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dimanche 18 mars 2012

A propos du Best-of Contrepoints


Entre autres activités gracieuses, je participe au magazine Contrepoints (en hommage à Raymond Aron), qui marche très très bien grâce au dévouement et à la faculté de jugement de ses deux rédac-chefs : 150.000 visiteurs uniques par mois et donc un des principaux si ce n'est le principal site libéral, offrant à ses auteurs associés de la visibilité et de l'audience.

J'ai mis lapin à la matte pour la réalisation d'un livre collectionnant une partie des meilleurs articles publiés sur Contrepoints. Les articles sont bons, soutenus avec arguments, statistiques, connaissances, les idées ne se trouvent pas dans la presse installée, le style est là et puis ce livre est le témoignage d'un succès éditorial qui s'affirme chaque mois davantage.

N'hésitez pas à acheter cet ouvrage, déjà vendu en France, en Belgique, en Italie, aux USA, à la page dédiée pour 13,91 euros, frais de port compris. On ne se fait pas de bénéfice dessus.

Le sommaire :


INTRODUCTION 7
274% de croissance pour les partenaires et auteurs de Contrepoints 9
ÉCONOMIE 15
Il n’y a pas de désindustrialisation 15
Les plans de rigueur, bons pour l’économie 19
Le « commerce équitable », inutile au mieux, contre-productif au pire 21
Rions un peu en attendant la crise 25
Pour en finir avec la loi de 1973 31
INTERNATIONAL 37
De l’illusion économique à la révolte en Tunisie 37
Deux recommandations pour libérer le monde arabe 40
Le Japon nous donne une leçon de résilience 45
Chávez : « Le capitalisme a tué la vie sur Mars » 48
POLITIQUE 49
Nicolas Sarkozy, président d’honneur d’Attac ! 49
François Hollande, jésuite thermodynamique 52
Le renouveau des oligarchies 57
Pas de transparence des subventions du Conseil régional d’Ile-de-France 68
10 paradoxes du libéralisme en France 74
SOCIAL 81
La gauche l’avait rêvé, la droite le fait 81
Il n’y a pas d’écart salarial hommes/femmes 88
SOCIETE ET ENVIRONNEMENT 93
Le mythe de la surpopulation 93
Les immigrés prennent-ils le travail des français ? 99
Science climatique alarmiste et principe d’exclusion 101
LECTURE ET CULTURE 109
Qui est Ayn Rand ? 109
La gestation du libertarianisme 116
L’analyse de classe libertarienne 123
Hommage à Mario Vargas Llosa 129
James Buchanan, Gordon Tullock : le Calcul du Consentement 131
Dictature libérale ? 135
HISTOIRE 143
La voie chilienne vers le socialisme 143
Le mythe des « Chicago Boys » 157
John James Cowperthwaite 161
Les mythes sur la libéralisation des trains britanniques 168

Et notre best-of ressemble à cela :

jeudi 14 mai 2009

les bonnes nouvelles du moment

* Britannica me ré-offre un an. Aimer wikipédia n'empêche pas d'apprécier l'immense valeur de la meilleure encyclopédie du monde. Cela me permet de vous faire lire les articles que je veux, par exemple Henry A. Kissinger (United States statesman).

* Chacun ses options politico-philosophiques : certains sont athées, d'autres socialistes, d'autres croient à la licorne rose, on a des centristes, on a de tout. Moi ? Moi j'ai raison, et j'ai créé une boîte utilisateur pour l'indiquer de façon sympathique sur mon profil : ici.

* En avant Guingamp a gagné la coupe de France.

* C'est le mois de mai, profitez-en :)

mardi 9 décembre 2008

Poker

Comme tout le monde, je joue au poker. Ce jeu auquel tout le monde s'est mis par snobisme est devenu mécaniquement des plus vulgaires. Tout le monde a sa petite mallette et fait des soirées régressives entre hommes et binouzes. Même une chaine de fast food fait un concours reprenant le thème. Le pire reste que les Français ne connaissent généralement que deux variantes (toujours les mêmes : stud et texas).

Le nouveau chic c'est donc d'ignorer le poker. Je n'en suis pas encore là.

Ce petit post n'a pour raison d'être que de raconter qu'en un an, sur une quinzaine de parties payantes, je n'ai perdu que trois fois de l'argent. Je suis heureux au jeu, heureux en amour, heureux tout court. Amis wikiparigots, que je rencontre ce samedi 13, vous voici prévenus.

lundi 24 novembre 2008

Les sources du conspirationnisme

Sans doute les conspirationnistes se croient des personnes originales, l'idée de ce texte est de montrer que bien au contraire ils sont le produit de deux préjugés immémoriaux.

