arthur Scargill. Ce dernier assigne des objectifs politiques à son syndicat, l'entrainant dans une grève égoïste pour maintenir l'activité dans les puits de charbon déficitaire. Il entrainera ses grévistes au désastre, ils n'obtiendront rien de la dame de fer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thatcher luttera avec succès, non contre les syndicats, mais contre leur pouvoir excessif conféré par des législations complaisantes. Elle parviendra à abolir le closed shop, système qui contraint le salarié à se syndiquer dans le syndicat de l'entreprise. Le syndicalisme britannique a en quelque sorte été rationalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, la situation est étrange : les syndicats n'ont de véritable représentation que dans la fonction publique. Les fonctionnaires syndiqués se chargent de manifester pour tout le corps social puisqu'il a davantage de sécurité pour le faire et il semble bien que la population sympathise avec eux en faisant abstraction de leurs privilèges. Il est vrai que les Français sont schizophrènes et veulent le service minimum tout en étendant le droit de grève. C'est le triomphe du "droit à ", qui illustre que les Français attendent les améliorations de leurs vies non pas de leurs représentants auprès de leurs employeurs mais par des législations... Il a fallu un ancien ministre socialiste, Michel Rocard pour rappeler que la croissance ne se décrète pas. Mais tel le cheval Malabar de la Ferme des animaux, il semble que l'opinion publique soit toujours d'accord avec le dernier qui s'exprime...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel rôle pour les syndicats ? La révolution pour les socialistes (ou tout du moins faire plier la démocratie), la réforme pour les libéraux, mais en réalité il semble que la fonction des syndicats français, statufiés, protégés par l'Etat jusqu'à l'impotence (le protection de l'Etat est décidément le moyen le plus sur d'anéantir), soit surtout d'accompagner autant que possible les aléas de l'opinion publique et offrir in fine un interlocuteur concret à l'Etat en faisant semblant de représenter les salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3711494268331241501?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3711494268331241501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3711494268331241501&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3711494268331241501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3711494268331241501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/rle-des-syndicats-et-du-syndicalisme.html' title='Rôle des syndicats et du syndicalisme'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-749019698205466283</id><published>2008-05-02T15:21:00.003+02:00</published><updated>2008-05-02T15:26:42.830+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Les Rosenberg</title><content type='html'>L'article wikipédia relatif aux célèbres espions est insatisfaisant, consultez plutôt l'article &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/1353311/Julius-Rosenberg-and-Ethel-Rosenberg"&gt;sur la Britannica&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-749019698205466283?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/749019698205466283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=749019698205466283&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/749019698205466283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/749019698205466283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/05/les-rosenberg.html' title='Les Rosenberg'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-6088413454733689250</id><published>2008-04-30T15:58:00.003+02:00</published><updated>2008-04-30T16:08:33.555+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='moi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Prix Liberaux.org 2008, Mélanges en l'honneur de Serge Schweitzer</title><content type='html'>L'association liberaux.org dont je suis membre a décidé de créer des récompenses annuelles. Le Prix Liberaux.org 2008 a été décerné au professeur Serge Schweitzer, en l'honneur de qui ont été rédigés des mélanges, disponibles &lt;a href="http://www.wikiberal.org/w/images/0/08/Prix_liborg_2008_Serge_Schweitzer.pdf"&gt;en ligne&lt;/a&gt;. Un prix récompense également le meilleur livre paru en 2007, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les racines de la liberté&lt;/span&gt;, de Jacques de Saint Victor. Un anti-prix reste à décerner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rédigé pour l'occasion différents textes que je publierai sur mon blog.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-6088413454733689250?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/6088413454733689250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=6088413454733689250&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6088413454733689250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/6088413454733689250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/04/prix-liberauxorg-2008-mlanges-en.html' title='Prix Liberaux.org 2008, Mélanges en l&apos;honneur de Serge Schweitzer'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-3534231392518754068</id><published>2008-04-24T11:10:00.003+02:00</published><updated>2008-04-24T11:16:10.853+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Inscription gratuite à la Britannica</title><content type='html'>Britannica offre une promotion sur son site pour tous les détenteurs de blog. En plus d'avoir accès aux articles, les liens que vous lierez sur votre blog conduiront aux versions complètes, sans qu'il soit nécessaire à vos lecteurs de s'inscrire. Notez que la gratuité dure un an seulement mais ne jouons pas aux ronchons et saluons cette initiative qui permet la diffusion de la plus prestigieuse encyclopédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour fêter mon inscription, voici l'article sur &lt;a href="http://www.britannica.com/EBchecked/topic/257751/FA-Hayek"&gt;Hayek&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-3534231392518754068?