Mon proverbe préféré est "on ne prête qu'aux riches", qui en plus de sa signification la plus évidente, met subtilement le doigt sur notre tendance à attribuer les causes des événements à ceux que nous estimons en mesure de les produire, parce que nous leur prêtons puissance et (mauvaises) intentions, en nous passant de preuve.

--Illustration--

Dans la rubrique "on ne prête qu'aux riches", l'Eglise catholique aurait sans doute une place à part : difficile de trouver une institution à laquelle on aurait prêté autant d'erreur et d'obscurantisme.

C'est ce que nous rappelle paradoxalement un article du monde.fr sur lequel je tombe ce soir, intitulé "Vatican : les Beatles ne sont plus à l'index".

Tiens, ils étaient à l'Index les Beatles ?

Euh en fait non, c'était juste une formule pour attirer le chaland, l'article ne parle pas une seule fois de l'Index (qui n'existe plus). L'article expose en fait comment l'Eglise catholique aurait pardonné aux Beatles. En effet une déclaration de Lennon comparant sa bande à Jesus avait rendu furieux des Chrétiens américains, qui avaient monté un autodafé de disques des Beatles.

Consternant sans doute mais quel rapport avec l'Eglise ? Si ce sont des Chrétiens américains il y a des chances qu'on ait plutôt affaire à des Protestants qu'à des Catholiques. Et puis quel rapport avec l'Eglise ? A-t-elle condamné, ou même simplement critiqué les Beatles ? Qu'importe. On ne prête qu'aux riches.

Ne jetons pas trop la pierre au monde.fr qui semble avoir répercuté la même dépêche que les autres sites d'information, simplement avec un titre pire.

Là où ça devient rigolo, c'est que lemonde.fr propose aux lecteurs abonnés de réagir. Vous avez donc droit aux comparaisons avec le Moyen-âge obscurantiste, à l'inénarrable référence à Galilée qui aurait lutté pour établir que la Terre était ronde (!), à un appel pour mettre le Vatican à l'index, aux pseudo-rappels historiques...

Les ratés ne vous ratent jamais. (Bernanos) On trouve aussi quelques personnes raisonnables qui tentent péniblement d'aller contre les idées reçues. Les idées reçues qui nous poussent à identifier le mal dans autrui sont àmha l'anthropomorphisme et la doctrine du caractère manifeste de la vérité.

--Anthropomorphisme--

La négation du hasard et de la nécessité de notre ignorance, le refus de considérer que les causes peuvent nous demeurer inexplicables, la tentation de donner aux causes des caractéristiques humaines a un nom : c'est l'anthropomorphisme. Nous expliquons ce que nous ne comprenons pas par l'exercice d'une action aux caractéristiques humaines.

L'anthropomorphisme a d'abord conféré une volonté aux choses. Il s'est peu à peu raffiné dans les dieux, puis Dieu au singulier, devenant de plus en plus abstrait et conceptuel au fur et à mesure que l'homme cessait d'interpréter le monde à travers lui-même.

L'homme moderne a cessé de croire que l'ordre naturel, les lois physiques dépendaient d'une volonté. Néanmoins l'homme moderne ne s'est pas résolu à accepter que l'ordre social lui-même n'était le produit d'aucun dessein et ne se commandait pas. Un nouveau mouvement a repris le flambeau de l'atavisme anthropomorphique, sous des oripeaux modernes. Son mot d'ordre est "Rien n'arrive par hasard", son nom est le conspirationnisme.

--La doctrine du caractère manifeste de la vérité--

Les conspirationnistes croient que la vérité est cachée, ce qui révèle leur adhésion à ce que Karl Popper appelle la doctrine du caractère manifeste de la vérité, qui considère la vérité comme quelque chose de manifeste, dont l'absence de manifestation trahit l'existence d'un obstacle, d'un voile, d'un complot obscurantiste, qu'il suffirait d'identifier et d'abattre.

--La conjonction : le conspirationnisme--

La conjonction de l'anthropomorphisme et de la doctrine du caractère manifeste de la vérité fait que à la fois nous cherchons une explication aux caractères humains, et nous voulons trouver un coupable à raison de l'absence de manifestation de la vérité.

Le résultat n'est pas nécessairement dangereux. Est inoffensive la croyance qu'un manque d'offrandes a fâché la pluie et causé la sécheresse. Est encore inoffensive la croyance selon laquelle l'étrange lumière vue pendant la nuit est celle d'un OVNI. Est seulement dangereuse, la croyance qui identifie le mal dans des personnes (autrui, cela va de soi), permettant de les déshumaniser avec bonne conscience.

A chaque époque et à chaque groupe son coupable : les sorcières, les spéculateurs, la presse, le cartel des patrons, le gouvernement, les ovnis, la fonction publique, Kissinger, les grandes entreprises, les intellectuels, les traders... Rien n'arrive par hasard et on ne prête qu'aux riches.

Je signale aux lecteurs intéressés que la comparaison du conspirationnisme avec la gnose est féconde. Pour les gnostiques, un démiurge maléfique empêche le véritable monde de s'exprimer. Voici une citation de Erich Voegelin à ce sujet, qui ne porte d'ailleurs pas Popper dans son estime (citation prise à RH, merci à lui) :

« Dans le monde rêvé des gnostiques, la méconnaissance de la réalité constitue le premier principe. Par conséquent, des actions qui, dans le monde réel, seraient considérées comme moralement insensées, compte tenu de leurs effets concrets, seront considérées comme morales dans le monde imaginaire, car elles visaient des effets tout à fait différents. Le fossé entre l'intention et la réalité ne sera pas imputé à l'immoralité gnostique qui consiste à ignorer la structure de la réalité, mais à l'immoralité d'une autre personne ou d'une société qui ne se comporte pas comme elle le devrait [...] Et la promptitude des rêveurs à stigmatiser la tentative de clarification critique comme une entreprise immorale ne facilite pas la tâche. De fait, presque chaque grand penseur politique qui a reconnu la structure de la réalité, de Machiavel jusqu'à nos jours, a été qualifié d'immoral par les intellectuels gnostiques - pour ne rien dire de ce jeu de société qu'affectionnent tant les libéraux, et qui consiste à traiter Platon et Aristote de fascistes. » (Eric Voegelin)

dimanche 17 août 2008

Au sujet d'une citation de Sartre à Cuba

A l'instant je suis content de moi, et c'est l'occasion d'un post.

Le Monde nous rappelait dans l'édition datée du 17 août que Jean-Paul Sartre était parti à Cuba en février-mars 1960 pour effectuer un long reportage. (lire en ligne)

Ce n'est pas tant celui-ci, ni sa présentation par Le Monde qui a frappé mon attention mais la citation finale du philosophe cité par le journaliste : "Les Yankees ont une certaine idée de la démocratie : elle subordonne - sinon dans la pratique, du moins dans la théorie - l'économie à la politique... Castro et ses amis ont justement l'idée inverse."

Tous ceux qui s'intéressent à la politique actuelle et connaissent un peu le discours antilibéral feront tilt : aujourd'hui c'est l'inverse. Aujourd'hui on accuse le libéralisme de soumettre le politique à l'économique.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Que les Etats, le pouvoir politique et in fine les citoyens n'ont plus leur mot à dire face à la mondialisation libérale. Bref le slogan existe toujours mais retourné.

Et là je me suis rappelé que ce retournement n'est pas isolé. Aron rapporte dans ses mémoires que Sartre accusait les capitalistes de malthusianisme économique cad que selon lui les capitalistes bloquaient la hausse de la production et donc de la croissance pour maintenir leur pouvoir.

Aujourd'hui on lirait plutôt l'inverse, à savoir que les capitalistes produiraient trop, épuiseraient la planète, causeraient notre perte à tous. Et voilà les belles âmes parties en guerre contre la croissance. Bastiat me vient en tête : "l'inconséquence est la limite de l'absurdité."

Que se passe-t-il en fin de compte : les anticapitalistes sont passés de la dénonciation de la soumission de l'économique au politique à l'inverse d'une part, et de la dénonciation du malthusianisme des capitalistes à celle de leur promotion de la croissance à tous prix d'autre part.

Est-ce que pourtant les capitalistes auraient changé ? Non.

Et les anticapitalistes ? Non plus.

L'argument change, la critique demeure dévoilant que ce qui compte réellement c'est de pouvoir critiquer les capitalistes et les Américains, quel que soit l'argument.

Trouvant ces retournements amusants, j'ai écrit un commentaire sur lemonde.fr, ce dont je m'abstiens le plus souvent vu la gravité du niveau. J'ai rapidement lu de quoi me réjouir..