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/3534231392518754068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=3534231392518754068&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3534231392518754068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/3534231392518754068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/04/inscrption-gratuite-la-britannica.html' title='Inscription gratuite à la Britannica'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-447022367876281301</id><published>2008-04-15T20:26:00.002+02:00</published><updated>2008-04-15T20:39:05.979+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='wikipédia'/><title type='text'>Fiabilité et vérifiabilité sur wikipédia</title><content type='html'>De l'activité depuis un moment autour de la page &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:V%C3%A9rifiabilit%C3%A9"&gt;Wikipédia:Vérifiabilité&lt;/a&gt;, (cf page de discussion et bistro), un pilier du mécanisme de fonctionnement collaboratif de l'encyclopédie en ligne : le traitement des informations. Comment articuler correctement fiabilité et vérifiabilité ? Et la NPOV ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la règle de neutralité de point de vue (NPOV) commande d'attribuer chaque opinion à son auteur, mécanisme qui permet à des contributeurs d'opinion différente de contribuer sur un même sujet sans (trop) s'étriper, faut-il renoncer à toute exigence de fiabilité? Wikipédia se contenterait alors d'attribution et pas de fiabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mode de fonctionnement de wikipédia, qui fait intervenir des non-professionnels, nous oblige à renoncer à prétendre présenter une vérité objective, il convient pourtant de ne pas tomber dans un relativisme pour lequel il n'y aurait pas de vérité mais selon des opinions, toutes subjectives et toutes également valables. Entre l'irréalisable objectivité et une subjectivité dogmatique, il y a une issue : la vérité objective existe mais nous n'avons pas les moyens ni l'autorité de la déterminer : la npov n'est pas une règle relativiste mais d'humilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je pense que la neutralité de point de vue bien comprise ne contredit pas l'exigence de fiabilité. Voici ma typologie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* La npov concerne les opinions, qui doivent être attribuées,&lt;br /&gt;* La fiabilité concerne les faits,&lt;br /&gt;* La vérifiabilité cad la possibilité de retrouver la source d'une information s'applique à toutes les informations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-447022367876281301?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/447022367876281301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=447022367876281301&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/447022367876281301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/447022367876281301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/04/fiabilit-et-vrifiabilit-sur-wikipdia.html' title='Fiabilité et vérifiabilité sur wikipédia'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-697193780084958583</id><published>2008-03-19T23:54:00.003+01:00</published><updated>2008-03-19T23:59:29.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (cuisine)'/><title type='text'>Des jeux vidéos mercantilistes ?</title><content type='html'>Dans presque tous les jeux de stratégie, vous devez accaparer les richesses, éviter d'importer etc Les politiques économiques les plus rétrogrades sont encouragées. Un article amusant sur Regards croisés sur l'économie remarque à quel point les jeux vidéos véhiculent les conceptions économiques les plus primitives : &lt;a href="http://www.rce-revue.com/?q=node/225"&gt;article de RCE&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4516942437451844390-697193780084958583?l=hyperboree-apollon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/feeds/697193780084958583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4516942437451844390&amp;postID=697193780084958583&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/697193780084958583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4516942437451844390/posts/default/697193780084958583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperboree-apollon.blogspot.com/2008/03/des-jeux-vidos-mercantilistes.html' title='Des jeux vidéos mercantilistes ?'/><author><name>Apollon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12476879548068809349</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4516942437451844390.post-847029253566196280</id><published>2008-02-10T13:53:00.000+01:00</published><updated>2008-02-10T13:55:44.971+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique (art)'/><title type='text'>Paradigmes politiques</title><content type='html'>En politique les oppositions sont faussement frontales. En réalité deux paradigmes –principaux- s’affrontent, deux conceptions du monde qui ne sont pas le contraire l’une de l’autre mais se fondent sur des principes différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gauche se fonde sur le progrès et voit ses adversaires comme les ennemis du progrès, des réactionnaires.&lt;br /&gt;La droite a pour principe l'ordre et voit ses adversaires comme des ennemis de l'ordre, des anarchistes (ou anomistes plus exactement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque camp se réunit contre un ennemi en partie rêvé et défini par rapport à ses propres catégories. Le Brésil a cette magnifique devise, issue de la pensée d’Auguste Comte, qui unit les deux paradigmes : ordre et progrès, qui se renverse en anarchie et réaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idéologie ne se caractérise pas tant par ses objectifs proclamés que par les moyens mis en oeuvre et l'ennemi désigné. Ainsi l'explication du clivage politique ce n'est pas l'opposition de deux options politiques soutenues chacune la moitié de la population votante, c'est l'équilibre entre deux chasses aux sorcières. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les deux doctrines aient la même valeur morale ou qu'elles aient tous