Au commentaire 4, quelqu'un écrit :
Lechtibout
17.08.08 | 08h27
Je partage l'avis sur l'opinion finale de Sartre à propos de la suprématie du politique sur l'économique qui se trouve inversée aujourd'hui; c'est passionnant de voir notre JPS promener son regard acéré sur cette période de l'histoire cubaine encore fraiche des révoltes du Ché. Un monde de corruption laissé par les Américains et un monde ou les choix agricoles de FD démontrent la parfaite illusion d'un régime oligarchique incapable de gérer ses forces productives: une belle leçon d'histoire.
Ce commentaire établit le retournement que j'ai allégué, fait des courbettes au grand penseur puis dénonce les horribles Américains. Classique.

Aussi très classique, dans un autre genre, est le commentaire n°2 :
Michel B.
17.08.08 | 03h02
Appolon était le dieu de l'amour, bien prétentieux et mal venu celui qui use de son nom en répandant le fiel, et surtout en n'ayant aucun sens tant du politique que de l'économique.
Quelqu'un, qui ne sait pas écrire le nom du dieu qui me sert de pseudo, dieu qui n'est surement pas celui de l'amour (cf Apollo sur la Britannica), me croit prétentieux et vient me dire que je ne sais pas de quoi je parle.

Bref, tout ça pour dire qu'entre le monde et wikipédia (et le poker) j'ai les chevilles qui enflent. Voilà, le vice d'internet c'est de nous faire croire que nous sommes intelligents alors que ce sont juste les autres qui sont bêtes.

mercredi 2 juillet 2008

Ma belle Britannica

ça y est je l'ai :)

Plus seulement le dvd ou l'accès gratuit sur le site internet, non la vraie, la feuillue : j'ai acheté la Britannica 15e édition (1989). Elle se compose de 29 volumes répartis entre macropédia (articles de fond) et micropédia (toutes les entrées), propédia pour la recherche thématique (1 volume), index (2 volumes) et mises à jour (5 volumes), pour un total de 36 volumes soit plus de 70 kilos !

Petit malheur (ceux qui additionnent l'ont vu) il me manque le 25e tome, de Norway à Pre-columbian non inclus. Si vous voulez m'embêter, vous saurez où me questionner :) encore que c'est un tome de la macropédia, j'aurais donc la plupart des infos dans la micropédia pour ces entrées.

Si vous faites un tour sur internet, vous pouvez trouver des prix effrayants pour la Britannica. Celle de cette année est au-dessus des 1000 pounds ! Un volume de la 15e édition se trouve à 30 pounds ! Mon acquisition m'a couté... 45 pounds :) soit environ 60 euros. Encore que mon libraire, qui avait l'air aux anges de se débarrasser de l'encombrante encyclopédie, m'a remboursé 5 pounds en raison du volume manquant... que j'ai bien entendu aussitôt dépensé sur un autre bouquin bien appétissant : la Routledge encyclopedia of philosophy, recommandée pa The Economist, trouvable de 35 pounds à plus de 100 pounds sur internet, 11 pounds chez mon libraire (6 pounds en comptant le remboursement du volume 25).

Mais comment l'amener en France ! Je penche pour acheter un diable et revenir en train, croisons les doigts...

mercredi 30 avril 2008

Prix Liberaux.org 2008, Mélanges en l'honneur de Serge Schweitzer

L'association liberaux.org dont je suis membre a décidé de créer des récompenses annuelles. Le Prix Liberaux.org 2008 a été décerné au professeur Serge Schweitzer, en l'honneur de qui ont été rédigés des mélanges, disponibles en ligne. Un prix récompense également le meilleur livre paru en 2007, Les racines de la liberté, de Jacques de Saint Victor. Un anti-prix reste à décerner.

J'ai rédigé pour l'occasion différents textes que je publierai sur mon blog.

vendredi 25 mai 2007

En rédaction de mémoire...

Moins d'intervention ces temps-ci pour cause de mémoire à rédiger d'urgence. Je me contente d'un peu de maintenance sur wikipédia :| Demain c'est la wikirencontre donc au boulot ce soir.

mardi 3 avril 2007

Hyperborée

Hyperborée, une terre mythique du nord où il fait jour pendant six mois sans interruption, l'endroit où la présence d'Apollon est donc permanente, un nom de blog parfait puisque Apollon est le pseudonyme que j'utilise sur internet. Ce blog recueillera des analyses, des informations, des leçons. Apollon n'est pas Narcisse, j'espère que le lecteur apprendra quelque chose de ma prose.